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Corona Civica

Corona Civica La corona civica (couronne civique) était une décoration militaire d’une grande distinction dans la Rome antique. Il s’agissait d’une couronne de feuilles de chêne décernée à un citoyen romain qui avait sauvé la vie d’un autre citoyen romain au combat. Voici les points essentiels concernant la corona civica : Aureus Auguste Les critères d’attribution : Pour recevoir la corona civica, un soldat devait remplir des conditions très spécifiques. Il devait sauver la vie d’un camarade citoyen, tuer l’adversaire de cet ennemi lors d’un combat au corps à corps, et tenir la position sur laquelle l’acte avait eu lieu le même jour. Un point crucial était que le citoyen sauvé devait confirmer personnellement l’acte de bravoure. Symbolisme : Le chêne était un arbre sacré pour Jupiter, le dieu principal des Romains, et il symbolisait également la force et la résistance. La couronne de feuilles de chêne représentait la valeur accordée à la vie d’un citoyen romain et le devoir d’un soldat de protéger ses camarades. Privilèges : La corona civica s’accompagnait de privilèges considérables. Le récipiendaire était exempté de tous les devoirs publics, une exemption qui s’étendait à son père et à son grand-père paternel. Il était également autorisé à porter la couronne lors de tous les événements publics et se voyait attribuer une place spéciale à côté des sénateurs. Importance historique : La corona civica était une part essentielle de la culture romaine, car elle mettait en lumière le lien entre la valeur individuelle et le devoir civique. C’était une manière de reconnaître et de récompenser les actes désintéressés qui bénéficiaient à la communauté. Le plus célèbre récipiendaire de la corona civica fut le premier empereur romain, Auguste, qui reçut cet honneur pour avoir mis fin aux guerres civiles qui avaient déchiré la République. La couronne devint un symbole de son autorité et de son rôle de « sauveur » du peuple romain.

Le Temple de Mars Ultor

Le Temple de Mars Ultor Le Temple de Mars Ultor (en latin : Templum Martis Ultoris), ou Temple de Mars le Vengeur, est un temple romain situé dans le forum d’Auguste à Rome. Il fut construit pour commémorer la victoire d’Auguste à la bataille de Philippes en 42 av. J.-C., où il vengea l’assassinat de son père adoptif, Jules César. Construction et Inauguration Vœu d’Auguste : Auguste fit le vœu de construire un temple dédié à Mars Vengeur avant la bataille de Philippes. Inauguration : Le temple fut finalement inauguré en 2 av. J.-C., bien que les travaux n’aient pas été totalement terminés. Emplacement : Il se dresse au fond du forum d’Auguste et est adossé à un grand mur en tuf de 30 mètres de haut, qui séparait le forum des quartiers d’habitation voisins et servait également de coupe-feu. Aureus Auguste Ruine du temple Rôle et Signification Le temple de Mars Ultor n’était pas un simple monument. Il jouait un rôle central dans la vie politique et militaire romaine : Centre militaire : Le Sénat s’y réunissait pour prendre les décisions liées à la guerre et pour ratifier les triomphes. Cérémonies d’État : Il servait de lieu pour de nombreuses cérémonies officielles, notamment celles de l’entrée dans l’âge adulte pour les jeunes Romains qui y recevaient leur toge. Symbole de la vengeance et de la paix : Le temple glorifiait la vengeance d’Auguste et le nouvel ordre qu’il avait instauré. Il contenait notamment les enseignes légionnaires récupérées des Parthes, un événement diplomatique majeur pour Rome. Statues et décorations : À l’intérieur de la cella (la pièce principale), se trouvaient des statues de Mars, Vénus (ancêtre mythique de la famille d’Auguste) et du Divin Jules. Architecture Le temple a été conçu sur un plan octostyle (huit colonnes en façade) et périptère sine postico (des colonnes sur les côtés, mais pas à l’arrière). Il était construit sur une plate-forme surélevée en opus caementicium recouverte de marbre. Il ne reste aujourd’hui que trois colonnes corinthiennes, qui témoignent de la grandeur de l’édifice. Les colonnes, d’une hauteur d’environ 17,7 mètres, étaient faites de marbre de Carrare.

