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Junon Sospita

La Salvatrice · Déesse guerrière de Lanuvium · Iconographie numismatique · République romaine

NatureDivinité latine · Aspect de Junon
TitulatureSospita Mater Regina
AttributsPeau de chèvre · Lance · Bouclier · Serpent
OrigineLanuvium · Latium
Monnaies105 – 42 av. J.-C.

Junon Sospita — « celle qui sauve » — est l'une des facettes les plus originales et les plus anciennes de Junon dans le monde latin. Vénérée en premier lieu à Lanuvium, ville du Latium au sud-est de Rome, sous le titre complet de Sospita Mater Regina, elle se distingue radicalement de l'Héra grecque comme de la Junon capitoline : c'est une déesse guerrière, coiffée d'une peau de chèvre cornue, portant lance et bouclier, et associée à un rituel aussi fascinant qu'inquiétant — le serpent sacré de Lanuvium.

Son culte, antérieur à l'influence grecque, réunit trois aspects que son titre résume : protectrice armée de la cité, mère garante de la fécondité, reine souveraine. Après la dissolution de la Ligue latine en 338 av. J.-C., Rome accorda la citoyenneté aux Lanuviens mais exigea que le temple et le bois sacré de Junon Sospita soient désormais communs aux deux peuples (Tite-Live, VIII, 14) — signe de l'importance politique et religieuse de cette déesse pour toute l'Italie centrale.

« De temps immémorial, la ville de Lanuvium est sous la garde d'un antique dragon, et l'on prend soin de ne pas manquer l'instant de la cérémonie annuelle. »

— Properce, Élégies, IV, 8, 3–4 — cité par Babelon
✦ Représentations remarquables
R1Junon Sospita — Statue colossale, Musées du VaticanIIe siècle ap. J.-C. · Art romain impérial
Statue colossale de Junon Sospita en marbre, IIe siècle ap. J.-C., Musées du Vatican
Junon Sospita · Statue colossale en marbre · IIe siècle ap. J.-C. · Musées du Vatican, Museo Pio-Clementino, Sala Rotonda (inv. 241) · Wikimedia Commons

Cette statue colossale du IIe siècle ap. J.-C., provenant de la collection Mattei et entrée dans les collections pontificales en 1782, illustre l'iconographie caractéristique de Junon Sospita : la déesse s'avance en guerrière armée, la peau de chèvre rabattue sur la tête et le buste par-dessus ses vêtements de matrone, le bouclier au bras et chaussée des souliers à pointe recourbée (calcei repandi). On a proposé d'y reconnaître la statue de culte du temple de Junon Sospita du Forum Holitorium, à Rome.

Une prudence s'impose toutefois : une partie du visage, les bras avec leurs attributs, les jambes et le serpent sont des restaurations exécutées par Giovanni Pierantoni à la fin du XVIIIe siècle. Pour les attributs, ce sont donc les monnaies républicaines et la description de Cicéron (De natura deorum, I, 82 : peau de chèvre, lance, petit bouclier, souliers recourbés) qui restent les témoins les plus sûrs.

R2Antéfixe de Junon Sospita — Altes Museum, BerlinVers 500–480 av. J.-C. · Terre cuite architecturale
Antéfixe en terre cuite représentant Junon Sospita coiffée de la peau de chèvre cornue, vers 500–480 av. J.-C., Altes Museum, Berlin
Antéfixe de Junon Sospita · Terre cuite peinte · Latium, vers 500–480 av. J.-C. · Altes Museum, Berlin · Wikimedia Commons

Cette antéfixe — élément de décor en terre cuite placé en bordure de toiture — représente la déesse dans son iconographie archaïque : un casque recouvert de la dépouille d'une chèvre aux cornes annelées et aux oreilles pointues encadre le visage, dont la polychromie (lèvres rouges, yeux et chevelure noirs) est remarquablement conservée. Le type est connu dans le Latium, notamment à Satricum ; l'exemplaire de Berlin fut l'un des premiers objets antiques à entrer dans les collections des rois de Prusse.

