2226AU – Denier Auguste

2226AU – Denier Auguste Avers : AVGVSTVS DIVI F (Auguste, fils du divin Jules César) Tête nue d’Auguste à gauche. Revers : IMP X. SICIL (Imperator Decimum Sicil (Empereur pour la dixème fois, Sicile)) Diane, en tunique, debout à un angle vers la gauche, appuyée de la main droite sur la lance et tenant son arc à gauche; chien à gauche. British Museum 3.54g INDICE DE RARETE : 10+ 1 10+ ATELIER : Lugdunum Datation : 15-13 avant J.C. Matière : Argent Gens : Julia Références : RIC 173b. Cette intéressante monnaie a été frappée pour commémorer le 20e anniversaire de la victoire de Marcus Agrippa sur Sextus Pompée lors de la bataille maritime de Nauloque en Sicile, le 3 septembre 36 av. J.-C., grâce à l’aide de Diane. Cette bataille marqua la fin de la résistance pompéienne contre le Deuxième Triumvirat.
2225AU – Denier Auguste

2225AU – Denier Auguste Avers : AVGVSTVS DIVI F (Auguste, fils du divin Jules César) Tête nue d’Auguste à droite. Revers : IMP X. SICIL (Imperator Decimum Sicil (Empereur pour la dixème fois, Sicile)) Diane, en tunique, debout à un angle vers la gauche, appuyée de la main droite sur la lance et tenant son arc à gauche; chien à gauche. Bibliothèque nationale de France 3.88g INDICE DE RARETE : 8 1 10+ ATELIER : Lugdunum Datation : 15-13 avant J.C. Matière : Argent Gens : Julia Références : RIC 173a, BMC 463, BN1393. Cette intéressante monnaie a été frappée pour commémorer le 20e anniversaire de la victoire de Marcus Agrippa sur Sextus Pompée lors de la bataille maritime de Nauloque en Sicile, le 3 septembre 36 av. J.-C., grâce à l’aide de Diane. Cette bataille marqua la fin de la résistance pompéienne contre le Deuxième Triumvirat. Variante : Nous pouvons trouver sur quelques rares exemplaires le point de la légende qui se situe à droite de Diane au revers. British Museum 3.82g
2224AU – Aureus Auguste

2224AU – Aureus Auguste Avers : AVGVSTVS DIVI F (Auguste, fils du divin Jules César) Tête nue d’Auguste à droite. Revers : IMP X. SICIL (Imperator Decimum Sicil (Empereur pour la dixème fois, Sicile)) Diane, en tunique, debout à un angle vers la gauche, appuyée de la main droite sur la lance et tenant son arc à gauche; chien à gauche. Bibliothèque nationale de France 7.85g INDICE DE RARETE : 10 1 10+ ATELIER : Lugdunum Datation : 15-13 avant J.C. Matière : Or Gens : Julia Références : RIC 172, BN1392. Cette intéressante monnaie a été frappée pour commémorer le 20e anniversaire de la victoire de Marcus Agrippa sur Sextus Pompée lors de la bataille maritime de Nauloque en Sicile, le 3 septembre 36 av. J.-C., grâce à l’aide de Diane. Cette bataille marqua la fin de la résistance pompéienne contre le Deuxième Triumvirat.
