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1513VA – Quinaire Valeria – Lucius Valerius Acisculus

1513VA – Quinaire Valeria – Lucius Valerius Acisculus Avers : Anépigraphe Tête de Victoria à droite. Revers : ACISCVLVS Petite pioche (Acisculus). Le tout dans une couronne de laurier. Bibliothèque nationale de France 1.9g INDICE DE RARETE : 10+  1 10+ ATELIER : Rome Datation : 45 avant J.C. Matière : Argent Gens : Valeria Références : RRC 474/6 – B.22 (Valeria) – Syd. 1004 Ce quinaire, frappé en 45 av. J.-C. par le monétaire Lucius Valerius Acisculus, est une pièce fascinante qui mêle l’orgueil d’une lignée aristocratique et la propagande politique d’une Rome en pleine transition vers l’Empire. Voici une analyse détaillée de son symbolisme et de son contexte historique. 1. Symbolisme Iconographique : Entre Tradition et Jeu de Mots La particularité des monnaies républicaines réside souvent dans les « armes parlantes » (jeux de mots visuels sur le nom du monétaire) et les références mythologiques de la gens. L’Avers : La Victoire ailée La tête de la Victoire, divinité messagère du triomphe, est ici représentée de profil. En 45 av. J.-C., ce choix n’est pas neutre. Elle symbolise la faveur divine accordée à Rome et, par extension, à son maître du moment, Jules César. Le Revers : L’Acisculus et la Couronne L’Acisculus : Le symbole central est une petite pioche (ou marteau de tailleur de pierre), appelée acisculus en latin. C’est une référence directe au cognomen (surnom) du monétaire, Acisculus. Ce procédé permettait à la famille Valeria de marquer visuellement l’esprit des citoyens. La Couronne de Laurier : Elle entoure l’outil, transformant un simple instrument de travail en un symbole de gloire et de distinction. Lien avec la Gens Valeria : l’ensemble de l’émission de Valerius Acisculus (qui comprend aussi des deniers avec Apollon et Europa) souligne les idées de force, de valeur et de santé (étymologiquement liées au verbe valere). 2. Contexte Historique : L’Année de tous les Triomphes L’année 45 av. J.-C. est une période charnière pour la République romaine, marquée par la fin de la Guerre Civile. Le Triomphe de Munda : En mars 45 av. J.-C., Jules César remporte la bataille décisive de Munda en Espagne contre les fils de Pompée. C’est la fin de la résistance armée contre son pouvoir. À son retour à Rome, il célèbre des triomphes sans précédent. César, Dictateur à vie : Au moment où ce quinaire est frappé, César est au sommet de son pouvoir. Il a été nommé « Dictateur pour dix ans » (puis bientôt à vie). Les monétaires comme Acisculus, bien que magistrats indépendants en apparence, frappent des monnaies qui reflètent cette atmosphère de victoire et de paix retrouvée. Le Quinaire, une monnaie de circonstance : Le quinaire (valant un demi-denier) était souvent frappé en grandes quantités pour les distributions militaires ou les dons lors des triomphes. La présence de la Victoire sur cette petite pièce servait de rappel constant de la réussite militaire du régime césarien. Lucius Valerius Acisculus est un personnage dont la vie publique est indissociable de la fin de la République romaine. Bien que les détails biographiques précis soient rares, son activité en 45 av. J.-C. en tant que magistrat monétaire nous livre des informations cruciales sur son rang et ses attaches. Comme le soulignent les études de LesDioscures.com, ce monétaire appartient à l’une des familles les plus prestigieuses de Rome : la gens Valeria. 1. Identité et Carrière Magistrat monétaire (Triumvir Monetalis) : En 45 av. J.-C., il fait partie du collège des trois magistrats responsables de la frappe de la monnaie. C’était une étape clé du cursus honorum pour les jeunes aristocrates. Tribun de la Plèbe : Certaines sources, notamment le British Museum, mentionnent qu’il aurait exercé la fonction de tribun de la plèbe, bien que la date exacte reste incertaine (probablement peu après son mandat monétaire). Partisan de César : Son activité se déroule sous la dictature de Jules César. Frapper monnaie à cette époque nécessitait une proximité, ou du moins une absence d’opposition, avec le nouveau pouvoir en place. 2. Le nom « Acisculus » : Un outil et un symbole Le surnom (cognomen) Acisculus est ce qui rend ce monétaire célèbre chez les numismates. Étymologie : En latin, l’acisculus est un petit marteau de tailleur de pierre ou une petite pioche. Le « Type Parlant » : Fidèle à la tradition romaine, il utilise cet objet sur ses pièces comme une signature visuelle. C’est un moyen d’affirmer son identité familiale de manière ludique et mémorable. 3. Un représentant de la Gens Valeria En tant que membre de la gens Valeria, Lucius s’inscrit dans une lignée qui se prétendait d’origine sabine, remontant aux premiers jours de la République avec Valerius Publicola. Prestige : Sa famille jouissait de privilèges uniques à Rome, comme le droit d’ouvrir les portes de leur maison vers la rue (sur la Velia) ou d’avoir une place réservée au Cirque. Religion : Par ses choix iconographiques (Apollon Soranus, Diane), il réaffirme le rôle de sa famille en tant que gardienne de cultes anciens et spécifiques, renforçant ainsi sa légitimité politique par la piété religieuse. Pour voir d’autres exemplaires de cette monnaie : Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon Tous les types des monnaies de L. Valerius Acisculus se rattachent à l’origine mythologique de la famille Valeria et se résument dans les idées de force et de valeur, unies à celles de santé et de salut qu’on retrouvait étymologiquement dans le mot valere.