406AN – Semuncia Anonyme

406AN – Semuncia Anonyme Avers : T Tête janiforme des Dioscures, derrière la lettre T. Revers : L Deux chevaux (des Dioscures) galopant, à droite ; au-dessus de chaque cheval, une étoile; en exergue la lettre L. SITNAM 2.55g INDICE DE RARETE : 10+ 1 10+ ATELIER : Luceria Datation : 211-210 avant J.C. Matière : Alliage cuivreux Gens : Anonyme Référence : RRC 98A/8 La lettre « L » que l’on trouve sur ces monnaies romaines de cette série est la marque de l’atelier monétaire de Luceria. Cette lettre est une abréviation de la ville de Luceria (aujourd’hui Lucera, en Italie du Sud), où ces pièces ont été frappées durant la deuxième guerre punique. L’utilisation de ces marques d’atelier était courante pour les monnaies émises en dehors de Rome pour financer l’effort de guerre. Le « L » identifiait donc le lieu de production de la pièce.

403AN – Quadrans Anonyme

403AN – Quadrans Anonyme Avers : L Tête de Mercure à droite, au-dessus marque de valeur composée de trois globules posés verticalement, au-dessous lettre L. Revers : T / ROMA Proue de galère à droite (rostre); au-dessous marque de valeur composée de trois globules, à droite la lettre T. SITNAM 9.2g INDICE DE RARETE : 10+ 1 10+ ATELIER : Luceria Datation : 211-210 avant J.C. Matière : Alliage cuivreux Gens : Anonyme Référence : RRC 98A/5 La lettre « L » que l’on trouve sur ces monnaies romaines de cette série est la marque de l’atelier monétaire de Luceria. Cette lettre est une abréviation de la ville de Luceria (aujourd’hui Lucera, en Italie du Sud), où ces pièces ont été frappées durant la deuxième guerre punique. L’utilisation de ces marques d’atelier était courante pour les monnaies émises en dehors de Rome pour financer l’effort de guerre. Le « L » identifiait donc le lieu de production de la pièce. Quant à lettre T est une marque d’atelier, ou « marque de la monnaie », qui permettait d’identifier l’atelier de frappe ou le magistrat monétaire responsable de l’émission.

Dolabella

Caducée – Dupliquer – [#5686] La Dolabella : un outil rituel de l’époque romaine   La dolabella était une petite hache ou hachette romaine, dont la forme était spécifiquement adaptée pour les rites religieux. Contrairement à une hache de travail (la securis), la dolabella était un instrument de cérémonie. Fonction et utilisation : Elle était l’un des instruments les plus importants dans le cadre des sacrifices publics et privés. Son rôle principal était de mettre à mort l’animal sacrifié. Le sacrifice était une cérémonie complexe et hautement ritualisée, et la mise à mort n’était pas un acte de violence brute, mais une étape sacrée du rituel. C’était généralement le rôle du victimarius, un assistant spécialisé, d’utiliser la dolabella ou un couteau de sacrifice (culter) pour accomplir cet acte. Importance symbolique : La dolabella symbolisait l’autorité et la légitimité du rituel. Elle était souvent représentée sur les autels et les monuments funéraires, aux côtés d’autres instruments sacrificiels comme la patera (coupe pour les libations), la simpulum (petite louche) et la praefericulum (cruche). Ces représentations visaient à souligner la pietas (la piété, le respect des dieux) et l’importance du défunt ou de la personne qui avait ordonné le sacrifice. Différence avec la dolabra : Il est important de ne pas confondre la dolabella (hachette de sacrifice) avec la dolabra. La dolabra était un outil polyvalent de l’armée romaine, combinant une hache et une pioche, utilisé principalement par les légionnaires pour la construction des fortifications et des tranchées. Bien que les deux noms soient similaires, leurs fonctions et leurs usages étaient très différents. Denier Anonyme – 209-208 avant J.C. Un nom aussi utilisé pour des personnes et des lieux   Le nom « Dolabella » était également un cognomen (surnom de famille) porté par plusieurs membres d’une branche de la gens (famille) Cornelia à Rome. L’un des plus célèbres fut Publius Cornelius Dolabella, gendre de Cicéron et consul suffect en 44 av. J.-C. De plus, il existe des monuments comme l’Arc de Dolabella et Silanus à Rome, construit par les consuls de l’an 10 de notre ère, qui n’a pas de lien direct avec la hache sacrificielle, mais avec les personnes qui l’ont fait ériger.