1482CA – Sesterce Carisia – Titus Carisius

1482CA – Sesterce Carisia – Titus Carisius Avers : Anépigraphe Tête diadémée de Diane à droite, avec un arc et un carquois sur l’épaule. Revers : T·CA ou T·CAR ou T·CARIS ou T·CARISI (Titus Carisius) Chien courant à droite. British Museum 0.72g INDICE DE RARETE : 10+ 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 46 avant J.C. Matière : Argent Gens : Carisia Références : RRC 464/8a – B.8 (Carisia)) – Syd.989 Variante : la légende du revers se situe sous le chien. Référence : RRC 464/8b Münzkabinett Berlin 0.88g Münzkabinett Berlin 0.88g L’étude de ce sesterce de Titus Carisius (46 av. J.-C.) offre un aperçu fascinant de la transition entre les valeurs religieuses traditionnelles de la République et la propagande politique de l’époque de Jules César. 1. Symbolisme de l’iconographie Le choix des images sur cette petite monnaie d’argent (~0,96 g) n’est pas fortuit : L’Avers (Diane) : La tête de Diane chasseresse, avec son arc et son carquois, représente une divinité centrale du panthéon romain. Elle symbolise la pureté, la nature sauvage et la protection. Pour un magistrat monétaire, invoquer Diane peut rappeler des origines familiales liées à un culte spécifique (souvent à Aricie) ou souligner une vertu de vigilance. Le Revers (Le Chien courant) : Le lévrier ou le chien de chasse en pleine course est l’attribut direct de Diane. Symboliquement, il évoque la fidélité (Fides), mais aussi la poursuite et la rapidité. Dans le contexte des guerres civiles, cela peut suggérer la traque des ennemis de l’État ou la vigilance face aux menaces. 2. Contexte Historique : L’ère de Jules César Ce sesterce est frappé en 46 av. J.-C., une année charnière : Le Triomphe de César : C’est l’année du quadruple triomphe de Jules César (Gaule, Égypte, Pont, Numidie). Titus Carisius, en tant que triumvir monetalis (magistrat responsable de la monnaie), est un partisan de César. Propagande indirecte : Bien que ce sesterce soit plus sobre que le denier à la tête de Junon Moneta (RRC 464/1), il participe à une série monétaire qui célèbre la stabilité retrouvée. L’utilisation de divinités traditionnelles comme Diane permet d’ancrer le nouveau régime dans la continuité religieuse et morale de la République. L’ascension des Carisii : La famille Carisia, peu connue auparavant, gagne en influence grâce à son soutien à César. Titus Carisius est probablement le même personnage qui fut préteur des Volsques, témoignant de l’intégration des élites provinciales à Rome. L’identité exacte de Titus Carisius reste en partie mystérieuse, car il appartient à une famille (gens Carisia) qui n’apparaît dans l’histoire de Rome qu’à la toute fin de la République. Voici ce que l’on sait sur ce magistrat influent : 1. Son rôle de Triumvir Monétaire En 46 av. J.-C., Titus Carisius occupe la fonction de III VIR AAAFF (Triumvir Auro Argento Aere Flando Feriundo), c’est-à-dire l’un des trois magistrats chargés de la fonte et de la frappe des monnaies d’or, d’argent et de bronze. Il partage ce collège monétaire avec Manius Cordus Rufus et Caius Considius Paetus. Son mandat coïncide avec le retour triomphal de Jules César à Rome après ses victoires en Afrique (bataille de Thapsus). 2. Un fervent partisan de Jules César Titus Carisius n’est pas un simple fonctionnaire ; son monnayage montre qu’il est un allié politique dévoué à César. À travers ses émissions (comme le denier à la Sibylle ou celui à la Victoire), il participe activement à la construction du culte de la personnalité de César. Il utilise la monnaie comme un outil de propagande pour célébrer le quadruple triomphe de César (Gaule, Égypte, Pont et Afrique). 3. Hypothèses biographiques Le peu d’informations biographiques à son sujet provient de croisements épigraphiques et historiques : Origines possibles : Une inscription trouvée à Avignon suggère qu’un certain T. Carisius aurait été préteur des Volques (un peuple gaulois). Cela pourrait indiquer que sa famille avait des liens avec la Gaule transalpine, peut-être grâce à la clientèle de César. Confusion historique : Les auteurs anciens (et certains historiens modernes) le confondent souvent avec son fils (ou parent proche), Publius Carisius. Ce dernier fut légat d’Auguste en Espagne et fonda la ville d’Emerita Augusta (Mérida) après avoir vaincu les Astures en 25 av. J.