1512VA – Denier Valeria – Lucius Valerius Acisculus

1512VA – Denier Valeria – Lucius Valerius Acisculus Avers : ACISCVLVS Tête de Sol à droite; derrière, une petite pioche (Acisculus). Revers : L. VALERIVS (Lucius Valerius) Luna sur un bige à droite. British Museum 4.03g INDICE DE RARETE : 8 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 45 avant J.C. Matière : Argent Gens : Valeria Références : RRC 474/5 – B.20 (Valeria) – Syd.1002 1. Le Symbolisme : Dualité Cosmique et Identité Familiale Le choix iconographique de cette pièce est un mélange subtil de dévotion religieuse, de propagande familiale et d’allusions géographiques. Le Diptyque Sol/Luna : L’association du Soleil (avers) et de la Lune (revers) symbolise l’éternité (Aeternitas) et l’ordre cosmique. Dans le contexte des guerres civiles romaines, cette imagerie suggère que la domination de Rome est inscrite dans l’ordre naturel de l’univers, sous la protection des astres. Luna est ici représentée en Lucifera (porteuse de lumière). Le Pun Visuel (L’Acisculus) : Derrière la tête de Sol se trouve un petit marteau de tailleur de pierre appelé acisculus. C’est une « arme parlante » : un jeu de mots visuel sur le surnom (cognomen) du monétaire, Acisculus. Ce procédé était très courant chez les magistrats monétaires romains pour marquer leur identité. Origines de la Gens Valeria : La famille Valéria prétendait descendre de la cité étrusque de Faléries. Le culte de Sol et de Luna était particulièrement fort dans cette région. En affichant ces divinités, Lucius Valerius Acisculus réaffirme l’ancienneté et la piété de sa lignée. 2. Le Contexte Historique : L’Ombre de Jules César L’année 45 av. J.-C. est une période charnière de l’histoire romaine : La Dictature de César : Après sa victoire à la bataille de Munda en Espagne (mars 45 av. J.-C.) contre les fils de Pompée, Jules César rentre à Rome en triomphateur. Il est alors au sommet de son pouvoir. Le Collège des Monétaires : L. Valerius Acisculus est l’un des magistrats chargés de frapper la monnaie cette année-là. Bien que les motifs semblent religieux, ils ne sont jamais neutres. Frapper une monnaie d’une telle qualité esthétique participait à la célébration de la prospérité retrouvée sous l’égide de César. Réforme du Calendrier : Il est intéressant de noter qu’en 45 av. J.-C., la réforme du calendrier julien (introduite par César) entre pleinement en vigueur. L’utilisation du Soleil et de la Lune sur les pièces pourrait être une allusion discrète à cette nouvelle maîtrise du temps et du calendrier par le pouvoir central. Lucius Valerius Acisculus est un personnage dont la vie publique est indissociable de la fin de la République romaine. Bien que les détails biographiques précis soient rares, son activité en 45 av. J.-C. en tant que magistrat monétaire nous livre des informations cruciales sur son rang et ses attaches. Comme le soulignent les études de LesDioscures.com, ce monétaire appartient à l’une des familles les plus prestigieuses de Rome : la gens Valeria. 1. Identité et Carrière Magistrat monétaire (Triumvir Monetalis) : En 45 av. J.-C., il fait partie du collège des trois magistrats responsables de la frappe de la monnaie. C’était une étape clé du cursus honorum pour les jeunes aristocrates. Tribun de la Plèbe : Certaines sources, notamment le British Museum, mentionnent qu’il aurait exercé la fonction de tribun de la plèbe, bien que la date exacte reste incertaine (probablement peu après son mandat monétaire). Partisan de César : Son activité se déroule sous la dictature de Jules César. Frapper monnaie à cette époque nécessitait une proximité, ou du moins une absence d’opposition, avec le nouveau pouvoir en place. 2. Le nom « Acisculus » : Un outil et un symbole Le surnom (cognomen) Acisculus est ce qui rend ce monétaire célèbre chez les numismates. Étymologie : En latin, l’acisculus est un petit marteau de tailleur de pierre ou une petite pioche. Le « Type Parlant » : Fidèle à la tradition romaine, il utilise cet objet sur ses pièces comme une signature visuelle. C’est un moyen d’affirmer son identité familiale de manière ludique et mémorable. 3. Un représentant de la Gens Valeria En tant que membre de la gens Valeria, Lucius s’inscrit dans une lignée qui se prétendait d’origine sabine, remontant aux premiers jours de la République avec Valerius Publicola. Prestige : Sa famille jouissait de privilèges uniques à Rome, comme le droit d’ouvrir les portes de leur maison vers la rue (sur la Velia) ou d’avoir une place réservée au Cirque. Religion : Par ses choix iconographiques (Apollon Soranus, Diane), il réaffirme le rôle de sa famille en tant que gardienne de cultes anciens et spécifiques, renforçant ainsi sa légitimité politique par la piété religieuse. Pour voir d’autres exemplaires de cette monnaie : Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon Tous les types des monnaies de L. Valerius Acisculus se rattachent à l’origine mythologique dela famille Valeria et se résument dans les idées de force et de valeur, unies à celles de santé et de salut qu’on retrouvait étymologiquement dans le mot valere. Sur la médaille suivante (n. 20) où l’on voit la tête radiée du Soleil et le bige de Diane, Cavedoni y a reconnu une allusion à l’institution des jeux séculaires qui furent célébrés d’abord par Valerius Pubiicola avant d’être régulièrement institués vers le temps des guerres Puniques. On y voit le Soleil ou Apollon et Diane ou la Lune, les divinités honorées dans ces jeux; il en était encore ainsi au temps d’Horace. Lieux de découverte (21 exemplaires)