La comparaison avec la statue du Vatican, postérieure de plus de six siècles, révèle la remarquable stabilité iconographique de Junon Sospita : la même dépouille de chèvre cornue, la même allure martiale. Cette continuité témoigne de la profondeur des racines de son culte dans le Latium — un culte qui traversa l'hellénisation, la République et l'Empire sans perdre son image propre.

✦ Attributs, culte & rituels
01La triple fonction de Junon SospitaGuerrière · Mère · Reine
🐐Peau de chèvreSon attribut le plus distinctif — une dépouille de chèvre cornue portée comme un casque, qui la différencie de toutes les autres Junon. Présente sur les deniers comme sur les sculptures.
🛡️Lance & bouclierAttributs guerriers de la protectrice de l'État. Tous les consuls étaient tenus de lui offrir un sacrifice (Cicéron, Pro Murena, 90).
🐍Le serpent sacréCentral dans son culte à Lanuvium : chaque année, des jeunes filles lui portaient des offrandes de gâteaux ; l'issue du rite engageait la fécondité de l'année.
👞Souliers recourbésLes calceoli repandi, chaussures à pointe relevée d'origine archaïque, complètent la panoplie décrite par Cicéron (De natura deorum, I, 82).

Le rituel du serpent de Lanuvium était l'une des cérémonies religieuses les plus commentées du monde romain. Chaque année, des jeunes filles descendaient dans la caverne du serpent sacré — les yeux bandés, précise Élien — en portant des gâteaux. Si elles étaient chastes, le serpent acceptait l'offrande, elles regagnaient les bras de leurs parents et les paysans s'écriaient que l'année serait fertile. Properce en donne une description saisissante, que Babelon reprend dans sa notice sur le denier Roscia.

Le titre complet de la déesse, Iuno Sospita Mater Regina, apparaît en abrégé — I·S·M·R — derrière sa tête sur le denier de L. Thorius Balbus (RRC 316/1, 105 av. J.-C.), la plus ancienne de ses représentations monétaires à Rome.

02Lanuvium & Rome — Un culte partagé338 av. J.-C. → 41 av. J.-C.

Le sanctuaire de Junon Sospita à Lanuvium était l'un des plus riches et des plus fréquentés du Latium. Après la dissolution de la Ligue latine en 338 av. J.-C., Rome n'osa pas le supprimer : elle en fit un sanctuaire commun aux Lanuviens et au peuple romain. Les prodiges qui y survenaient étaient rapportés au Sénat pour être expiés — Cicéron cite ainsi les boucliers rongés par des rats à Lanuvium (De divinatione, I, 99) —, ce qui en faisait un instrument de contrôle religieux et politique.

À Rome même, un temple lui fut voué en 197 av. J.-C. par le consul C. Cornelius Cethegus, pendant sa campagne contre les Insubres, et dédié en 194 dans le Forum Holitorium (Tite-Live, XXXII, 30 et XXXIV, 53). Ovide place sa fête aux calendes de février, « près de la Mère phrygienne » (Fastes, II, 55–56), indication dont la localisation reste discutée. En 90 av. J.-C., à la suite d'un songe de Caecilia Metella, le consul L. Iulius Caesar fit restaurer ce temple par décret du Sénat (Cicéron, De divinatione, I, 4). Le trésor du sanctuaire de Lanuvium était encore assez important pour qu'Octavien y emprunte des fonds en 41 av. J.-C., pendant la guerre de Pérouse contre Lucius Antonius (Appien, Guerres civiles, V, 24).

✦ Représentation numismatique
⭐ 241 combinaisons de marques de contrôle recensées sur LesDioscures.com

Le denier serratus RRC 412/1 est remarquable par le nombre exceptionnel de ses variantes de marques de contrôle : Babelon en reproduit 155 en croquis, et LesDioscures.com en référence aujourd'hui 241 combinaisons différentes. Les symboles de l'avers et du revers sont appariés thématiquement (tête de cheval à l'avers, tête d'âne au revers, etc.), un système que l'on retrouve sur le denier serratus de L. Papius (RRC 384/1). Indice de rareté LesDioscures : 4.