-C. Pour voir d’autres exemplaires de cette monnaie : Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon Les Carisii n’avaient pas de cognomen, et leur famille n’apparaît dans l’histoire que vers la fin de la République. Les deux seuls membres connus ont frappé monnaie : c’est T. Carisius et P. Carisius, personnages qui ont souvent été confondus par les historiens. T. Carisius. Monétaire vers l’an 706 (48 av. J.-C.) Ce personnage fut monétaire sous Jules César; on ne sait à peu près rien de son histoire, et les auteurs anciens l’ont souvent confondu avec son fils P. Carisius, chargé plus tard de faire la guerre en Espagne. Toutefois, une inscription de l’époque de la République, trouvée à Avignon et conservée au musée de cette ville porte : T. CARISIVS. T. F, PR. VOLCAR. DAT. Ce T. Carisius, préteur des Volkes, est probablement notre monétaire.Sur ses médailles, nombreuses et intéressantes, il prend quelquefois le titre de triumvir monetalis, avec la mention senatus consulto. Sur le n. 1, on voit la tête de Junon Moneta, déesse dans le temple de laquelle était établi l’atelier monétaire de Rome; au revers, sont gravés les emblèmes de la charge de monétaire : le coin, les tenailles, l’enclume et le marteau. Le coin monétaire, de forme conique, est entouré d’une couronne de laurier, comme le bonnet de Vulcain qu’on voit sur des monnaies italiotes ou étrusques d’Æsernia, d’Ariminum, de Populonia. Des coins monétaires de l’époque impériale, conservés au Cabinet de France, ont une forme à peu près identique.Le buste de la Victoire, ainsi que son char trainé par deux ou quatre coursiers, font allusion aux triomphes de Jules-César, comme le sceptre, le globe, le sphinx, la corne d’abondance et le gouvernail rappellent sa puissance (V. Julia). Le quinaire n. 6 nous représente la dea Roma assise sur des boucliers, dans une position à peu près analogue à celle qu’elle a au revers du dernier anonyme décrit p. 72, du denier qui porte
1455AN – Quinaire Antia – Caius Antius Restio

1455AN – Quinaire Antia – Caius Antius Restio Avers : C·ANTIVS (Caius Antius) Buste de Diane à droite avec l’arc et le carquois. Revers : RESTIO Cerf debout à droite, dont les cornes sont ornées de guirlandes. British Museum 2.03g INDICE DE RARETE : 10+ 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 47 avant J.C. Matière : Argent Gens : Antia Références : RRC 455/3 – B.3 (Antia) – Syd.972 Ce quinaire, frappé en 47 av. J.-C., est une monnaie fascinante tant par son imagerie que par son contexte politique. Elle s’inscrit dans une période de transition majeure : la fin de la République romaine, marquée par l’ascension de Jules César. 1. Symbolisme de l’imagerie Le choix de Diane et du cerf par le magistrat monétaire Caius Antius Restio n’est pas anodin : La Diane au diadème (Avers) : Diane est la déesse de la chasse, mais aussi la protectrice des plébéiens et des esclaves (son temple sur l’Aventin était un sanctuaire plébéien). En la représentant avec un diadème plutôt qu’un simple bandeau, Restio souligne sa majesté divine. Elle symbolise ici la protection et la pureté dans un climat de guerre civile. Le cerf paré de guirlandes (Revers) : Le cerf est l’animal sacré de Diane par excellence. Le fait qu’il porte des guirlandes indique qu’il s’agit d’un animal destiné au sacrifice ou participant à une procession religieuse (supplicatio). Signification : Cela évoque la piété (pietas) du monnayeur et de sa famille envers les dieux pour obtenir la paix et la stabilité de Rome. 2. Contexte Historique (47 av. J.-C.) L’année de frappe est cruciale pour comprendre le message de la monnaie : L’après-Pharsale : César vient de vaincre Pompée (48 av. J.-C.) et se trouve en Égypte puis en Orient. Rome est dans un état d’incertitude. Frapper une monnaie aux effigies religieuses traditionnelles (Diane) plutôt qu’à la gloire d’un général est une manière d’affirmer la continuité des institutions républicaines. La Gens Antia : Caius Antius Restio était le fils du tribun de la plèbe du même nom (connu pour la Lex Antia Sumptuaria contre le luxe). En choisissant Hercule sur ses deniers (RRC 455/1) et Diane sur ses quinaires, Restio lie sa lignée aux divinités tutélaires anciennes de l’Italie. Le rôle du Quinaire : Contrairement au denier, le quinaire était souvent utilisé pour les distributions de monnaie au peuple ou aux soldats. Utiliser une imagerie religieuse apaisante (le cerf sacré) aidait à projeter une image de retour à l’ordre et à la faveur divine. Remarque : moins de dix exemplaires observés de ce quinaire. Le monétaire responsable de l’émission de ce quinaire est Caius Antius Restio (souvent désigné sous le nom de C. Antius C. f. Restio). Il est l’unique membre de la gens Antia à avoir exercé la fonction de magistrat monétaire, ce qui rend ses émissions particulièrement intéressantes pour l’étude de cette famille plébéienne. 