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1405FO – Denier Fonteia – Publius Fonteius Capito

1405FO – Denier Fonteia – Publius Fonteius Capito Avers : P.FONTEIVS CAPITO·III·VIR· CONCORDIA (Publio Fonteio Capito Triumvir Concordia, À Publius Fonteius Capito triumvir monétaire, Concordia) Buste casqué et drapé de Mars à droite vu de trois quarts en avant avec le trophée sur l’épaule. Revers : MN – FONT. TR. – MIL (Manius Fonteius Tribunus Militum, Manius Fonteius, tribun militaire) Cavalier bondissant à droite, tenant une javeline de la main droite et terrassant deux guerriers gaulois. British Museum 4.06g INDICE DE RARETE : 5 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 55 avant J.C. Matière : Argent Gens : Fonteia Références : RRC 429/1 – B.17 (Fonteia) – Syd.900 Le monétaire de ce denier est P. Fonteius P.f. Capito (Publius Fonteius Capito, fils de Publius). Voici les informations essentielles sur lui et sa monnaie, émise vers 55 av. J.-C. : 👤 Identité et Période Nom Complet: Publius Fonteius Publii filius Capito. Fonction Monétaire: III Vir (Triumvir Monétaire), l’un des trois magistrats chargés de la frappe des monnaies à Rome cette année-là. Famille (Gens): Fonteia, une famille plébéienne qui s’est élevée en importance vers la fin de la République. 🏛️ Contexte Historique L’émission de cette monnaie a lieu à une époque charnière de la République, dominée par le Premier Triumvirat (César, Pompée et Crassus). Le choix des types monétaires par les magistrats servait souvent à célébrer leurs ancêtres ou à affirmer leur position politique. 🖼️ Les Types Monétaires et l’Ancêtre Les dessins choisis par P. Fonteius Capito sur son denier rendent un hommage clair à un ancêtre important de la Gens Fonteia : Manius Fonteius (Mn. FONT. TR. MIL.). Avers (Droit) : Le buste de Mars (Dieu de la Guerre), souvent avec la légende P  FONTEIVS  P  F  CAPITO  III  VIR. Revers (Gauche) : La scène dramatique du cavalier romain (l’ancêtre Mn. Fonteius) terrassant des guerriers gaulois, avec l’inscription MN  FONT TR  MIL (Manius Fonteius, Tribunus Militum, c’est-à-dire Tribun Militaire). Cette scène est généralement interprétée comme la commémoration des exploits militaires de Manius Fonteius lorsque celui-ci fut gouverneur de la Gaule Narbonnaise entre 76 et 73 av. J.-C., probablement durant la guerre contre Sertorius en Hispanie, ou contre des tribus gauloises. 🧩 Liens Biographiques (Incidence) L’identité précise de ce P. Fonteius Capito est sujette à débat parmi les historiens, mais il est possible qu’il s’agisse de : L’homme qui aurait adopté Publius Clodius Pulcher, le célèbre démagogue et ennemi de Cicéron, bien que cela ne soit pas prouvé de manière absolue. Un ami de Cicéron, mentionné dans certaines de ses correspondances. Comme c’est souvent le cas pour les magistrats monétaires de rang inférieur, les informations directes sur leur carrière personnelle après leur mandat sont rares, et on les connaît surtout par l’intermédiaire de leurs monnaies, qui étaient des outils de propagande familiale et politique. Pour voir d’autres exemplaires de cette monnaie : Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon P. Fonteius P. f. Capito. Monétaire vers l’an 700 (54 av. J.-C.) Ce triumvir monétaire est probablement le personnage nommé P. Fonteius qui adopta P. Clodius Pulcher; il était né vers l’an 675 (79 av. J.- C.). On ne sait presque rien sur sa vie, et les types de ses monnaies sont assez difficiles à interpréter; la légende du droit nous apprend qu’il était fils d’un Publius Fonteius Capito; il remplit les fonctions de triumvir monetalis vers l’an 700 (54 av. J.-C.) ou peu après. Au revers du n. 17 nous voyons une scène qui se rapporte à un fait d’armes glorieux d’un tribun militaire ancêtre du triumvir, appelé Manius Fonteius; mais l’histoire n’a pas conservé le souvenir de cet exploit. Les armes de l’un des guerriers terrassés sont gauloises ou espagnoles. Nous avons déjà dit en décrivant les monnaies de T. Didius que nous manquons de renseignements au sujet de la restauration de la Villa publica par T. Didius, et que nous ignorons également pour quels motifs le monétaire P. Fonteius Capito a rappelé cette restauration sur le denier n. 18.