1510VA – Denier Valeria – Lucius Valerius Acisculus

1510VA – Denier Valeria – Lucius Valerius Acisculus Avers : ACISCVLVS Tête d’Apollon Soranus (Apollon du destin), diadémée à droite, surmonté d’une étoile; derrière, une petite pioche (Acisculus), le tout compris dans une couronne de laurier. Revers : Anépigraphe Tête de Sybille à droite, le tout dans une couronne de laurier. Bibliothèque nationale de France 4.01g INDICE DE RARETE : 10+ (seul exemplaire observé) 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 45 avant J.C. Matière : Argent Gens : Valeria Références : RRC 474/3b – B.15 (Valeria) Ce denier, frappé en 45 av. J.-C. par L. Valerius Acisculus, est une monnaie d’une grande richesse symbolique, caractéristique de la fin de la République romaine. À cette époque, Rome est sous la dictature de Jules César, et les magistrats monétaires utilisent les types iconographiques pour glorifier leur lignée tout en s’inscrivant dans le climat politique du moment. Voici l’analyse détaillée de son symbolisme et de son contexte, étayée par les recherches numismatiques de référence, notamment celles disponibles sur LesDioscures.com. 1. Le Symbolisme de l’Avers : Apollon et l’Acisculus Apollon Soranus : La tête d’Apollon (souvent identifié ici comme Apollo Soranus, une divinité liée au destin et à la prophétie) évoque la protection divine. Le choix d’Apollon n’est pas anodin : il est le dieu de la lumière, de la vérité et de la guérison. L’étoile : Placée au-dessus de la tête d’Apollon, elle symbolise la divinité ou la destinée. Certains historiens y voient un écho au « Sidus Iulium » (la comète de César), bien que celle-ci ne soit apparue officiellement qu’en 44 av. J.-C. ; elle souligne néanmoins l’aspiration à un nouvel âge d’or. L’Acisculus (La pioche) : C’est un symbole parlant. Le mot latin acisculus désigne un petit marteau de tailleur de pierre ou une pioche. En l’incluant derrière Apollon, le monétaire Lucius Valerius fait un jeu de mots visuel sur son propre nom (cognomen), une pratique courante chez les magistrats romains pour signer leurs émissions. 2. Le Symbolisme du Revers : La Sibylle Le revers présente une tête de femme identifiée comme la Sibylle de Cumes : La prophétesse : La Sibylle est la voix d’Apollon sur terre. Son apparition sur cette pièce renforce le thème de la prophétie et du destin entamé à l’avers. Lien avec Énée et César : Selon la légende, c’est la Sibylle de Cumes qui guida Énée (ancêtre mythique de la Gens Julia, la famille de César) aux Enfers. En frappant ce type, Valerius Acisculus pourrait rendre hommage à la suprématie de César en rappelant les fondements mythologiques de Rome et de la lignée julienne. L’étymologie « Valere » : Comme le souligne l’analyse sur LesDioscures.com, les types de cette série se rattachent à l’origine de la Gens Valeria. Le nom « Valerius » est lié au verbe valere (être fort, être en bonne santé). La Sibylle, par ses liens avec Apollon (dieu guérisseur) et le salut de l’État, incarne cette idée de force et de préservation. 3. Contexte Historique : 45 av. J.-C. L’année 45 av. J.-C. est une année charnière : Fin de la Guerre Civile : C’est l’année de la bataille de Munda, où César écrase les derniers partisans de Pompée en Espagne. Rome espère la paix et la stabilité après des décennies de conflits. Propagande et légitimité : Les monétaires comme Acisculus ne sont plus de simples techniciens ; ils participent à la construction de l’image du régime. En utilisant des symboles comme la couronne de laurier (présente sur les deux faces de ce denier), ils célèbrent la victoire et l’autorité de César. Transition vers l’Empire : Cette monnaie illustre la transition vers un style plus « impérial » où le portrait (encore divin ici, mais bientôt humain avec César) et les symboles de victoire deviennent prédominants. Lucius Valerius Acisculus est un personnage dont la vie publique est indissociable de la fin de la République romaine. Bien que les détails biographiques précis soient rares, son activité en 45 av. J.-C. en tant que magistrat monétaire nous livre des informations cruciales sur son rang et ses attaches. Comme le soulignent les études de LesDioscures.com, ce monétaire appartient à l’une des familles les plus prestigieuses de Rome : la gens Valeria. 1. Identité et Carrière Magistrat monétaire (Triumvir Monetalis) : En 45 av. J.-C., il fait partie du collège des trois magistrats responsables de la frappe de la monnaie. C’était une étape clé du cursus honorum pour les jeunes aristocrates. Tribun de la Plèbe : Certaines sources, notamment le British Museum, mentionnent qu’il aurait exercé la fonction de tribun de la plèbe, bien que la date exacte reste incertaine (probablement peu après son mandat monétaire). Partisan de César : Son activité se déroule sous la dictature de Jules César. Frapper monnaie à cette époque nécessitait une proximité, ou du moins une absence d’opposition, avec le nouveau pouvoir en place. 2. Le nom « Acisculus » : Un outil et un symbole Le surnom (cognomen) Acisculus est ce qui rend ce monétaire célèbre chez les numismates. Étymologie : En latin, l’acisculus est un petit marteau de tailleur de pierre ou une petite pioche. Le « Type Parlant » : Fidèle à la tradition romaine, il utilise cet objet sur ses pièces comme une signature visuelle. C’est un moyen d’affirmer son identité familiale de manière ludique et mémorable. 3. Un représentant de la Gens Valeria En tant que membre de la gens Valeria, Lucius s’inscrit dans une lignée qui se prétendait d’origine sabine, remontant aux premiers jours de la République avec Valerius Publicola. Prestige : Sa famille jouissait de privilèges uniques à Rome, comme le droit d’ouvrir les portes de leur maison vers la rue (sur la Velia) ou d’avoir une place réservée au Cirque. Religion : Par ses choix iconographiques (Apollon Soranus, Diane), il réaffirme le rôle de sa famille en tant que gardienne de cultes anciens et spécifiques, renforçant ainsi sa légitimité politique par la piété religieuse. Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon Tous les types des monnaies de L. Valerius Acisculus se rattachent à l’origine mythologique dela famille Valeria et se résument dans les idées de force et de valeur, unies à celles de santé et de salut qu’on retrouvait étymologiquement dans le mot valere. La tète juvénile ceinte d’un diadème, avec les cheveux de devant relevés autour du bandeau, ceux de derrière tombant en mèches parallèles, est