1. Identité et Famille Filiation : Il est le fils de Caius Antius Restio, un homme politique célèbre pour avoir été tribun de la plèbe en 68 av. J.-C. Origines : La gens Antia est une famille plébéienne très ancienne. Elle revendiquait une origine mythologique prestigieuse en se disant descendante d’Antiades, fils d’Hercule et d’Aglaé. Cette généalogie explique pourquoi Hercule figure de manière proéminente sur les deniers de ce monétaire (RRC 455/1). L’héritage paternel : Son père était connu pour sa rigueur morale. Il fit voter la Lex Antia Sumptuaria, une loi visant à limiter le luxe et les dépenses excessives lors des banquets. On raconte qu’après le vote de cette loi, il refusa toujours de dîner en ville pour ne pas voir sa propre loi transgressée. 2. Sa carrière et le contexte de 47 av. J.-C. Caius Antius Restio (le fils) exerce sa fonction de monétaire à Rome en 47 av. J.-C., une année charnière : Le parti de César : Bien que les détails de sa carrière politique soient peu documentés, il opère sous la dictature de Jules César. Un hommage au père : Sur ses deniers, il fait frapper le portrait de son père. C’est un acte fort, car à l’époque républicaine, représenter un ancêtre récent (et non une divinité ou un ancêtre légendaire) était une marque de grande fierté familiale et une affirmation de prestige politique. Proscription : Il est probable qu’il s’agisse du même Antius Restio qui fut proscrit en 43 av. J.-C. par le second triumvirat (Antoine, Octave et Lépide). Selon la tradition, il aurait été sauvé par la fidélité d’un de ses esclaves qu’il avait autrefois traité avec humanité. 3. Les types monétaires de Restio Outre le quinaire à la Diane (455/3), il a émis : Le Denier (455/1) : Portrait de son père au droit et Hercule au revers. Le Denier (455/2) : Tête des dieux Pénates au droit et Hercule au revers. Des Sesterces (455/4/5/6) : Souvent avec des motifs liés à la piété ou aux traditions familiales. Le saviez-vous ? Le choix de Diane sur le quinaire pourrait être un clin d’œil à l’exil de son père à Lavinium, une ville où le culte des divinités anciennes (comme les Pénates ou Diane) était particulièrement vivace. Pour voir d’autres exemplaires de cette monnaie : Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon Très ancienne et d’origine plébéienne, la gens Antia compte parmi ses membres les plus illustres, Sp. Antius qui fut envoyé avec trois autres Romains, en qualité d’ambassadeur, à Lar Tolumnius, roi de Véies, l’an 316 (438 av. J.-C.). Les ambassadeurs furent assassinés et, en souvenir de leur malheur, on leur érigea des statues sur le Forum. Plus tard, les membres, de la gens Antia se fabriquèrent une origine étymologique fabuleuse, imitant en cela, la plupart des plus illustres familles de Rome ; ils se prétendirent issus d’Antiades fils d’Hercule et d’Aglaé. Les Antii comptent, parmi leurs illustrations, le tribun du peuple Antius Restio qui est célèbre par la loi somptuaire qu’il fit décréter en faveur du peuple, peu après le consulat d’Æmilius Lepidus, c’est à-dire vers l’an 680 (74 av. J.-C.). Son fils C. Antius Restio est
539BA – Denier Baebia – Cn. Baebius Tampilus