2120AU – As Auguste – C. Cassius Celer

2120AU – As Auguste – C. Cassius Celer Avers : CAESAR AUGVSTVS TRIBVNIC. POTEST. (Auguste César revêtu de la Puissance Tribunitienne) Tête nue d’Auguste à droite. Revers : C CASSIVS C F CELER IIIVIR A A A F F  (“Caius Cassius Caii filius Celer, triumvir, auro argentum aeri flando feriundo, senatus consulto).”, (Caius Cassius, Fils de Caius, Celer, magistrat en charge de la préparation des flans et de la frappe des monnaies de l’or, de l’argent et du bronze par décret du Sénat.)) Légende entourant S C. British Museum 11.15g INDICE DE RARETE : 8 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 16 avant J.C. Matière : Alliage cuivreux Gentes : Julia et Cassia Références : RIC 376, BMC 169-170, BN 409 à 413, Cassia 24. C. Cassius Celer, fils d’un Caius, fut triumvir monétaire Auguste; sous il n’est connu que par ses médailles, qui lui donnent la qualification de triumvir monétalis, et sont consacrées à célébrer la puissance d’Auguste. (Sources : E. Babelon, Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine)

2119AU – Dupondius Auguste – C. Cassius Celer

2119AU – Dupondius Auguste – C. Cassius Celer Avers : AVGVSTVS TRIBVNIC POTEST (Auguste revêtu de la Puissance Tribunitienne) Couronne de chêne. Revers : C CASSIVS C F CELER IIIVIR A A A F F  (“Caius Cassius Caii filius Celer, triumvir, auro argentum aeri flando feriundo, senatus consulto).”, (Caius Cassius, Fils de Caius, Celer, magistrat en charge de la préparation des flans et de la frappe des monnaies de l’or, de l’argent et du bronze par décret du Sénat.)) Légende entourant S C. British Museum 8.28g INDICE DE RARETE : 9 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 16 avant J.C. Matière : Alliage cuivreux Gentes : Julia et Cassia Références : RIC 375, BMC 166 à 168, BN 399 à 406, Cassia 23. C. Cassius Celer, fils d’un Caius, fut triumvir monétaire Auguste; sous il n’est connu que par ses médailles, qui lui donnent la qualification de triumvir monétalis, et sont consacrées à célébrer la puissance d’Auguste. (Sources : E. Babelon, Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine)

2118AU – Sesterce Auguste – C. Cassius Celer

2118AU – Sesterce Auguste – C. Cassius Celer Avers : OB CIVIS SERVATOS (pour la sauvegarde des citoyens) Couronne de chêne entre deux branches de laurier. Revers : C CASSIVS C F CELER IIIVIR A A A F F (“Caius Cassius Caii filius Celer, triumvir, auro argentum aeri flando feriundo, senatus consulto).”, (Caius Cassius, Fils de Caius, Celer, magistrat en charge de la préparation des flans et de la frappe des monnaies de l’or, de l’argent et du bronze par décret du Sénat.)) Légende entourant S C. British Museum 27.12g INDICE DE RARETE : 8 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 16 avant J.C. Matière : Alliage cuivreux Gentes : Julia et Cassia Références : RIC 374, BMC 165, BN 394 à 398, Cassia 22. C. Cassius Celer, fils d’un Caius, fut triumvir monétaire Auguste; sous il n’est connu que par ses médailles, qui lui donnent la qualification de triumvir monétalis, et sont consacrées à célébrer la puissance d’Auguste. (Sources : E. Babelon, Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine)