03Denier Serratus Roscia · L. Roscius Fabatus · Junon Sospita / Serpent64 av. J.-C.
🐐 Tête de Junon Sospita coiffée de la peau de chèvre à droite
Denier Serratus Roscia RRC 412/1 — Junon Sospita à l'avers, jeune fille nourrissant le serpent au revers
RRC 412/1 · Argent (serratus) · 3,96 g · British Museum
🏛 Légendes & description
AversL · ROSCITête de Junon Sospita à droite, coiffée de la peau de chèvre ; derrière, marque de contrôle.
ReversFABATIJeune fille debout à droite, nourrissant un serpent dressé devant elle ; derrière, marque de contrôle.

Ce denier est un document iconographique exceptionnel : il réunit les deux éléments fondamentaux du culte de Junon Sospita à Lanuvium — la déesse coiffée de la peau de chèvre à l'avers, et le rituel du serpent sacré au revers. Le choix de ces types n'est pas anodin : la gens Roscia était très probablement originaire de Lanuvium, et cette monnaie rend hommage à la cité et à sa divinité tutélaire.

La scène du revers — décrite par Properce et commentée par Babelon — montre la jeune fille présentant son offrande au serpent sacré, rite annuel dont l'issue engageait la fertilité de toute la région. C'est l'une des rares évocations figurées d'un rituel religieux précis dans le monnayage républicain.

Références : RRC 412/1 · B.3 (Roscia) · Syd. 915 · Sear 363 · Atelier : Rome · Matière : Argent serratus · Indice de rareté LesDioscures : 4 · fiche 1372RO

04De Thorius Balbus à Cornuficius — La déesse des monétaires lanuviens105 → 42 av. J.-C.

Le denier de Roscius Fabatus s'inscrit dans une série d'émissions où Junon Sospita signale, le plus souvent, l'origine lanuvine du magistrat monétaire. Dès 105 av. J.-C., L. Thorius Balbus place sa tête, accompagnée de la titulature I·S·M·R, à l'avers d'un denier dont le revers montre un taureau chargeant — jeu sur le nom Thorius / taurus (RRC 316/1).

En 80 av. J.-C., L. Procilius lui consacre deux types : sur le denier RRC 379/1, la tête de Jupiter est associée au revers à Junon Sospita marchant à droite, lance levée et bouclier au bras, un serpent devant elle ; sur le denier serratus RRC 379/2, la tête de la déesse occupe l'avers et le revers la montre dans un bige, brandissant la lance, le serpent sous les chevaux. L'année suivante, L. Papius associe sa tête à un griffon bondissant (RRC 384/1), avec des paires de symboles appariés comme sur le denier Roscia.

Denier Thoria RRC 316/1 — Junon Sospita / taureau chargeant
RRC 316/1 · Thoria · 105 av. J.-C.
Denier serratus Procilia RRC 379/2 — Junon Sospita / Junon Sospita en bige
RRC 379/2 · Procilia · 80 av. J.-C.
Denier serratus Papia RRC 384/1 — Junon Sospita / griffon
RRC 384/1 · Papia · 79 av. J.-C.
Denier de César par M. Mettius RRC 480/2 — Junon Sospita en bige au revers
RRC 480/2 · M. Mettius · 44 av. J.-C.

La déesse reparaît à la fin de la République : en 45 av. J.-C. sur le denier de L. Papius Celsus (RRC 472/1), dont le revers évoque la légende de Lavinium (louve et aigle attisant un feu) ; en 44 av. J.-C. sur le denier de César signé par M. Mettius (RRC 480/2), où elle mène un bige, et sur son quinaire (RRC 480/23) ; enfin en 42 av. J.-C. sur les aurei et deniers de Q. Cornuficius, gouverneur d'Afrique (RRC 509/1–5), dont le revers montre une déesse coiffée de la peau de chèvre et armée du bouclier couronnant le magistrat augure — identifiée à Junon Sospita par Babelon, identification la plus généralement admise.