539BA – Denier Baebia – Cn. Baebius Tampilus Avers : Anépigraphe Tête casquée de Rome à droite; derrière, marque de valeur X. Revers : (TAMP) // ROMA Diane dans un bige galopant à droite. Bibliothèque nationale de France 3.97g INDICE DE RARETE : 10+ 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 194-190 avant J.C. Matière : Argent Gens : Baebia Références : RRC 133/3 – B.1 (Baebia) Cn. Baebius Tampilus. Les Baebii sont les membres de la gens Baebia, une famille plébienne de la Rome antique. Le premier membre de la gens à atteindre le consulat est Cnaeus Baebius Tamphilus en 182 av. J.-C. À la fin de la République, les Baebii entretiennent des relations étroites avec la gens patricienne Aemilia. Je n’ai observé que deux exemplaires de ce denier, bien que six aient été découverts à Romagnano Sesia. (voir carte ci-dessous) Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon Cn. Baebius Tampilus. Monétaire vers 5,7 (217 av. J.-C.) Ce personnage était fils de Q. Baebius Tampilus envoyé en ambassade à Sagonte, auprès d’Annibal en 536 (218 av. J.-C.). Il fut lui-même tribun du peuple en 550 (204 av.J.-C.) et engagea une lutte violente contre les censeurs M. Livius Salinator et C. Claudius Nero; plus tard, en 555 (199 av. il fut préteur et reçut le commandement de l’armée engagée dans la guerre contre les Insubrii et les Ligures de la Gaule cisalpine. Plus tard, nous le voyons un des triumvirs chargés de l’établissement d’une colonie, dans cette région; enfin il fut consul en 572 (182 av. J.-C.), et proconsul l’année suivante, dans la Gaule cisalpine . C’est probablement ce personnage qui fit frapper, vers 537, les pièces qui portent seulement le monogramme (TAMP) (Cf. plus haut, p. 53 et suiv.). Lieux de découverte (6 exemplaires) Enregistrer Enregistrer Enregistrer
633AN – Denier Anonyme

633AN – Denier Anonyme Avers : Anépigraphe Tête casquée de Rome à droite; derrière, marque de valeur X. Revers : ROMA Luna sur un bige, croissant au dessus de sa tête. Mouche en dessous des chevaux. British Museum 3.87g INDICE DE RARETE : 8 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 179-170 avant J.C. Matière : Argent Gens : Anonyme Références : RRC 159/2 – Syd. 322 Pendant cette période de la République (environ 179-170 avant J.-C.), l’émission des monnaies était un processus complexe géré par les magistrats monétaires (souvent les tresviri monetales). La petite mouche servait à : Identifier l’atelier ou le lot de production : Ces marques permettaient de distinguer les pièces frappées par un même responsable, ou au sein d’un même atelier monétaire, sur une période donnée. Assurer la qualité et la responsabilité : L’usage de ces symboles, lettres ou monogrammes permettait de retracer l’origine d’un lot de monnaies. Si des pièces présentaient un titre d’argent (pureté) insuffisant ou un poids incorrect, le responsable (le magistrat ou l’équipe d’atelier associée à ce symbole) pouvait être identifié et tenu pour responsable. Séparer les émissions : Le RRC 159 est une série d’émissions anonymes (sans le nom du magistrat monétaire). C’est le petit symbole dans le champ (comme la mouche) qui permet de diviser la série en sous-groupes (159/1, 159/2, 159/3, etc.). Lieux de découverte (20 exemplaires)
627AN – Denier Anonyme

627AN – Denier Anonyme Avers : Anépigraphe Tête casquée de Rome à droite; derrière, marque de valeur X. Revers : ROMA Luna sur un bige, croissant au dessus de sa tête. Crevette sous les chevaux. British Museum 3.94g INDICE DE RARETE : 7 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 179-170 avant J.C. Matière : Argent Gens : Anonyme Références : RRC 156/1 – Syd. 343 La présence de la crevette sur cette monnaie n’a pas une signification symbolique majeure liée à la thématique de la monnaie elle-même (qui représente Roma et Luna). Dans le monnayage de la République Romaine, la crevette (ou plus précisément le motif qui y ressemble, parfois interprété comme un crustacé ou même une palourde) est un symbole de contrôle. Le Rôle du Symbole de Contrôle Pendant la période des émissions anonymes (comme cette monnaie, frappée entre 179 et 170 av. J.-C.), les monnaies ne portaient pas encore le nom du magistrat monétaire (le triumvir monétaire) responsable de la frappe. Pour identifier la série, l’atelier ou l’équipe de frappe qui a produit un lot donné, le monétaire utilisait des symboles de contrôle variés et discrets, placés sur l’avers ou le revers (dans ce cas, sous le bige de Luna). Fonction Administrative : Ce système permettait à l’administration de l’atelier de Rome de différencier les émissions et, surtout, de contrôler la production et de garantir la qualité du métal. Si une plainte était déposée concernant une mauvaise qualité ou un poids insuffisant, l’autorité savait immédiatement quel moneyer ou quelle équipe était responsable de cette série spécifique. La Crevette (ou Crustacé) : Le symbole de la crevette (ou du crustacé/coquillage selon les interprétations) n’est donc pas un symbole religieux, politique ou familial, mais simplement la marque distinctive choisie pour cette émission particulière. En résumé, la crevette sur cette monnaie est une marque administrative de l’atelier de Rome utilisée pour l’organisation interne de la frappe monétaire. Lieux de découverte (27 exemplaires)