1632CA – Aureus Cassius – Caius Cassius Longinus

1632CA – Aureus Cassius – Caius Cassius Longinus Avers : LIBERTAS M·AQVINVS·LEG Tête diadémée de Libertas à droite. Revers : C·CASSI PR COS Trépied avec chaudron décoré par deux branches de laurier. British Museum 8g INDICE DE RARETE : 10+ 1 10+ ATELIER : Incertain Datation : 43 – 42 avant J.C. Matière : Or Gentes : Cassia et Aquinia Références : RRC 498/1 – B.12 (Cassia) – Syd.1302 1. Contexte Historique : La Guerre Civile des Libérateurs Nous sommes en 43-42 av. J.-C., peu après la formation du Second Triumvirat (Octave, Marc Antoine et Lépide). Cassius et Brutus, les « Libérateurs », se sont enfuis en Orient pour lever des armées et des fonds. Le financement de la guerre : Cette monnaie n’est pas destinée à circuler dans le commerce civil. Elle est frappée pour payer les légions. L’or (aureus) est le métal de prestige par excellence, utilisé pour s’assurer la loyauté des soldats avant l’affrontement décisif de la bataille de Philippes. Légitimation du pouvoir : Cassius se présente comme PRO COS (Proconsul). C’est un point crucial : il affirme que son autorité émane toujours du Sénat romain, contrairement aux triumvirs qu’il considère comme des usurpateurs. 2. Analyse du Symbolisme Le message est double : il justifie le passé (le meurtre de César) et promet un avenir sous la protection des dieux. A. L’Avers : La Libertas (La Liberté) Signification politique : Le portrait de la déesse Libertas est l’emblème absolu des Républicains. En la plaçant sur la monnaie, Cassius rappelle pourquoi il a tué César : pour libérer Rome de la « tyrannie ». Héritage familial : La famille de Cassius (la gens Cassia) revendiquait de longue date une dévotion à la Liberté. C’est une manière de lier sa vertu personnelle à celle de l’État. B. Le Revers : Le Trépied d’Apollon Le trépied, surmonté d’un chaudron et entouré de bandelettes, est riche en symboles : Piété et Sacerdoce : Cassius était membre des Quindecimviri sacris faciundis (les quinze gardiens des Livres Sibyllins). Le trépied est l’emblème de ce collège sacerdotal. Il montre ainsi qu’il agit avec l’approbation divine. Apollon vs Dionysos : Les Républicains s’identifiaient souvent à Apollon (ordre, raison, soleil), tandis qu’ils associaient Marc Antoine à Dionysos (excès, ivresse). Référence à la Victoire : Le trépied était également un trophée courant. Certains historiens y voient une allusion à la victoire navale de Cassius contre Rhodes en 42 av. J.-C., peu avant la frappe de cette monnaie. 3. Conclusion Numismatique Cet aureus est le témoignage tragique d’un monde en train de basculer. En utilisant des symboles traditionnels (la Liberté et la religion), Cassius tente désespérément de maintenir l’illusion d’une République romaine intacte, alors que le système impérial est déjà en train de naître. Cet aureus mentionne deux noms essentiels sur ses deux faces : l’autorité émettrice (Cassius) et le magistrat responsable de la frappe (Aquinus). Voici les informations historiques et biographiques sur ces deux personnages : 1. L’autorité émettrice : Caius Cassius Longinus C’est le célèbre Cassius, l’un des principaux instigateurs du complot contre Jules César. Rôle militaire : Au moment de la frappe (43-42 av. J.