✦ Le magistrat monétaire
05Lucius Roscius Fabatus — De la monnaie à Forum Gallorum64 av. J.-C. → 43 av. J.-C.

Lucius Roscius Fabatus représente le type du personnage politique de la fin de la République : monétaire, tribun de la plèbe, légat de César, préteur, médiateur — et finalement victime des guerres civiles. Son origine lanuvine, que suggèrent ses types monétaires, explique le choix iconographique de ses deniers : Junon Sospita était la grande divinité tutélaire de Lanuvium.

Sa carrière est remarquable : en 64 av. J.-C., il frappe ses deniers serratus ; tribun de la plèbe, il cosigne la lex Mamilia Roscia Peducaea Alliena Fabia, généralement datée de 55 av. J.-C. ; en 54 av. J.-C., légat de César en Gaule, il commande la XIIIe légion, mise en quartiers d'hiver chez les Ésuviens, dans l'actuelle Normandie (César, Guerre des Gaules, V, 24 et 53) ; préteur en 49 av. J.-C., il porte à César les messages de Pompée et du Sénat dans une tentative de médiation restée sans effet, et fait voter la loi accordant la pleine citoyenneté romaine aux Transpadans. Il meurt en avril 43 av. J.-C. à la bataille de Forum Gallorum, dans le camp de ceux qui combattaient Marc Antoine.

✦ Junon Sospita & l'héritage littéraire
06La guerrière contre l'antagoniste — Deux visages de JunonLittérature romaine · Virgile · Properce

Le contraste entre Junon Sospita et la Junon de l'Énéide de Virgile est saisissant. Dans l'épopée, Junon est l'antagoniste obstinée d'Énée — émotive, vindicative, incapable de contenir sa rancune — une figure héritée directement de l'Héra grecque. Dans la sculpture et la numismatique, Junon Sospita est au contraire une guerrière maîtresse d'elle-même, protectrice de l'État qu'elle défend au lieu de chercher à le détruire.

Cette dualité reflète la complexité des divinités romaines : une même déesse peut avoir des visages radicalement différents selon le contexte — Junon Moneta « celle qui avertit », Junon Sospita « la salvatrice guerrière », Junon Regina, reine du Capitole aux côtés de Jupiter. Cette multiplicité n'est pas une incohérence mais une richesse théologique qui permettait aux Romains d'adapter le divin à chaque besoin de leur vie civique, militaire et personnelle.