1396CO – Denier Cornelia – Faustus Cornelius Sylla

1396CO – Denier Cornelia – Faustus Cornelius Sylla Avers : FEELIX Buste imberbe diadémé d’Hercule à droite, le léonté nouée sur le cou. “Felix”, (Chanceux). Revers : FAVSTVS Diane dans un bige galopant à droite, coiffée d’un croissant et d’un nimbe, drapée et ailée, tenant les rênes de la main gauche et un lituus de la main droite; au-dessus, deux étoiles à six rais centrée; une autre étoile à six rais. British Museum 3.88g INDICE DE RARETE : 8 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 56 avant J.C. Matière : Argent Gens : Cornelia Références : RRC 426/2 – B.60 (Cornelia) – Syd.883 👑 L’Iconographie des Couronnes Votre interprétation des quatre couronnes sur le revers (souvent représentées par des symboles dans le champ) est l’interprétation la plus acceptée par les numismates pour certaines variantes de cette série (notamment le RRC 426/3, qui présente des symboles similaires) : Les Trois Premières Couronnes (Les Trois Continents) Elles font référence au triple Triomphe de Pompée le Grand, célébré le 28 septembre 61 av. J.-C. Ces triomphes célébraient ses victoires sur les trois continents : Afrique (victoire sur les partisans de Marius en 81 av. J.-C.). Europe (victoire sur Sertorius en Espagne en 71 av. J.-C.). Asie (victoire sur Mithridate et les pirates, achevée en 61 av. J.-C.). La Quatrième Couronne (Couronne d’Or) Comme vous l’indiquez, cette couronne (probablement une couronne triomphale en or) symbolise l’honneur exceptionnel accordé à Pompée par le Sénat en 63 av. J.-C. Il reçut le privilège de ceindre une couronne d’or et de porter les insignes triomphaux en permanence lors des Jeux du Cirque, un honneur rarissime qui le plaçait au-dessus des autres citoyens romains. Ce denier est donc un témoignage remarquable des alliances politiques et des influences personnelles de la fin de la République, où les monétaires utilisaient la frappe pour immortaliser les gloires de leurs familles ou de leurs alliés puissants. Le monétaire en question, Faustus Cornelius Sulla, est une figure fascinante de la fin de la République romaine. Il est célèbre pour être le fils du dictateur Lucius Cornelius Sulla (Sylla) et pour être le gendre d’un autre géant romain, Pompée le Grand. Voici les informations clés sur sa vie et sa carrière, notamment son rôle en tant que monétaire : Faustus Cornelius Sulla (vers 86 – 46 av. J.-C.) 1. Filiation et Héritage Père: Lucius Cornelius Sulla (Sylla), le célèbre dictateur. Mère: Metella (sa quatrième épouse). Nom: Il reçut le prénom de Faustus (prospère, chanceux), soulignant le triomphe de son père, qui avait adopté le surnom de Felix (fortuné, bienheureux). 2. Jeunesse et Distinctions Pupille de Lucullus: Après la mort de son père en 78 av. J.-C., il fut placé sous la tutelle de l’éminent général Lucius Licinius Lucullus. Gendre de Pompée: Il épousa Pompeia Magna, la fille de Pompée le Grand. Ce mariage cimenta une alliance politique entre la lignée de Sylla et Pompée. Fait d’armes (63 av. J.-C.): Il se distingua militairement lors du siège de Jérusalem, mené par Pompée, où il fut le premier à franchir les murs de la ville. Augure: Il fut consacré augure (prêtre chargé d’interpréter la volonté des dieux à travers les auspices) avant 57 av. J.-C. 3. Le Monétaire (Triumvir Monetalis) Période: Il a exercé la fonction de triumvir monetalis (membre du collège des trois magistrats responsables de la frappe des monnaies) vers 56 av. J.-C. (d’où le RRC 426/1). Objectif de son Monnayage: Ses deniers sont de véritables outils de propagande familiale. Le revers célèbre la capture de Jugurtha par Sylla (avec Bocchus et Jugurtha agenouillés devant Sylla) et porte l’inscription FELIX (le surnom de son père). D’autres types de monnaies frappées par lui célébraient les trois triomphes de son beau-père, Pompée, reconnaissant ainsi l’importance de son allié et protecteur. 4. Fin de Carrière et Guerre Civile Questeur (54 av. J.