-C.), il est Proconsul et commande les provinces d’Orient. Il a été acclamé Imperator (titre figurant sur le revers : C·CASSI·IMP) après ses victoires en Syrie et la soumission de Rhodes. Profil politique : Contrairement à Brutus, souvent perçu comme un idéaliste tourmenté, Cassius est décrit par les historiens antiques (comme Plutarque) comme un homme pragmatique, énergique et parfois sévère. La religion comme légitimité : Sur cette pièce, il met en avant sa fonction de Quindecimvir sacris faciundis (membre du collège des quinze prêtres gardiens des Livres Sibyllins), symbolisée par le trépied. C’est une manière de dire : « Je ne suis pas un rebelle, je suis un magistrat romain légitime et pieux. » 2. Le monétaire (Légat) : Marcus Aquinus Le nom à l’avers, M·AQVINVS·LEG, désigne le responsable direct de l’émission. Son rang : Le titre LEG (Legatus) indique qu’il n’est pas un magistrat monétaire ordinaire de Rome (tresvir monetalis), mais un lieutenant de haut rang (légat) au service de Cassius. Son parcours : C’est un partisan convaincu de la cause républicaine (les Optimates). Avant de rejoindre Cassius, il avait combattu aux côtés de Pompée. Il fut pardonné par César après la bataille de Thapsus en 46 av. J.-C., mais il choisit de rejoindre les « Libérateurs » après l’assassinat. Sa fin : Après la défaite de la bataille de Philippes en 42 av. J.-C., Marcus Aquinus, fidèle à ses convictions, se serait suicidé pour ne pas tomber aux mains d’Antoine et d’Octave. Pourquoi deux noms sur une monnaie ? À cette époque de guerre civile, la structure monétaire classique de Rome est brisée. Cassius apporte la caution politique et militaire (son nom garantit la valeur de l’or et l’autorité de l’armée). Aquinus apporte la caution administrative (il supervise la fonte, le poids et la qualité du métal précieux dans l’atelier mobile). Pour voir d’autres exemplaires de cette monnaie : Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon C. Cassius Longinus. Imperator en 712 (42 av. J.-C.) Il s agit du meurtrier de César ; son histoire est bien connue et nous n’en résumerons ici que les traits généraux. On le mentionne pour la première fois en 701 (53 av. J.-C.) : il remplissait alors les fonctions de questeur dans l armée de Crassus, lors de sa funeste expédition contre les Parthes. En 7o5 (49 av. J.-C.) il fut tribun du peuple et se déclara pour Pompée; après Pharsale, il se réconcilia avec César qui en fit un de ses lieutenants, et, en l’an. 710 (44 av. J.-C.), nommé prætor peregrinus, il devait partir l’année suivante pour la Syrie. Ce fut alors qu’il forma avec M. Brutus et d’autres conjurés le projet d’attenter à la vie du dictateur.Après le meurtre de César, Cassius partit pour la Syrie où il eut à lutter contre les Parthes et contre les partisans de César. Après une victoire sur Caecilius Bassus et les Rhodiens en 712, il fut proclamé imperator à Sardes par ses troupes. On sait que l’armée de Brutus et de Cassius fut définitivement écrasée en Macédoine, dans les plaines de Philippes, en 712 (42 av. J.-C.), par les troupes