1509VA – Denier Valeria – Lucius Valerius Acisculus

1509VA – Denier Valeria – Lucius Valerius Acisculus Avers : ACISCVLVS Tête d’Apollon Soranus (Apollon du destin), diadémée à droite, surmonté d’une étoile; derrière, une petite pioche (Acisculus), le tout dans une couronne de laurier. Revers : L. VALERIVS (Lucius Valerius) Tête de Sybille à droite, le tout dans une couronne de laurier. British Museum 3.95g INDICE DE RARETE : 10 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 45 avant J.C. Matière : Argent Gens : Valeria Références : RRC 474/3a – B.14 (Valeria) – Syd.1000 Ce denier, frappé en 45 av. J.-C. par L. Valerius Acisculus, est une monnaie d’une grande richesse symbolique, caractéristique de la fin de la République romaine. À cette époque, Rome est sous la dictature de Jules César, et les magistrats monétaires utilisent les types iconographiques pour glorifier leur lignée tout en s’inscrivant dans le climat politique du moment. Voici l’analyse détaillée de son symbolisme et de son contexte, étayée par les recherches numismatiques de référence, notamment celles disponibles sur LesDioscures.com. 1. Le Symbolisme de l’Avers : Apollon et l’Acisculus Apollon Soranus : La tête d’Apollon (souvent identifié ici comme Apollo Soranus, une divinité liée au destin et à la prophétie) évoque la protection divine. Le choix d’Apollon n’est pas anodin : il est le dieu de la lumière, de la vérité et de la guérison. L’étoile : Placée au-dessus de la tête d’Apollon, elle symbolise la divinité ou la destinée. Certains historiens y voient un écho au « Sidus Iulium » (la comète de César), bien que celle-ci ne soit apparue officiellement qu’en 44 av. J.-C. ; elle souligne néanmoins l’aspiration à un nouvel âge d’or. L’Acisculus (La pioche) : C’est un symbole parlant. Le mot latin acisculus désigne un petit marteau de tailleur de pierre ou une pioche. En l’incluant derrière Apollon, le monétaire Lucius Valerius fait un jeu de mots visuel sur son propre nom (cognomen), une pratique courante chez les magistrats romains pour signer leurs émissions. 2. Le Symbolisme du Revers : La Sibylle Le revers présente une tête de femme identifiée comme la Sibylle de Cumes : La prophétesse : La Sibylle est la voix d’Apollon sur terre. Son apparition sur cette pièce renforce le thème de la prophétie et du destin entamé à l’avers. Lien avec Énée et César : Selon la légende, c’est la Sibylle de Cumes qui guida Énée (ancêtre mythique de la Gens Julia, la famille de César) aux Enfers. En frappant ce type, Valerius Acisculus pourrait rendre hommage à la suprématie de César en rappelant les fondements mythologiques de Rome et de la lignée julienne. L’étymologie « Valere » : Comme le souligne l’analyse sur LesDioscures.com, les types de cette série se rattachent à l’origine de la Gens Valeria. Le nom « Valerius » est lié au verbe valere (être fort, être en bonne santé). La Sibylle, par ses liens avec Apollon (dieu guérisseur) et le salut de l’État, incarne cette idée de force et de préservation. 3. Contexte Historique : 45 av. J.-C. L’année 45 av. J.-C. est une année charnière : Fin de la Guerre Civile : C’est l’année de la bataille de Munda, où César écrase les derniers partisans de Pompée en Espagne. Rome espère la paix et la stabilité après des décennies de conflits. Propagande et légitimité : Les monétaires comme Acisculus ne sont plus de simples techniciens ; ils participent à la construction de l’image du régime. En utilisant des symboles comme la couronne de laurier (présente sur les deux faces de ce denier), ils célèbrent la victoire et l’autorité de César. Transition vers l’Empire : Cette monnaie illustre la transition vers un style plus « impérial » où le portrait (encore divin ici, mais bientôt humain avec César) et les symboles de victoire deviennent prédominants. Lucius Valerius Acisculus est un personnage dont la vie publique est indissociable de la fin de la République romaine. Bien que les détails biographiques précis soient rares, son activité en 45 av. J.-C. en tant que magistrat monétaire nous livre des informations cruciales sur son rang et ses attaches. Comme le soulignent les études de LesDioscures.com, ce monétaire appartient à l’une des familles les plus prestigieuses de Rome : la gens Valeria. 1. Identité et Carrière Magistrat monétaire (Triumvir Monetalis) : En 45 av. J.-C., il fait partie du collège des trois magistrats responsables de la frappe de la monnaie. C’était une étape clé du cursus honorum pour les jeunes aristocrates. Tribun de la Plèbe : Certaines sources, notamment le British Museum, mentionnent qu’il aurait exercé la fonction de tribun de la plèbe, bien que la date exacte reste incertaine (probablement peu après son mandat monétaire). Partisan de César : Son activité se déroule sous la dictature de Jules César. Frapper monnaie à cette époque nécessitait une proximité, ou du moins une absence d’opposition, avec le nouveau pouvoir en place. 2. Le nom « Acisculus » : Un outil et un symbole Le surnom (cognomen) Acisculus est ce qui rend ce monétaire célèbre chez les numismates. Étymologie : En latin, l’acisculus est un petit marteau de tailleur de pierre ou une petite pioche. Le « Type Parlant » : Fidèle à la tradition romaine, il utilise cet objet sur ses pièces comme une signature visuelle. C’est un moyen d’affirmer son identité familiale de manière ludique et mémorable. 3. Un représentant de la Gens Valeria En tant que membre de la gens Valeria, Lucius s’inscrit dans une lignée qui se prétendait d’origine sabine, remontant aux premiers jours de la République avec Valerius Publicola. Prestige : Sa famille jouissait de privilèges uniques à Rome, comme le droit d’ouvrir les portes de leur maison vers la rue (sur la Velia) ou d’avoir une place réservée au Cirque. Religion : Par ses choix iconographiques (Apollon Soranus, Diane), il réaffirme le rôle de sa famille en tant que gardienne de cultes anciens et spécifiques, renforçant ainsi sa légitimité politique par la piété religieuse. Pour voir d’autres exemplaires de cette monnaie : Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon Tous les types des monnaies de L. Valerius Acisculus se rattachent à l’origine mythologique dela famille Valeria et se résument dans les idées de force et de valeur, unies à celles de santé et de