052AN – Tressis Anonyme

052AN – Tressis Anonyme Avers : Anépigraphe Tête de la déesse Rome à droite coiffée d’un casque phrygien, derrière marque de valeur III. Revers : Anépigraphe Roue à six rayons, entre deux, marque de valeur III. Numismatica Ars Classica 926g INDICE DE RARETE : 10+ 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 265 – 222 avant J.C. Matière : Alliage cuivreux Gens : Anonyme Références : RRC 24/1 – Syd. 57 Le nom « tressis » signifie littéralement « trois as », car elle valait trois as, l’unité de base de la monnaie de bronze romaine. La production du tressis pendant la deuxième guerre punique suggère son importance pour les transactions plus importantes durant cette période de dépenses militaires considérables. La Roue à Six Rayons : La signification exacte de la roue est sujette à interprétation. Plusieurs théories existent : Association avec Jupiter : La roue pourrait être un attribut de Jupiter, le roi des dieux romains, symbolisant peut-être sa protection et sa faveur sur Rome. Symbole du mouvement et du progrès : La roue pourrait représenter la croissance et l’expansion de Rome. Référence à des cultes locaux ou des symboles régionaux. Simple motif décoratif ou marque distinctive de l’atelier.

1492JU – Denier César – Caius Julius Cæsar

1492JU – Denier César – Caius Julius Cæsar Avers : Anépigraphe Tête diadémée de Vénus à droite, portant boucle d’oreilles et collier; derrière le long du cou, petit buste de Cupidon. Revers : CAESAR Trophée gaulois formé d’un casque, d’une cuirasse, de boucliers, de lances et de deux carnyx; au pied du trophée, deux gaulois assis, celui de gauche pleurant, celui de droite, les mains attachées dans le dos. British Museum 4.09g INDICE DE RARETE : 4 1 10+ ATELIER : Espagne Datation : 46 – 45 avant J.C. Matière : Argent Gens : Julia Références : RRC 468/1 – B.11 (Julia) – Syd.1014 Ce denier est bien plus qu’une simple monnaie ; c’est un outil de communication politique massif utilisé par Jules César au moment le plus critique de sa carrière. Frappé vers 46-45 av. J.-C., il intervient juste après sa victoire à Thapsus et pendant sa campagne en Espagne contre les fils de Pompée. 1. Le Symbolisme de l’Avers : La Légitimité Divine Vénus et l’ascendance : La tête de Vénus rappelle que la Gens Julia prétend descendre d’Iule (Ascagne), fils d’Énée, lui-même fils de la déesse Vénus. En affichant cette divinité, César affirme que son pouvoir n’est pas seulement politique, mais sacré et héréditaire. Le diadème et Cupidon : La présence de Cupidon renforce l’aspect maternel et protecteur de la déesse (Venus Genetrix). C’est un message de faveur divine : les dieux sont du côté de César. 2. Le Symbolisme du Revers : Le Triomphe sur la Gaule Le revers est une mise en scène brutale et victorieuse de la Guerre des Gaules (achevée quelques années plus tôt) : Le Trophée (Tropaeum) : L’empilement d’armes (casque, cuirasse, boucliers et carnyx) symbolise la capture du matériel ennemi. Les carnyx (trompettes gauloises à tête de dragon) sont des marqueurs visuels clairs de la victoire sur les peuples celtes. Les Captifs : À la base du trophée, on voit deux personnages. La femme éplorée à gauche personnifie la Gaule soumise. L’homme barbu à droite, les mains liées derrière le dos, représente le guerrier vaincu. Certains historiens y voient une référence symbolique à Vercingétorix, dont l’exécution a eu lieu précisément en 46 av. J.-C. lors du quadruple triomphe de César. 3. Le Contexte Historique : Une Monnaie de Guerre Financement des Légions : Cette pièce a été frappée par un atelier monétaire itinérant suivant l’armée de César en Espagne. Elle servait principalement à payer les soldats avant la bataille décisive de Munda. Propagande de Guerre Civile : Bien que l’ennemi de l’époque soit les partisans de Pompée (des Romains), César choisit de représenter ses victoires contre les Gaulois. C’est une stratégie subtile : il se présente comme le défenseur et l’agrandisseur de Rome face aux barbares, évitant ainsi de glorifier le massacre de ses propres concitoyens tout en affirmant sa supériorité militaire. Le Message Politique : « César est le descendant des dieux et le conquérant des terres nouvelles. » Ce message justifie son titre de Dictateur à vie. Curiosité : imitation barbare dentelée British Museum 3.1g Pour voir d’autres exemplaires de cette monnaie : Lieux de découverte (367 exemplaires)