✦ Fiches numismatiques liées
1144TH · RRC 316/1Denier Thoria · L. Thorius BalbusI·S·M·R · Tête de Junon Sospita coiffée de la peau de chèvre / Taureau chargeant. 105 av. J.-C.→ Voir la fiche 1311PR · RRC 379/1Denier Procilia · L. ProciliusTête de Jupiter / Junon Sospita marchant, lance et bouclier, serpent devant elle. 80 av. J.-C.→ Voir la fiche 1312PR · RRC 379/2Denier serratus Procilia · L. ProciliusTête de Junon Sospita / Junon Sospita en bige brandissant la lance, serpent sous les chevaux. 80 av. J.-C.→ Voir la fiche 1317PA · RRC 384/1Denier serratus Papia · L. PapiusTête de Junon Sospita / Griffon bondissant ; symboles de contrôle appariés. 79 av. J.-C.→ Voir la fiche 1372RO · RRC 412/1Denier serratus Roscia · L. Roscius FabatusJunon Sospita coiffée de la peau de chèvre / Jeune fille nourrissant le serpent sacré. 241 combinaisons de marques de contrôle. 64 av. J.-C.→ Voir la fiche 1499PA · RRC 472/1Denier Papia · L. Papius CelsusTête de Junon Sospita / Louve et aigle attisant un feu. 45 av. J.-C.→ Voir la fiche 1525JU · RRC 480/2Denier César · M. MettiusTête laurée de César / Junon Sospita en bige, lance et bouclier. 44 av. J.-C.→ Voir la fiche 1544ME · RRC 480/23Quinaire Mettia · M. MettiusTête de Junon Sospita coiffée de la peau de chèvre. 44 av. J.-C.→ Voir la fiche 1660CO · RRC 509/1Aureus Cornuficia · Q. CornuficiusRevers : Junon Sospita couronnant Cornuficius augure. 42 av. J.-C.→ Voir la fiche 1661CO · RRC 509/2Denier Cornuficia · Q. CornuficiusRevers : Junon Sospita couronnant Cornuficius augure. 42 av. J.-C.→ Voir la fiche 1662CO · RRC 509/3Aureus Cornuficia · Q. CornuficiusRevers : Junon Sospita couronnant Cornuficius augure. 42 av. J.-C.→ Voir la fiche 1663CO · RRC 509/4Denier Cornuficia · Q. CornuficiusTête d'Africa coiffée de la dépouille d'éléphant / Junon Sospita couronnant Cornuficius augure. 42 av. J.-C.→ Voir la fiche 1664CO · RRC 509/5Denier Cornuficia · Q. CornuficiusRevers : Junon Sospita couronnant Cornuficius augure. 42 av. J.-C.→ Voir la fiche
📚Notes & Références
  • Properce, Élégies, IV, 8, 3–14 — description du rituel du serpent sacré de Lanuvium, citée par Babelon dans sa notice sur le denier Roscia.
  • Élien, De la nature des animaux, XI, 16 — autre description du rituel annuel du serpent de Junon à Lanuvium (jeunes filles aux yeux bandés).
  • Cicéron, De natura deorum, I, 82 — les attributs de Junon Sospita : peau de chèvre, lance, petit bouclier, souliers recourbés.
  • Cicéron, Pro Murena, 90 — obligation pour tous les consuls de sacrifier à Junon Sospita.
  • Cicéron, De divinatione, I, 4 et I, 99 — restauration du temple en 90 av. J.-C. après le songe de Caecilia Metella ; prodiges de Lanuvium.
  • Tite-Live, Ab Urbe condita, VIII, 14 — règlement de 338 av. J.-C. rendant le temple et le bois sacré de Junon Sospita communs aux Lanuviens et au peuple romain.
  • Tite-Live, Ab Urbe condita, XXXII, 30 et XXXIV, 53 — vœu de C. Cornelius Cethegus (197 av. J.-C.) et dédicace du temple du Forum Holitorium (194 av. J.-C.).
  • Ovide, Fastes, II, 55–56 — fête de Junon Sospita aux calendes de février.
  • Appien, Guerres civiles, V, 24 — emprunts d'Octavien aux trésors des temples, dont celui de Lanuvium (41 av. J.-C.).
  • César, Guerre des Gaules, V, 24 et V, 53 — L. Roscius à la tête de la XIIIe légion chez les Ésuviens.
  • Virgile, Énéide, I, 12–33 — portrait de la Junon antagoniste, à opposer à la Junon Sospita protectrice.
  • Crawford, M.H., Roman Republican Coinage, Cambridge University Press, 1974 — RRC 316/1, 379/1–2, 384/1, 412/1, 472/1, 480/2, 480/23, 509/1–5.
  • Babelon, E., Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine, Paris, 1885–1886 — Roscia 3 ; notice sur L. Roscius Fabatus, citation de Properce, croquis de 155 paires de marques de contrôle.
  • Sydenham, E.A., The Coinage of the Roman Republic, Londres, 1952 — Syd. 915.
  • Sear, D.R., Roman Coins and their Values, vol. I, Spink, Londres — Sear 363.
Article rédigé parChristopher Mérat
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