1507VA – Denier Valeria – Lucius Valerius Acisculus

1507VA – Denier Valeria – Lucius Valerius Acisculus Avers : ACISCVLVS Tête d’Apollon Soranus (Apollon du destin), diadémée à droite, surmonté d’une étoile; derrière, une petite pioche (Acisculus). Revers : L. VALERIVS (Lucius Valerius) Valeria Luperca ou Europe assise à droite sur un taureau à droite. British Museum 4.08g INDICE DE RARETE : 6 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 45 avant J.C. Matière : Argent Gens : Valeria Références : RRC 474/1a – B.17 (Valeria) – Syd.998 Le denier de L. Valerius Acisculus ne se limite pas à sa beauté esthétique ; il est chargé de messages politiques et religieux propres à l’année 45 av. J.-C., une période charnière où Jules César assoit son pouvoir après la bataille de Munda. 1. Le Symbolisme Religieux et Familial Apollon Soranus : Le portrait sur l’avers est identifié comme Apollon Soranus, une divinité honorée sur le mont Soracte. Le choix de ce dieu n’est pas anodin : la gens Valeria (la famille du monnayeur) revendiquait des origines sabines anciennes. En affichant Apollon Soranus, Acisculus rappelle l’ancienneté et la piété de sa lignée, un argument de prestige majeur dans la compétition aristocratique romaine. L’Acisculus (Le pic ou doloire) : Placé derrière la tête d’Apollon, cet outil est un « type parlant ». C’est un jeu de mots visuel sur le surnom du monnayeur (Acisculus signifiant « petit marteau » ou « pic »). Cette pratique était courante pour aider les citoyens, dont beaucoup étaient illettrés, à identifier immédiatement l’émetteur de la monnaie. 2. Le Mythe d’Europe : Pourquoi ce revers ? La scène du revers, montrant Europe sur le taureau, est l’une des plus célèbres de la numismatique républicaine. Plusieurs interprétations coexistent : Lien avec le Soleil et la Lune : Certains historiens voient dans le voile gonflé d’Europe une représentation du croissant lunaire, faisant écho au soleil (Apollon) sur l’avers. Cela symboliserait l’harmonie cosmique sous le nouveau régime de César. Origines ancestrales : Il est possible que la famille Valéria ait possédé des domaines ou des liens historiques avec la Phénicie ou la Crète (lieux du mythe), bien que cela soit moins documenté. La Paix et la Prospérité : Après des années de guerres civiles, l’image d’Europe (symbole de l’Occident) emportée par Jupiter pourrait illustrer l’espoir d’un renouveau et d’une expansion pacifiée du monde romain. 3. Contexte Historique : L’ombre de Jules César L’année 45 av. J.-C. est une année de transition absolue : La fin de la République traditionnelle : Lucius Valerius Acisculus est l’un des trois monnayeurs (triumviri monetales) nommés alors que César est devenu Dictateur Perpétuel. Le contrôle de la monnaie commence à glisser des mains du Sénat vers celles des proches de César. Le passage du Rubicon monétaire : Bien que ce denier utilise encore des thèmes mythologiques « classiques », il préfigure le changement radical de l’année suivante (44 av. J.-C.), où le portrait d’un homme vivant (César) apparaîtra pour la première fois sur les pièces romaines. Réforme du calendrier : C’est également l’année de l’introduction du calendrier julien. La présence d’Apollon (dieu du soleil et du temps) et des symboles astraux (comme l’étoile sur certaines variantes) pourrait être un clin d’œil à cette maîtrise du temps par César. Lucius Valerius Acisculus est un personnage dont la vie publique est indissociable de la fin de la République romaine. Bien que les détails biographiques précis soient rares, son activité en 45 av. J.-C. en tant que magistrat monétaire nous livre des informations cruciales sur son rang et ses attaches. Comme le soulignent les études de LesDioscures.com, ce monétaire appartient à l’une des familles les plus prestigieuses de Rome : la gens Valeria. 1. Identité et Carrière Magistrat monétaire (Triumvir Monetalis) : En 45 av. J.-C., il fait partie du collège des trois magistrats responsables de la frappe de la monnaie. C’était une étape clé du cursus honorum pour les jeunes aristocrates. Tribun de la Plèbe : Certaines sources, notamment le British Museum, mentionnent qu’il aurait exercé la fonction de tribun de la plèbe, bien que la date exacte reste incertaine (probablement peu après son mandat monétaire). Partisan de César : Son activité se déroule sous la dictature de Jules César. Frapper monnaie à cette époque nécessitait une proximité, ou du moins une absence d’opposition, avec le nouveau pouvoir en place. 2. Le nom « Acisculus » : Un outil et un symbole Le surnom (cognomen) Acisculus est ce qui rend ce monétaire célèbre chez les numismates. Étymologie : En latin, l’acisculus est un petit marteau de tailleur de pierre ou une petite pioche. Le « Type Parlant » : Fidèle à la tradition romaine, il utilise cet objet sur ses pièces comme une signature visuelle. C’est un moyen d’affirmer son identité familiale de manière ludique et mémorable. 3. Un représentant de la Gens Valeria En tant que membre de la gens Valeria, Lucius s’inscrit dans une lignée qui se prétendait d’origine sabine, remontant aux premiers jours de la République avec Valerius Publicola. Prestige : Sa famille jouissait de privilèges uniques à Rome, comme le droit d’ouvrir les portes de leur maison vers la rue (sur la Velia) ou d’avoir une place réservée au Cirque. Religion : Par ses choix iconographiques (Apollon Soranus, Diane), il réaffirme le rôle de sa famille en tant que gardienne de cultes anciens et spécifiques, renforçant ainsi sa légitimité politique par la piété religieuse. Variante : Tête d’Apollon comprise dans une couronne de laurier à l’avers. Références : RRC 474/1b – B.16 (Valeria) – Syd.998a British Museum 3.72g Pour voir d’autres exemplaires de cette monnaie : Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon Tous les types des monnaies de L. Valerius Acisculus se rattachent à l’origine mythologique de la famille Valeria et se résument dans les idées de force et de valeur, unies à celles de santé et de salut qu’on retrouvait étymologiquement dans le mot valere. La tête de femme qui figure au revers de ces mêmes deniers et dont les cheveux sont relevés par un cecryphalos semblable à celui qui enveloppe la chevelure d’Aréthuse sur les médaillons de Syracuse, est la tête de Valeria Luperca, l’héroïne légendaire dont