1405FO – Denier Fonteia – Publius Fonteius Capito

1405FO – Denier Fonteia – Publius Fonteius Capito Avers : P.FONTEIVS CAPITO·III·VIR· CONCORDIA (Publio Fonteio Capito Triumvir Concordia, À Publius Fonteius Capito triumvir monétaire, Concordia) Buste casqué et drapé de Mars à droite vu de trois quarts en avant avec le trophée sur l’épaule. Revers : MN – FONT. TR. – MIL (Manius Fonteius Tribunus Militum, Manius Fonteius, tribun militaire) Cavalier bondissant à droite, tenant une javeline de la main droite et terrassant deux guerriers gaulois. British Museum 4.06g INDICE DE RARETE : 5 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 55 avant J.C. Matière : Argent Gens : Fonteia Références : RRC 429/1 – B.17 (Fonteia) – Syd.900 Le monétaire de ce denier est P. Fonteius P.f. Capito (Publius Fonteius Capito, fils de Publius). Voici les informations essentielles sur lui et sa monnaie, émise vers 55 av. J.-C. : 👤 Identité et Période Nom Complet: Publius Fonteius Publii filius Capito. Fonction Monétaire: III Vir (Triumvir Monétaire), l’un des trois magistrats chargés de la frappe des monnaies à Rome cette année-là. Famille (Gens): Fonteia, une famille plébéienne qui s’est élevée en importance vers la fin de la République. 🏛️ Contexte Historique L’émission de cette monnaie a lieu à une époque charnière de la République, dominée par le Premier Triumvirat (César, Pompée et Crassus). Le choix des types monétaires par les magistrats servait souvent à célébrer leurs ancêtres ou à affirmer leur position politique. 🖼️ Les Types Monétaires et l’Ancêtre Les dessins choisis par P. Fonteius Capito sur son denier rendent un hommage clair à un ancêtre important de la Gens Fonteia : Manius Fonteius (Mn. FONT. TR. MIL.). Avers (Droit) : Le buste de Mars (Dieu de la Guerre), souvent avec la légende P  FONTEIVS  P  F  CAPITO  III  VIR. Revers (Gauche) : La scène dramatique du cavalier romain (l’ancêtre Mn. Fonteius) terrassant des guerriers gaulois, avec l’inscription MN  FONT TR  MIL (Manius Fonteius, Tribunus Militum, c’est-à-dire Tribun Militaire). Cette scène est généralement interprétée comme la commémoration des exploits militaires de Manius Fonteius lorsque celui-ci fut gouverneur de la Gaule Narbonnaise entre 76 et 73 av. J.-C., probablement durant la guerre contre Sertorius en Hispanie, ou contre des tribus gauloises. 🧩 Liens Biographiques (Incidence) L’identité précise de ce P. Fonteius Capito est sujette à débat parmi les historiens, mais il est possible qu’il s’agisse de : L’homme qui aurait adopté Publius Clodius Pulcher, le célèbre démagogue et ennemi de Cicéron, bien que cela ne soit pas prouvé de manière absolue. Un ami de Cicéron, mentionné dans certaines de ses correspondances. Comme c’est souvent le cas pour les magistrats monétaires de rang inférieur, les informations directes sur leur carrière personnelle après leur mandat sont rares, et on les connaît surtout par l’intermédiaire de leurs monnaies, qui étaient des outils de propagande familiale et politique. Pour voir d’autres exemplaires de cette monnaie : Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon P. Fonteius P. f. Capito. Monétaire vers l’an 700 (54 av. J.-C.) Ce triumvir monétaire est probablement le personnage nommé P. Fonteius qui adopta P. Clodius Pulcher; il était né vers l’an 675 (79 av. J.- C.). On ne sait presque rien sur sa vie, et les types de ses monnaies sont assez difficiles à interpréter; la légende du droit nous apprend qu’il était fils d’un Publius Fonteius Capito; il remplit les fonctions de triumvir monetalis vers l’an 700 (54 av. J.-C.) ou peu après. Au revers du n. 17 nous voyons une scène qui se rapporte à un fait d’armes glorieux d’un tribun militaire ancêtre du triumvir, appelé Manius Fonteius; mais l’histoire n’a pas conservé le souvenir de cet exploit. Les armes de l’un des guerriers terrassés sont gauloises ou espagnoles. Nous avons déjà dit en décrivant les monnaies de T. Didius que nous manquons de renseignements au sujet de la restauration de la Villa publica par T. Didius, et que nous ignorons également pour quels motifs le monétaire P. Fonteius Capito a rappelé cette restauration sur le denier n. 18.