-C.): Il devint questeur et fut chargé de la reconstruction de la Curia Hostilia (le siège du Sénat), qui avait été incendiée. La curie reconstruite fut alors renommée Curia Cornelia en l’honneur de sa gens (famille). Guerre Civile: Au début de la guerre civile (49 av. J.-C.), il se rangea naturellement du côté de son beau-père, Pompée, contre Jules César. Mort: Après la défaite des Pompéiens à Thapsus en 46 av. J.-C., Faustus Cornelius Sulla fut capturé et exécuté peu de temps après. Pour voir d’autres exemplaires de cette monnaie : Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon Faustus Cornelius Sylla. Monétaire vers 690 (64 av. J.-C.); questeur en 701 (53 av. J.-C.) Les monnaies qui suivent ont été frappées par Faustus Cornélius Sylla, fils du dictateur, né vers 665 (89 av. J.-C.). A la mort de son père, en 676(78 av. J.-C.), Faustus fut placé sous la tutelle de L. Licinius Lucullus et il fut en butte aux attaques des ennemis de son père. Il accompagna Pompée en Asie et se distingua à l’assaut du temple de Jérusalem en 691 (63 av. J.-C.). Plus tard, il fut augure, puis, en 699 (55 av. J.-C.), investi de la charge de questeur : il fut chargé quelque temps après de rebâtir la curia Hoslilia qui avait été incendiée lors du meurtre de Clodius ; elle reçut dès lors le nouveau nom de curia Cornelia. Au commencement de l’an 705 (49 av. J.-C.) Pompée, dont il était gendre, l’envoya en Mauritanie avec le titre de propréteur ; on le trouve à Pharsale, et enfin en Afrique avec une division de l’armée pompéienne. Fait prisonnier après la bataille de Thapsus en 708 (46 av. J.-C.), il était conduit à César, lorsqu’en arrivant au camp du vainqueur, il fut massacré. Faustus Sylla exerça la charge de triumvir monétaire vers l’an 690, date approximative des monnaies qui sont décrites ici ; dix ans plus tard environ, il fit frapper, comme questeur, d’autres pièces décrites plus loin. Sur celles-ci, on voit au droit (n. 59) la tête de Diane parce que le dictateur Sylla, nous l’avons vu sur ses propres monnaies et les textes nous le disent, honorait particulièrement cette divinité , et c’est encore ce que rappelle le denier de L. Aemilius Buca ; le lituus fait allusion aux fonctions d’augure du dictateur. Quant au revers, il est fort intéressant à rapprocher du texte des auteurs. C’est une allusion à l offrande en
1395CO – Denier Cornelia – Faustus Cornelius Sylla

1395CO – Denier Cornelia – Faustus Cornelius Sylla Avers : FAVSTVS Buste diadémé et drapé de Diane à droite; surmonté d’un petit croissant de lune; derrière un lituus. Revers : FELIX Sylla assis à gauche entre le Roi Bocchus de Maurétanie agenouillé à droite, lui présentant une branche d’olivier et le Roi Jugurtha de Numidie agenouillé à gauche, les mains dans le dos. British Museum 3.86g INDICE DE RARETE : 7 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 56 avant J.C. Matière : Argent Gens : Cornelia Références : RRC 426/1 – B.59 (Cornélia) – Syd.879 🌟 Iconographie I. L’Avers : Hommage au Père (Sylla) L’avers est conçu pour glorifier le culte personnel et les affiliations religieuses de Lucius Cornelius Sulla (Sylla). Élément Iconographique Représentation Signification Buste de Diana (Diadémée) La déesse de la chasse, de la lune et de la nature. Affiliation de Sylla : Sylla vénérait particulièrement Diana. On pense que cela fait référence à la victoire décisive de Sylla à Orchomène (86 av. J.-C.), qu’il attribuait à l’aide divine, notamment celle d’une déesse de type lunaire/chasse. Le Croissant Symbole lunaire, placé au-dessus de la tête de Diana. Renforce l’identification avec Diana Lucifera (Porteuse de Lumière) ou Diana Trivia (déesse des croisements). Cela peut aussi symboliser la protection de la déesse sur Sylla et sa famille. Le Lituus Le bâton courbe des Augures (prêtres romains). Affiliation religieuse : Sylla était un Augure. Ce symbole met en évidence la pietas (dévotion) et la légitimité religieuse de la famille Cornelia Sulla. Inscription : FAVSTVS Le prénom du monétaire, Faustus Cornelius Sulla. Il s’agit d’une signature simple, mais le nom même (« Heureux », « Prospère ») fait écho au surnom de son père, Felix. II. Le Revers : L’Apothéose Militaire (Le Triomphe de 105 av. J.