1414VA – Denier Valeria – Marcus Valerius Messala

1414VA – Denier Valeria – Marcus Valerius Messala Avers : MESS(AL).F (Messalla Filius) Buste casqué de Roma à droite avec une lance derrière la tête. Revers : PA(TR)E.COS / S C (Patre Consule, Senatus Consulto) Chaise curule, au dessous un diadème autour d’un sceptre. British Museum 4.14g INDICE DE RARETE : 9 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 53 avant J.C. Matière : Argent Gens : Valeria Références : RRC 435/1 – B.13 (Valeria) – Syd.934 Le monétaire responsable de l’émission de ce denier est identifié comme Marcus Valerius Messalla (souvent désigné sous le nom de M. Valerius Messalla Filius). Voici les informations clés sur ce personnage et le contexte de sa charge : 1. Identité et Famille Filiation : Il est le fils de Marcus Valerius Messalla Rufus, qui fut consul en 53 av. J.-C. (l’année même de l’émission). C’est pour cette raison que la monnaie porte la légende unique PATRE COS (mon père étant consul). Gens Valeria : Il appartient à l’une des plus anciennes et prestigieuses familles patriciennes de Rome. Les Messallae tiraient leur nom de la prise de Messine par un ancêtre en 263 av. J.-C. Identification historique : Bien qu’il y ait des débats entre historiens, il est très probablement le Marcus Valerius Messalla qui devint consul suffect en 32 av. J.-C. 2. Contexte de son mandat (53 av. J.-C.) Être « monétaire » (triumvir monetalis) était l’une des premières étapes du cursus honorum pour un jeune aristocrate. Une année de crise : L’année 53 av. J.-C. est marquée par une anarchie politique totale à Rome. Les élections consulaires sont bloquées par des violences de rue (notamment entre les bandes de Clodius et de Milon), et la défaite de Crassus à Carrhes jette un froid sur la République. Propagande familiale : En frappant cette monnaie alors que son père est consul, le jeune Messalla utilise son droit de frappe pour glorifier l’imperium paternel. C’est un acte d’affirmation de la légitimité de sa branche familiale dans un moment d’instabilité. 3. Symbolique choisie par le monétaire Le choix des motifs sur le denier reflète ses convictions et son rang : La chaise curule : Elle représente le siège sur lequel les magistrats supérieurs (comme son père) rendaient la justice. Le sceptre et le diadème : Placés sous la chaise, ils symbolisent la soumission des rois étrangers à l’autorité de Rome, ou plus spécifiquement, le refus de la royauté au profit de la magistrature républicaine légitime. Pour aller plus loin La lignée des Valerii Messallae est fascinante car elle a su traverser les guerres civiles pour rester influente sous Auguste. Son parent le plus célèbre, Messalla Corvinus, deviendra plus tard un grand protecteur des arts et l’ami du poète Tibulle. Pour voir d’autres exemplaires de cette monnaie : Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon L. Vinicius. Monétaire vers 696 (58 av. J.-C.) Ce personnage fut tribun du peuple en 703 (51 av. J.-C.) et, en cette qualité, il opposa son veto à un sénatus-consulte dirigé contre Jules César. Il devint consul suffectus en 721 (33 av. J.-C.); on ne connaît pas autrement sa carrière. Les deniers qu’il a fait frapper vers l’an 696 (58 av. J.-C.) portent des types qu’on voit fréquemment à cette époque et dans les années suivantes. Ils sont en l’honneur de la Concorde, qu’on n’invoque jamais tant que durant les guerres civiles; ici, elle se rapporte au triumvirat de Pompée,César et Crassus, conclu en 695 (59 av. J.-C.). Cavedoni, après Vaillant, a reconnu dans les couronnes suspendues à la palme que tient la Victoire les quatre couronnes qui figurent sur un denier, presque contemporain, de Faustus Sylla (Cornelia, 61). Ces couronnes font allusion, comme nous l’avons dit ailleurs, aux succès de Pompée : trois d’entre elles rappellent ses victoires dans les trois parties du monde, et la quatrième est la couronne de laurier en or avec laquelle Pompée fut admis à paraître dans les cérémonies officielles. Lieux de découverte (6 exemplaires)