1275CA – As Cassia – C. Cassius Longinus Varus

1275CA – As Cassia – C. Cassius Longinus Varus Avers : Anépigraphe Tête laurée de Janus, au-dessus un croissant. Revers : D.S.S. CASSI. L. SALINA. (Caius Cassius, Livius Salinator) Proue de navire sur laquelle on lit : D. S. S. (De senatus sententia, Par décret du Sénat) Bibliothèque nationale de France 10.44g INDICE DE RARETE : 9 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 84 avant J.C. Matière : Alliage cuivreux Gentes : Cassia et Livia Références : RRC 355/1a – B.5 (Cassia) – Syd.731a Cette pièce a été frappée par deux monétaires en collégialité, L. Livius Salinator et C. Cassius Longinus Varus, vers 84 av. J.-C., une période très agitée de la fin de la République Romaine. 👤 L. Livius Salinator Le nom complet est Lucius Livius Salinator. Rôle : Monétaire (magistrat responsable de la frappe des monnaies) en 84 av. J.-C. Contexte Politique : Il est un membre de la gens Livia, une famille patricienne et plébéienne établie. Le surnom (cognomen) Salinator provient de la famille de Marcus Livius Salinator (consul en 219 et 207 av. J.-C.) qui avait établi un impôt sur le sel (sal) pendant sa censure. Carrière ultérieure : Il est mentionné comme légat de Quintus Sertorius en Espagne en 81 av. J.-C., ce qui le place dans le camp des Populares (partisans de Marius et Cinna) ou, du moins, en opposition à Sylla à un certain moment. 👤 C. Cassius Longinus Varus Le nom complet est Caius Cassius Longinus Varus. Rôle : Monétaire, collègue de L. Livius Salinator en 84 av. J.-C. Identification : Il est identifié comme le Caius Cassius Longinus Varus qui fut plus tard Consul en 73 av. J.-C. Contexte Politique : Durant son consulat, il est connu pour avoir fait adopter la Lex Terentia Cassia concernant l’approvisionnement en blé de Rome à bas prix. Il a également été vaincu par Spartacus lors de la Troisième Guerre Servile en 72 av. J.-C. Lignée : Il appartient à la gens Cassia, une famille qui joua un rôle important dans les affaires de la fin de la République. Il est l’oncle (ou, selon d’autres sources, peut-être le père) du célèbre Caius Cassius Longinus, l’un des principaux assassins de Jules César en 44 av. J.-C. 🏛️ Contexte de l’émission (84 av. J.-C.) L’émission de cet AS a lieu pendant une période de troubles extrêmes : Guerres Civiles : Elle se situe entre les victoires initiales de Marius et Cinna sur Sylla, avant le retour de ce dernier en Italie. Financement des Armées : Ces frappes monétaires, souvent abondantes et de qualité variable, étaient nécessaires pour financer les armées des factions en présence. Le fait que l’As (monnaie de bronze) soit frappé « D. S. S. » (De Senatus Sententia – Par décret du Sénat) indique que l’émission se faisait sous l’autorité du Sénat qui, à cette époque, était dominé par les partisans de Cinna et Marius (la faction Populares). Variante 1 : légende du revers C·CASSIV / L·SALINA Référence : RRC 355/1b Münzkabinett Berlin 13.2g Münzkabinett Berlin 13.2g Variante 2 : légende du revers C·CASSI / L·SALIN ou C·CASSI / L·SALI Référence : RRC 355/1c Bibliothèque nationale de France 15.36g Bibliothèque nationale de France 15.36g Variante 3 : légende du revers C·CASI / L·SALIN Référence : RRC 355/1d British Museum 13.33g Variante 4 : légende du revers L·SALINA / C·CASSIVS Référence : RRC 355/1e SITNAM SITNAM Variante 5 : légende du revers L·SALIN / C·CASSI Référence : RRC 355/1f Bibliothèque nationale de France 12.29g Bibliothèque nationale de France 12.29g Variante 6 : légende du revers L·SALI / C·CASSI Référence : RRC 355/1g Bibliothèque nationale de France 13.02g Bibliothèque nationale de France 13.02g Variante 7 : légende du revers L·ALIN / C·C·ASSI Référence : RRC 355/1h British Museum 11.02g Pour voir d’autres exemplaires de cette monnaie : Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon Ce personnage auquel on peut attribuer l’as de pied semi-oncial ci-dessous décrit, fut consul en 681 (73 av. J.-C.) avec M. Terentius Varro Lucullus. Ce sont ces deux consuls qui promulguèrent la loi Terentia-Cassia qui ordonnait des distributions de blé à bas prix. Proconsul en Gaule l’année suivante, C. Cassius Varus fut battu par Spartacus à Modène. Compris dans la proscription de l’an 711 (43 av. J.-C.), il fut tué à Minturnes. Le monétaire qui a signé avec lui l’as que nous lui attribuons est inconnu, à moins que ce soit Julius Salinator, officier de l’armée de Sertorius, tué en 675 (81 av. J.-C. ).