-C.) Le revers est une scène historique et l’une des images les plus importantes jamais placées sur une pièce républicaine. Élément Iconographique Représentation Signification Sylla Assis (Togate) Sylla en habit romain (toge), en position d’autorité. Sylla n’est pas représenté en guerrier, mais en magistrat romain ou commandant recevant l’hommage, soulignant son autorité légale et civile sur les rois étrangers. Bocchus Iᵉʳ Agenouillé Le Roi de Maurétanie, tendant un rameau d’olivier. Représente l’acte de reddition et l’ambassade qui a mené à la trahison. Bocchus est le traître qui livre Jugurtha. Bocchus est placé plus près de Sylla, car son rôle a été déterminant. Jugurtha Agenouillé (Mains liées) L’ancien Roi de Numidie, vaincu et captif. Représente la soumission complète et la victoire définitive de Sylla dans la Guerre de Jugurtha (105 av. J.-C.). C’était le moment le plus glorieux de la carrière initiale de Sylla. Composition Scénique La scène est tirée d’un groupe sculptural célèbre. La composition est une citation directe d’un groupe de bronze que Bocchus avait dédié au Capitole pour honorer Sylla et commémorer la reddition. Faustus utilise la monnaie pour diffuser cette image de gloire familiale à un large public. Inscription : FELIX Surnom de Sylla (« Fortuné »). Propagande Familiale : Affirme publiquement le statut divinement « Fortuné » de la lignée Cornelia Sulla, justifiant ainsi l’autorité passée du dictateur. En utilisant ces symboles, Faustus Cornelius Sulla fait du denier un puissant manifeste politique en 56 av. J.-C., rappelant l’héritage politique et militaire de son père à un moment où Rome était dominée par les ambitions de Pompée et César. Le monétaire en question, Faustus Cornelius Sulla, est une figure fascinante de la fin de la République romaine. Il est célèbre pour être le fils du dictateur Lucius Cornelius Sulla (Sylla) et pour être le gendre d’un autre géant romain, Pompée le Grand. Voici les informations clés sur sa vie et sa carrière, notamment son rôle en tant que monétaire : 👤 Faustus Cornelius Sulla (vers 86 – 46 av. J.-C.) 1. Filiation et Héritage Père: Lucius Cornelius Sulla (Sylla), le célèbre dictateur. Mère: Metella (sa quatrième épouse). Nom: Il reçut le prénom de Faustus (prospère, chanceux), soulignant le triomphe de son père, qui avait adopté le surnom de Felix (fortuné, bienheureux). 2. Jeunesse et Distinctions Pupille de Lucullus: Après la mort de son père en 78 av. J.-C., il fut placé sous la tutelle de l’éminent général Lucius Licinius Lucullus. Gendre de Pompée: Il épousa Pompeia Magna, la fille de Pompée le Grand. Ce mariage cimenta une alliance politique entre la lignée de Sylla et Pompée. Fait d’armes (63 av. J.-C.): Il se distingua militairement lors du siège de Jérusalem, mené par Pompée, où il fut le premier à franchir les murs de la ville. Augure: Il fut consacré augure (prêtre chargé d’interpréter la volonté des dieux à travers les auspices) avant 57 av. J.-C. 3. Le Monétaire (Triumvir Monetalis) Période: Il a exercé la fonction de triumvir monetalis (membre du collège des trois magistrats responsables de la frappe des monnaies) vers 56 av. J.-C. (d’où le RRC 426/1). Objectif de son Monnayage: Ses deniers sont de véritables outils de propagande familiale. Le revers célèbre la capture de Jugurtha par Sylla (avec Bocchus et Jugurtha agenouillés devant Sylla) et porte l’inscription FELIX (le surnom de son père). D’autres types de monnaies frappées par lui célébraient les trois triomphes de son beau-père, Pompée, reconnaissant ainsi l’importance de son allié et protecteur. 4. Fin de Carrière et Guerre Civile Questeur (54 av. J.-C.): Il devint questeur et fut chargé de la reconstruction de la Curia Hostilia (le siège du Sénat), qui avait été incendiée. La curie reconstruite fut alors renommée Curia Cornelia en l’honneur de sa gens (famille). Guerre Civile: Au début de la guerre civile (49 av. J.-C.), il se rangea naturellement du côté de son beau-père, Pompée, contre Jules César. Mort: Après la défaite des Pompéiens à Thapsus en 46 av. J.-C., Faustus Cornelius Sulla fut capturé et exécuté peu de temps après. Pour voir d’autres exemplaires de cette monnaie : Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon Faustus Cornelius Sylla. Monétaire vers 690 (64 av. J.-C.); questeur en 701 (53 av. J.-C.) Les monnaies qui suivent ont été frappées par Faustus Cornélius Sylla, fils du dictateur, né vers 665 (89 av. J.-C.).