1288VA – Denier Valeria – Caius Valerius Flaccus

1288VA – Denier Valeria – Caius Valerius Flaccus Avers : Anépigraphe Buste ailé et drapé de la Victoire à droite avec collier et pendants d’oreilles. Une marque de contrôle devant ou derrière la tête. Revers : C VAL FLA – IMPERAT – EX.S.C (Caius Valerius Flaccus/ Imperator/ Ex Senatus Consulto/ Hastati – Principes, Caius Valérius Flaccus Impérator/ Avec l’accord du Sénat, Hastati et Principes) Aigle légionnaire entre deux enseignes. British Museum 3.86g INDICE DE RARETE : 6 1 10+ ATELIER : Massalia Datation : 82 avant J.C. Matière : Argent Gens : Valeria Références : RRC 365/1 – B.12 (Valeria) 👤 C. Valerius Flaccus (Monétaire/Imperator) Rôle Détails Nom Complet Caius Valerius Flaccus Période d’activité Fin du IIe siècle av. J.-C. au début du Ier siècle av. J.-C. Fonction au moment de l’émission Imperator (Général) et Proconsul. Il était gouverneur d’une province (probablement la Gaule Transalpine) et agissait en vertu d’un mandat proconsulaire. Contexte Politique Partisan de la faction de Sulla durant les guerres civiles romaines.   Contexte Historique et Importance Guerres Civiles (82 av. J.-C.) : Le monnayage (RRC 365/1) a été émis alors que Rome était déchirée par la guerre entre les Optimates (Sulla) et les Populares (Marius/Cinna/Carbo). Mission en Espagne : C. Valerius Flaccus a été envoyé par Sulla pour prendre le commandement en Hispanie Citérieure (Espagne) afin de combattre le général marian Quintus Sertorius, qui avait établi un État rival. Lieu de Frappe : Ces monnaies militaires n’ont pas été frappées à Rome, mais probablement à Massalia (Marseille) ou dans un autre centre en Gaule, servant de base arrière pour sa campagne vers l’Espagne. Signification du Type Monétaire : Le titre d’Imperator sur la monnaie (C•VAL•FLA IMPERAT) souligne son autorité militaire suprême. Le revers montre un Aigle Légionnaire et des étendards (signa), symboles clairs de la loyauté de l’armée et de la nécessité de payer les troupes durant une campagne cruciale. En résumé, C. Valerius Flaccus était un général important de l’époque de Sulla, et ce denier est une monnaie de guerre frappée en dehors de Rome pour financer ses légions. Variante 1 : symbole de contrôle derrière la tête de Victoria. Références : RRC 365/1a – B.12 (Valeria) – Syd.747 British Museum 3.8g Variante 2 : lettre de contrôle derrière la tête de Victoria. Références : RRC 365/1b – B.12 (Valeria) – Syd.747b British Museum 3.74g Variante 3 : symbole de contrôle devant la tête de Victoria. Références : RRC 365/1c – B.12 (Valeria) – Syd.747 British Museum 3.94g Pour voir d’autres exemplaires de cette monnaie : Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon C. Valerius Flaccus. Imperator, en 673 (81 av. J.-C.) Cicéron nous apprend que, dès l’année 671 (83 av. J.-C.), C. Valerius Flaccus était déjà imperator et propréteur en Gaule sous le consulat de L. Cornelius Scipio et de C. Norbanus . Il remporta des succès militaires en Gaule et en Espagne, et obtint les honneurs du triomphe en 673 (81 av. J.-C.). Il avait d’abord été l’adversaire de Sylla, mais il se réconcilia avec lui avant la fin de son commandement, en 673 ; c’est ce qui explique comment l’on voit, sur ses monnaies, la mention senatus consullo, comme sur les pièces des généraux de Sylla telles que celles de C. Memmius Galeria, L. Fabius Hispaniensis et C. Tarquitius. Les espèces de ces derniers ayant toutes été émises en Espagne, on peut en induire que celles de C. Valerius Flaccus ont la même origine. Licinianus nous apprend effectivement que Flaccus alla en Espagne et remporta une victoire sur les Celtibériens. Nous avons déjà dit que les lettres H et P qui figurent sur les enseignes des cohortes, de chaque côté d’une aigle légionnaire, signifient Hastati, Principes ; le même revers se trouve sur les pièces frappées par le questeur urbain Nerius. Il s’agit des cohortes qui ont principalement contribué ;à la victoire de Flaccus sur les bandes espagnoles et qui l’accompagnaient dans son gouvernement de la Gaule. Lieux de découverte (72 exemplaires)