1328LU – Denier Lucretia – Lucius Lucretius Trio

1328LU – Denier Lucretia – Lucius Lucretius Trio Avers : Anépigraphe Tête laurée de Neptune à droite, le trident sur l’épaule; derrière la tête, marque de contrôle. Revers : L. LVCRETI / TRIO (Lucius Lucretius Trio) Petit génie ailé (Palæmon) chevauchant un dauphin à droite. British Museum 3.82g INDICE DE RARETE : 5 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 76 avant J.C. Matière : Argent Gens : Lucretia Références : RRC 390/2 – B.3 (Lucretia) – Syd.784 🏛️ Lucius Lucretius Trio Période d’Activité : Il a frappé monnaie aux environs de 76 av. J.-C. (certaines sources l’étendent jusqu’en 74 av. J.-C.). Fonction : Il était l’un des Triumviri Monetales (ou tresviri monetales), l’un des trois magistrats chargés de la frappe des monnaies à Rome. Cognomen (Trio) : Le surnom Trio (qui signifie « trio » ou « trois ») est peu documenté dans les écrits antiques. Il est principalement connu grâce aux monnaies. Référence Astrologique : Le monétaire a frappé d’autres deniers (RRC 390/1) qui font un jeu de mots avec son nom : au revers figure un croissant et sept étoiles (septem triones), qui désignait la constellation de la Grande Ourse et est à l’origine du mot « septentrion ». 👨‍👩‍👧‍👦 La Gens Lucretia Lucius Lucretius Trio appartenait à la Gens Lucretia, une famille romaine très ancienne et éminente : Ancienneté et Statut : La gens Lucretia était l’une des plus anciennes familles de Rome, originellement patricienne, mais qui comptait des branches plébéiennes plus tard. Lien Légendaire : Elle est célèbre dans la légende romaine grâce à Lucrèce (Lucretia), dont le viol et le suicide sont considérés comme l’événement déclencheur de la chute de la monarchie romaine et de l’établissement de la République en 509 av. J.-C. Ancêtres Maritimes : Les types monétaires maritimes qu’il a choisis pour le RRC 390/2 (Neptune, le génie ailé sur un dauphin) suggèrent une possible allusion à un ancêtre qui aurait occupé une charge importante dans la flotte romaine. Certains numismates pensent qu’il pourrait s’agir d’un hommage à C. Lucretius Gallus, qui fut duumvir navalis (magistrat naval) en 181 av. J.-C. Pour voir d’autres exemplaires de cette monnaie : Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon L. Lucretius Trio. Monétaire vers l’an 680 (74 av. J.-C.) Ce monétaire n’est pas mentionné dans les auteurs; d’ailleurs, le cognomen Trio, dans la famille Lucretia, ne nous est révélé que par les monnaies. L. Lucretius Trio a fait allusion à son surnom en plaçant, au revers d’un de ses deniers, les sept étoiles qui forment la constellation de la Grande Ourse, et qu’on appelait les septem triones, d’où notre mot septentrion. Cette allusion aux astres explique la présence du Soleil personnifié sur ce même denier qui a, ainsi, une analogie frappante avec le denier de P. Clodius M. f. (Claudia, 16). Peut-être le monétaire a-t-il voulu, en même temps, rapprocher la lumière qui vient des astres (lux) de son nom Lucretius, comme le Soleil rappelle le nom d’Aburius, à cause d’amburere, brûler (Cf. Aburia, 6). Ces rapprochements puérils sont bien conformes aux habitudes romaines. Quant à la pièce suivante (n. 3), la tête de Neptune et Cupidon sur un dauphin font supposer que l’un des ancêtres du monétaire a occupé une charge importante dans la flotte romaine. Ce type a beaucoup d’analogie avec celui des anciennes monnaies de Tarente et de quelques autres villes de la Grande Grèce. Dès lors, il est permis de croire que ce type monétaire est consacré au souvenir de C. Lucretius Gallus qui fut créé duumvir navalis avec C. Matienus en 573 (181 av. J.-C.) pour équiper les navires qui devaient conquérir la Ligurie , et qui, préteur en 583 (171 av. J.-C.), reçut le commandement de la flotte dirigée contre Persée, roi de Macédoine. Lieux de découverte (176 exemplaires) Enregistrer Enregistrer Enregistrer