1033CA – Bes Cassia – Caius Cassius

1033CA – Bes Cassia – Caius Cassius Avers : Anépigraphe Tête de Bacchus à droite, derrière marque de valeur S suivie de deux points. Revers : C. CASSI  ROMA (Caius Cassius Rome) Légende sur une proue de navire; à l’exergue ROMA, à droite marque de valeur S et deux points. British Museum 9.57g INDICE DE RARETE : 10+ 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 126 avant J.C. Matière : Alliage cuivreux Gens : Cassia Références : RRC 266/3 – B.3 (Cassia) – Syd.504 Le monétaire de cette monnaie est C. Cassius C.f. Longinus. Identité et Magistrature Nom complet : Caius Cassius C.f. Longinus (C.f. signifiant Caii filius, fils de Caius). Fonction : Il était l’un des tresviri monetales (triumvir monétaire), les magistrats chargés de la frappe des monnaies à Rome, en 126 av. J.-C. Gens : Il appartenait à la Gens Cassia, une famille d’origine plébéienne connue pour son orientation politique traditionnellement favorable aux réformes populaires.   Liens familiaux et politiques Il est très probable que ce monétaire soit Caius Cassius Longinus qui deviendra consul en 96 av. J.-C. (avec Cnaeus Domitius Ahenobarbus). Il était le fils de Lucius Cassius Longinus Ravilla, qui fut consul en 127 av. J.-C. et censeur en 125 av. J.-C. Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon C. Cassius Longinus. Monétaire vers 645 (109 av. J.-C.) C. Cassius Longinus était le second des fils de L. Cassius Longinus Ravilla cité plus haut. Il fut consul en 658 (96 av. J.-C.) avec Cn. Domitius Ahenobarbus. On ne sait presque rien sur sa vie; il est mentionné par Cicéron comme un des rares personnages qui soient parvenus au consulat sans passer par l’édilité. Ses monnaies sont curieuses. Le denier nous présente au droit, derrière la tête de Rome, une urne de vote qui fait allusion au fameux procès des Vestales jugé en 641 (113 av. J.-C.) par le père du monétaire. Au revers, figure le quadrige de la Liberté, symbole des idées démocratiques des Cassii qui, pour cette raison, avaient été expulsés de l’ordre des patriciens, ce dont ils s’enorgueillissaient. Le denier de P. Maenius Antiaticus a quelque rapport de fabrique avec celui de C. Cassius Longinus. Signalons les deux autres pièces, le dodrans et le bes, l’un avec la tête de Vulcain, l’autre avec la tête de Bacchus, selon Borghesi de Vénus d’après Riccio on sait que ces divisions de l’as sont fort rares dans la suite romaine.

1032CA – Dodrans Cassia – Caius Cassius

1032CA – Dodrans Cassia – Caius Cassius Avers : Anépigraphe Tête laurée de Vulcain à droite, derrière marque de valeur S et trois points disposés en triangle; au-dessous, des tenailles de forgeron. Revers : C. CASSI  ROMA (Caius Cassius Rome) Légende sur une proue de navire; à l’exergue ROMA, à droite marque de valeur S et trois points en triangle. Bibliothèque nationale de France 11.44g INDICE DE RARETE : 10 1 10+ ATELIER : Rome Datation : 126 avant J.C. Matière : Alliage cuivreux Gens : Cassia Références : RRC 266/2 – B.2 (Cassia) – Syd.503 Le monétaire de cette monnaie est C. Cassius C.f. Longinus. Identité et Magistrature Nom complet : Caius Cassius C.f. Longinus (C.f. signifiant Caii filius, fils de Caius). Fonction : Il était l’un des tresviri monetales (triumvir monétaire), les magistrats chargés de la frappe des monnaies à Rome, en 126 av. J.-C. Gens : Il appartenait à la Gens Cassia, une famille d’origine plébéienne connue pour son orientation politique traditionnellement favorable aux réformes populaires.   Liens familiaux et politiques Il est très probable que ce monétaire soit Caius Cassius Longinus qui deviendra consul en 96 av. J.-C. (avec Cnaeus Domitius Ahenobarbus). Il était le fils de Lucius Cassius Longinus Ravilla, qui fut consul en 127 av. J.-C. et censeur en 125 av. J.-C. Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon C. Cassius Longinus. Monétaire vers 645 (109 av. J.-C.) C. Cassius Longinus était le second des fils de L. Cassius Longinus Ravilla cité plus haut. Il fut consul en 658 (96 av. J.-C.) avec Cn. Domitius Ahenobarbus. On ne sait presque rien sur sa vie; il est mentionné par Cicéron comme un des rares personnages qui soient parvenus au consulat sans passer par l’édilité. Ses monnaies sont curieuses. Le denier nous présente au droit, derrière la tête de Rome, une urne de vote qui fait allusion au fameux procès des Vestales jugé en 641 (113 av. J.-C.) par le père du monétaire. Au revers, figure le quadrige de la Liberté, symbole des idées démocratiques des Cassii qui, pour cette raison, avaient été expulsés de l’ordre des patriciens, ce dont ils s’enorgueillissaient. Le denier de P. Maenius Antiaticus a quelque rapport de fabrique avec celui de C. Cassius Longinus. Signalons les deux autres pièces, le dodrans et le bes, l’un avec la tête de Vulcain, l’autre avec la tête de Bacchus, selon Borghesi de Vénus d’après Riccio on sait que ces divisions de l’as sont fort rares dans la suite romaine.