1122VA – Denier Valeria – Lucius Valerius Flaccus

1122VA – Denier Valeria – Lucius Valerius Flaccus Avers : Anépigraphe Buste drapé de Victoria (la Victoire) à droite, l’aile visible derrière le dos, XVI en monogramme sous le menton. Revers : L. VALERI / FLACCI (Lucius Valerius Flaccus) Mars nu marchant à gauche, tenant une lance de la main droite et un trophée sur l’épaule gauche; à gauche, l’apex; à droite, un épi de blé. British Museum 3.98g INDICE DE RARETE : 4 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 109-108 avant J.C. Matière : Argent Gens : Valeria Références : RRC 306/1 – B.11 (Valeria) – Syd. 565 👤 Le Monétaire : L. Valerius Flaccus Le monétaire L. Valerius Flaccus qui a frappé ce denier (vers 108-107 av. J.-C.) est un personnage historique bien connu, qui a poursuivi une carrière politique brillante après son poste de tresvir monetalis (monétaire). Nom Complet : Lucius Valerius Flaccus Période du Monétariat : c. 108-107 av. J.-C. Famille (Gens) : Valeria, une des plus anciennes et des plus distinguées familles patriciennes de Rome.   🚀 Carrière Politique Postérieure Le monétaire est très probablement la même personne que le consul qui a joué un rôle majeur dans les guerres civiles : Consul en 100 av. J.-C. : Il fut le collègue de Caius Marius (pour le sixième consulat de ce dernier). Censeur en 97 av. J.-C. : Il a exercé la censure avec Marcus Antonius Orator. Flaminat : Il a également exercé la fonction de Flamen Martialis (prêtre de Mars) à un moment donné, tout comme son père. Princeps Senatus : Il est devenu le chef du Sénat (princeps senatus) vers 86 av. J.-C. Rôle dans les Guerres Civiles : Il a été désigné Interrex en 82 av. J.-C. et a fait voter la fameuse Lex Valeria qui accordait des pouvoirs dictatoriaux à Sylla.   🖼️ Le Symbolisme Familial sur la Monnaie  Les types monétaires choisis par L. Valerius Flaccus ne sont pas anodins ; ils célèbrent les gloires de sa famille et ses fonctions religieuses : Élément du Revers Signification Familiale Mars avec le Trophée Commémore probablement les succès militaires de ses ancêtres de la gens Valeria, notamment une victoire contre les Gaulois en Italie du Nord en 194 av. J.-C. L’Apex (coiffe conique) Référence à la fonction de Flamen Martialis (prêtre de Mars), tenue par son père (consul en 131 av. J.-C.) et qu’il a lui-même exercée par la suite. L’Épi de Blé Peut rappeler l’activité de colonisation menée par un homonyme à Plaisance et Crémone en Italie du Nord en 190 av. J.-C., des régions agricoles. L’émission de ce denier est donc un exemple classique de monnaie républicaine où le monétaire utilise son pouvoir pour immortaliser les hauts faits et les honneurs religieux de sa famille, se positionnant ainsi pour sa future carrière. Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon L. Valerius Flaccus. Monétaire vers 650 (104 av. J.-C.) Le type du denier décrit ci-après semble indiquer que le monétaire était fils de L. Valerius Flaccus qui fut flamen Martialis, puis consul en 623 (131 av. J.-C); l’apex paraît en effet se rapporter à cette fonction sacerdotale. Le monétaire pourrait être, soit L. Valerius Flaccus, dont le père n’est pas connu et qui fut consul en 668 (86 av. J.-C.); soit L. Valerius Flaccus qui fut édile curule, puis consul pour la première fois en 654 (100 av. J.-C.) avec C. Marius. Il sévit contre L. Appuleius Saturninus et les fauteurs de désordres à Rome à cette époque. Il devint censeur en 657 (97 av. J.-C.) avec Marc Antoine l’orateur. A la mort de Marius, il devint consul et fut envoyé en Asie pour résister à Sylla et faire la guerre à Mithridate. Durant son expédition, Flaccus se brouilla avec son collègue C. Flavius Fimbria qui le fit mettre à mort, en 668 (86 av. J.-C.).Sur les médailles, le buste de la Victoire se rapporte probablement au même fait que le bige de la Victoire qui est au revers des deniers de C. Valerius C. f. Flaccus : peut-être s’agit-il des triomphes de Valerius Publicola, l’ancêtre de la race. Le visage de la Victoire paraît avoir un caractère iconographique. Mars casqué portant un trophée se rapporte aussi à quelque succès militaire d’un des ancètres du monétaire. L’apex ou bonnet de flamine rappelle, comme nous l’avons dit, les fonctions de flamen que le père du monétaire a exercées; l’épi de blé, qui doit faire allusion à quelque distribution gratuite de blé au peuple de Rome, n’a pas encore reçu son application à un fait historiquement connu. Lieux de découverte (364 exemplaires)