1631CA – Aureus Cassius – Caius Cassius Longinus

1631CA – Aureus Cassius – Caius Cassius Longinus Avers : LIBERTAS M·AQVINVS·LEG Tête diadémée de Libertas à droite. Revers : C·CASSI IMP Trépied avec chaudron décoré par deux branches de laurier. British Museum 7.7g INDICE DE RARETE : 10+ 1 10+ ATELIER : Incertain Datation : 43 – 42 avant J.C. Matière : Or Gentes : Cassia et Aquinia Références : RRC 499/1 – B.13 (Cassia) – Syd.1303 1. Contexte Historique : La résistance en Orient (43-42 av. J.-C.) Cet aureus est frappé par un atelier monétaire mobile alors que Cassius se trouve en Orient (Sardes ou Rhodes). Le titre d’Imperator : Cassius vient d’être acclamé Imperator par ses troupes après ses succès militaires en Syrie et contre la cité de Rhodes. Le besoin de légitimité : Contrairement à Brutus qui jouit d’une aura morale héritée de ses ancêtres, Cassius doit utiliser la monnaie pour affirmer son autorité et payer ses légions avant l’affrontement décisif de Philippes contre Octave et Marc Antoine. 2. Symbolisme de l’Avers : La Libertas souveraine L’avers présente la tête de la Liberté (Libertas) tournée vers la droite, portant un diadème. Légende : LIBERTAS M·AQVINVS·LEG (Marcus Aquinus Legatus). Signification : La Libertas est le cœur idéologique des « Libérateurs ». Ici, elle est représentée de manière divine (diadémée), suggérant que la cause républicaine est sacrée. Marcus Aquinus, qui signe la pièce, est le légat (lieutenant) de Cassius chargé de superviser la frappe. 3. Symbolisme du Revers : Piété et Autorité Le revers montre un trépied surmonté d’un chaudron (cortina), orné de deux branches de laurier. Légende : C·CASSI IMP (Caius Cassius Imperator). Le Trépied : Symbole d’Apollon, il fait référence à la charge de Quindecimvir sacris faciundis (l’un des 15 membres du collège religieux gardien des Livres Sibyllins) occupée par Cassius. Cela prouve que les « meurtriers » de César se considéraient comme des citoyens pieux agissant pour le salut de l’État. Le Laurier : Symbole de victoire, il renforce le titre d’Imperator et la promesse d’un succès futur contre les héritiers de César. Cet aureus mentionne deux noms essentiels sur ses deux faces : l’autorité émettrice (Cassius) et le magistrat responsable de la frappe (Aquinus). Voici les informations historiques et biographiques sur ces deux personnages : 1. L’autorité émettrice : Caius Cassius Longinus C’est le célèbre Cassius, l’un des principaux instigateurs du complot contre Jules César. Rôle militaire : Au moment de la frappe (43-42 av. J.-C.), il est Proconsul et commande les provinces d’Orient. Il a été acclamé Imperator (titre figurant sur le revers : C·CASSI·IMP) après ses victoires en Syrie et la soumission de Rhodes. Profil politique : Contrairement à Brutus, souvent perçu comme un idéaliste tourmenté, Cassius est décrit par les historiens antiques (comme Plutarque) comme un homme pragmatique, énergique et parfois sévère. La religion comme légitimité : Sur cette pièce, il met en avant sa fonction de Quindecimvir sacris faciundis (membre du collège des quinze prêtres gardiens des Livres Sibyllins), symbolisée par le trépied. C’est une manière de dire : « Je ne suis pas un rebelle, je suis un magistrat romain légitime et pieux. » 2. Le monétaire (Légat) : Marcus Aquinus Le nom à l’avers, M·AQVINVS·LEG, désigne le responsable direct de l’émission. Son rang : Le titre LEG (Legatus) indique qu’il n’est pas un magistrat monétaire ordinaire de Rome (tresvir monetalis), mais un lieutenant de haut rang (légat) au service de Cassius. Son parcours : C’est un partisan convaincu de la cause républicaine (les Optimates). Avant de rejoindre Cassius, il avait combattu aux côtés de Pompée. Il fut pardonné par César après la bataille de Thapsus en 46 av. J.-C., mais il choisit de rejoindre les « Libérateurs » après l’assassinat. Sa fin : Après la défaite de la bataille de Philippes en 42 av. J.-C., Marcus Aquinus, fidèle à ses convictions, se serait suicidé pour ne pas tomber aux mains d’Antoine et d’Octave. Pourquoi deux noms sur une monnaie ? À cette époque de guerre civile, la structure monétaire classique de Rome est brisée. Cassius apporte la caution politique et militaire (son nom garantit la valeur de l’or et l’autorité de l’armée). Aquinus apporte la caution administrative (il supervise la fonte, le poids et la qualité du métal précieux dans l’atelier mobile). Pour voir d’autres exemplaires de cette monnaie : Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon C. Cassius Longinus. Imperator en 712 (42 av. J.-C.) Il s agit du meurtrier de César ; son histoire est bien connue et nous n’en résumerons ici que les traits généraux. On le mentionne pour la première fois en 701 (53 av. J.-C.) : il remplissait alors les fonctions de questeur dans l armée de Crassus, lors de sa funeste expédition contre les Parthes. En 7o5 (49 av. J.-C.) il fut tribun du peuple et se déclara pour Pompée; après Pharsale, il se réconcilia avec César qui en fit un de ses lieutenants, et, en l’an. 710 (44 av. J.-C.), nommé prætor peregrinus, il devait partir l’année suivante pour la Syrie. Ce fut alors qu’il forma avec M. Brutus et d’autres conjurés le projet d’attenter à la vie du dictateur.Après le meurtre de César, Cassius partit pour la Syrie où il eut à lutter contre les Parthes et contre les partisans de César. Après une victoire sur Caecilius Bassus et les Rhodiens en 712, il fut proclamé imperator à Sardes par ses troupes. On sait que l’armée de Brutus et de Cassius fut définitivement écrasée en Macédoine, dans les plaines de Philippes, en 712 (42 av. J.-C.), par les troupes des triumvirs Marc Antoine, Octave et Lépide ; Cassius désespéré se donna la mort.Les monnaies sur lesquelles C. Cassius reçoit le titre d’imperator, ont été frappées en Orient par ses lieutenants M. Aquinus, P. Cornelius Lentulus Spinther, et M. Servilius . La tête de la Liberté rappelle que les Cassii s’étaient voués à la défense des revendications des plébéiens; le trépied qui fait peut-être allusion à la dignité de quindecimvir sacris faciundis, dont Cassius était investi rappelle , en même temps les monnaies de Delphes, de Cyzique et de beaucoup d

1647CA – Aureus Cassius – Marcus Servilius

1647CA – Aureus Cassius – Marcus Servilius Avers : C CASSI IMP (Caius Cassius, Imperator) Tête laurée à droite de Libertas. Revers : M SERVILIVS LEG (Marcus Servilius Legatus) Aplustre. British Museum 8.03g INDICE DE RARETE : 10+ 1 10+ ATELIER : Sardes? Datation : 43 – 42 avant J.C. Matière : Argent Gentes : Cassia et Servilia Références : RRC 505/1 – B.20 (Cassia) – Syd.1311 Cette monnaie est bien plus qu’une simple monnaie : c’est un manifeste politique et militaire frappé par les « Libérateurs » (les assassins de Jules César) peu avant leur défaite finale. Voici une analyse détaillée de son symbolisme et du contexte historique qui a mené à sa création. Le Contexte Historique : La Marche vers Philippes (43-42 av. J.-C.) Après le meurtre de César en 44 av. J.-C., ses assassins, menés par Caius Cassius Longinus et Marcus Junius Brutus, s’enfuient en Orient pour lever une armée. L’Urgence Militaire : En 43 av. J.-C., le Second Triumvirat (Octave, Marc Antoine et Lépide) est formé à Rome. La guerre civile est inévitable. Cassius et Brutus ont besoin d’énormes quantités d’or pour payer leurs légions avant l’affrontement décisif. L’Atelier Itinérant : Cet aureus n’a pas été frappé à Rome, mais par un atelier militaire mobile qui suivait Cassius. On situe généralement sa frappe à Sardes (Turquie actuelle) à l’été 42 av. J.-C., peu avant que Cassius ne rejoigne Brutus pour marcher vers la Macédoine. La Campagne de Rhodes : Juste avant la frappe, Cassius avait assiégé et pillé la ville de Rhodes, qui refusait de soutenir les Républicains. La richesse extraite de ce sac a probablement fourni le métal précieux nécessaire à l’émission de cet or. Analyse Symbolique : Le Message des « Libérateurs » Le choix des motifs est une réponse directe à la « tyrannie » de César, utilisant des symboles chers à la République. 1. L’Avers : Libertas et l’Idéologie Républicaine La tête de Libertas (la Liberté) est le symbole central du camp républicain. Légitimité : En plaçant Libertas sur ses pièces, Cassius se présente non pas comme un rebelle, mais comme le sauveur de la constitution romaine contre le despotisme. Le Titre IMP (Imperator) : La légende C·CASSI·IMP rappelle que Cassius a été acclamé Imperator par ses troupes après ses victoires en Orient, lui conférant une autorité militaire incontestée. 2. Le Revers : L’Aplustre et la Victoire de Rhodes Le revers, signé par le légat Marcus Servilius, est riche en allusions militaires et géographiques. L’Aplustre : Cet ornement de poupe de navire symbolise la suprématie navale. Il fait directement référence à la défaite de la flotte rhodienne par Cassius. Les Fleurs (Roses) : Les branches fleuries aux extrémités de l’aplustre sont interprétées comme des roses, symbole emblématique de l’île de Rhodes. C’est une manière subtile mais claire de marquer son triomphe sur cette puissance maritime. Le Diadème délié (sur des variantes proches comme le RRC 505/3) : Sur certaines émissions de Servilius, on voit un crabe (symbole de l’île de Cos) tenant un aplustre au-dessus d’un diadème délié. Le diadème étant le symbole de la royauté, cela signifie que Cassius a « délié » (brisé) les velléités royales, qu’il s’agisse de celles des souverains orientaux ou de celles de César lui-même. Une Monnaie de « Fin de Règne » Cette monnaie est l’une des dernières expressions de la République romaine avant qu’elle ne s’effondre à la bataille de Philippes en octobre 42 av. J.-C. Après leur défaite, Cassius et Brutus se suicidèrent, marquant la fin de l’espoir d’un retour à l’ancien régime sénatorial. Le magistrat monétaire mentionné sur cette monnaie est Marcus Servilius, un personnage clé de l’état-major des « Libérateurs » (Brutus et Cassius). Contrairement aux magistrats monétaires habituels de Rome (triumviri monetales), son rôle est ici celui d’un officier de haut rang doté de pouvoirs financiers en période de guerre. Voici les informations essentielles sur ce personnage : 1. Son Identité et son Titre Nom complet : Marcus Servilius. Il appartient à la gens Servilia, l’une des familles les plus anciennes et les plus illustres de Rome. Titre : LEG (Legatus). Il ne frappe pas monnaie en tant que magistrat civil, mais en tant que Légat. Cela signifie qu’il était un adjoint direct de Cassius (et parfois de Brutus), agissant avec l’autorité déléguée de son général. Famille : Il descend probablement de Marcus Servilius Pulex Geminus (consul en 202 av. J.-C.), un héros de la deuxième guerre punique célèbre pour ses 23 cicatrices de duels victorieux. Cette lignée explique l’importance de Marcus Servilius au sein du camp républicain : il représente la vieille aristocratie romaine opposée à la dictature. 2. Son Rôle sous Cassius et Brutus Pendant les guerres civiles de 43-42 av. J.-C., Servilius occupe une position de confiance absolue : Commandement militaire : Il a activement participé aux campagnes en Orient. Selon les sources historiques, il a été personnellement impliqué dans les opérations militaires en Lycie (au sud de l’actuelle Turquie) pour soumettre les cités locales et lever des fonds. Responsabilité financière : Sa signature sur l’aureus indique qu’il était responsable de la transformation du butin de guerre (or et argent pillés à Rhodes et en Lycie) en numéraire pour payer les soldats avant la bataille de Philippes. En résumé : Marcus Servilius n’est pas un simple fabricant de monnaie, mais un aristocrate soldat qui met son nom et son prestige au service de la « Liberté » contre les héritiers de César. Son nom sur ces pièces est une garantie de la valeur du métal et de la légitimité de la cause. Pour voir d’autres exemplaires de cette monnaie : Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon C. Cassius Longinus. Imperaior en 712 (42 av. J.-C.) Il s agit du meurtrier de César ; son histoire est bien connue et nous n’en résumerons ici que les traits généraux. On le mentionne pour la première fois en 701 (53 av. J.-C.) : il remplissait alors les fonctions de questeur dans l armée de Crassus, lors de sa funeste expédition contre les Parthes. En 7o5 (49 av. J.-C.) il fut tribun du peuple et se