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	<title>Archives des Personnages - LesDioscures.com</title>
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	<description>Monnaies romaines de la République à Auguste</description>
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	<title>Archives des Personnages - LesDioscures.com</title>
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		<title>Lucius Antonius</title>
		<link>https://lesdioscures.com/lucius-antonius/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christopher Mérat]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 16 Sep 2015 08:40:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Personnages]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Lucius Antonius · Pietas · Guerre de Pérouse · LesDioscures Lucius Antonius Consul 41 av. J.-C. · Cognomen Pietas · Guerre de Pérouse · Frère de Marc Antoine · Iconographie numismatique Naissance vers 81 av. J.-C. Mort vers 40 av. J.-C. · Hispanie Cognomen Pietas (la Piété) Magistratures Tribun · Consul 41 av. J.-C. Monnaie RRC 517/4 · RRC 517/5 Lucius Antonius (vers 81–40 av. J.-C.) est l&#8217;une des figures les plus paradoxales des guerres civiles romaines. Frère cadet du triumvir Marc Antoine, il tira sa légitimité entière du nom de sa famille — et s&#8217;en distingua pourtant par une rhétorique républicaine surprenante, en pleine époque triumvirale. Son cognomen Pietas — la Piété, la loyauté familiale et religieuse — dit tout de l&#8217;image qu&#8217;il cultivait : homme de devoir, loyal envers son frère, gardien des valeurs romaines traditionnelles. La guerre de Pérouse (41–40 av. J.-C.) est l&#8217;épisode qui résume sa vie : consul en 41, s&#8217;appuyant sur le mécontentement des paysans italiens dépossédés par les confiscations de terres d&#8217;Octavien, allié à Fulvie (l&#8217;impétueuse épouse de Marc Antoine), il engagea Rome dans un conflit fratricide qui s&#8217;acheva par sa capitulation dans Pérouse assiégée. Épargné par Octavien pour des raisons politiques, il mourut peu après en Hispanie, laissant derrière lui une trace numismatique exceptionnelle : l&#8217;aureus RRC 517/4, l&#8217;une des monnaies les plus rares de toute la République. « Lucius Antonius agissait au nom de son frère, mais adoptait un discours aux accents républicains — critiquant l&#8217;autoritarisme des triumvirs et plaidant pour la restauration des institutions anciennes. » — D&#8217;après Appien, Guerres civiles, V — portrait de Lucius Antonius pendant la guerre de Pérouse ✦ Représentations remarquables R1 L&#8217;Arco Etrusco (Porta Augusta) de Pérouse — Vestige de la guerre de Pérouse IIIe s. av. J.-C. · Restauration augustéenne après la victoire de 40 av. J.-C. · Perugia, Italie Arco Etrusco (Porta Augusta) · Pérouse · IIIe s. av. J.-C. · Restauré par Auguste après 40 av. J.-C. · CC0 Cette porte monumentale est le vestige le plus éloquent de l&#8217;antique Perusia étrusque — et le témoin silencieux de la capitulation de Lucius Antonius en 40 av. J.-C. Construite au IIIe siècle av. J.-C. dans les puissantes murailles de travertin de la ville, la porte fut restaurée par Octavien après sa victoire dans la guerre de Pérouse, et rebaptisée en son honneur : l&#8217;inscription AVGVSTA PERVSIA (Auguste-Pérouse) fut gravée au sommet de l&#8217;arc pour commémorer cette victoire et la refondation symbolique de la ville. L&#8217;inscription porte deux couches d&#8217;histoire : la première rappelle l&#8217;Augusta (la Pérouse d&#8217;Auguste), la seconde — COLONIA VIBIA — fut ajoutée par l&#8217;empereur Vibius Trebonianus Gallus au IIIe siècle ap. J.-C. La porte résume ainsi deux siècles de politique romaine, commençant précisément au moment où Lucius Antonius dut la franchir en vaincu, remettant sa ville et son armée à un Octavien qui choisit la clémence stratégique plutôt que la vengeance. R2 Buste de Marc Antoine — Musées du Vatican Époque romaine · Musées du Vatican Buste de Marc Antoine (Marcus Antonius) · Triumvir · Musées du Vatican · Domaine public Ce buste de Marc Antoine au Vatican permet de visualiser la figure tutélaire qui domine toute la carrière de Lucius. Marc Antoine — Marcus Antonius (83–30 av. J.-C.) — est le triumvir qui contrôlait l&#8217;Orient romain depuis Pharsale (42 av. J.-C.) et dont l&#8217;absence en 41–40 av. J.-C. conditionna entièrement l&#8217;échec de son frère. Lucius agissait officiellement en son nom, mais Marc Antoine — occupé par la guerre contre les Parthes et ses relations avec Cléopâtre — ne lui envoya ni troupes ni directives. Le portrait traduit le type du chef militaire romain de la fin de la République : traits vigoureux, mâchoire affirmée, regard déterminé. C&#8217;est le visage de l&#8217;homme dont le cognomen figurait sur la face de l&#8217;aureus RRC 517/4, pendant que celui de son frère Lucius apparaissait au revers — deux frères sur une même pièce d&#8217;or, symbole d&#8217;une solidarité familiale que la réalité politique devait démentir. ✦ Chronologie de Lucius Antonius — De la naissance à la mort · vers 81–40 av. J.-C. Fin de la République romaine vers 81 av. J.-C. Naissance Né à Rome, troisième fils de Marcus Antonius Creticus et de Julia. Ses frères aînés sont Marc Antoine et Gaius Antonius. La famille appartient à la gens Antonia plébéienne. Son père mourut prématurément, laissant les enfants dans une situation précaire — ils furent élevés dans un milieu aristocratique mais marqués par des excès de jeunesse (dettes, scandales, fêtes). 44 av. J.-C. Tribun de la plèbe En tant que tribun, Lucius propose une loi permettant à Jules César de nommer des magistrats en son absence — renforçant la mainmise de César sur les institutions. Il se montre un défenseur acharné des intérêts de son frère et du parti césarien. Sa loyauté lui vaut son cognomen Pietas — la piété filiale et fraternelle. 43 av. J.-C. Répression de la révolte de Parme Dans le chaos suivant l&#8217;assassinat de César (44 av. J.-C.), Lucius réprime violemment une révolte à Parme, autorisant le saccage partiel de la ville. Cet épisode révèle un style de commandement impitoyable, en rupture avec sa rhétorique républicaine ultérieure. Les triumvirs Marc Antoine, Octavien et Lépide sont constitués en novembre 43 av. J.-C. 1er janvier 41 av. J.-C. Consulat &#38; Triomphe Nommé consul par les triumvirs, Lucius célèbre un triomphe le 1er janvier pour ses victoires sur des tribus alpines — honneur insigne. Sa situation est celle d&#8217;un homme au sommet de l&#8217;État romain. Mais l&#8217;année sera marquée par les tensions croissantes avec Octavien autour de la distribution des terres aux vétérans de la guerre civile : 100 000 soldats d&#8217;Octavien doivent être casés sur des terres confisquées en Italie, suscitant un mécontentement généralisé. 41 av. J.-C. (automne) Début de la guerre de Pérouse Lucius, soutenu par Fulvie (épouse de Marc Antoine), rallie les paysans italiens dépossédés et des sénateurs mécontents. Son discours adopte des accents républicains inattendus — critique de l&#8217;autoritarisme triumviral, appel à la restauration des institutions. La coalition</p>
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		<title>Quintus Fabius Pictor</title>
		<link>https://lesdioscures.com/quintus-fabius-pictor/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christopher Mérat]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 13 Apr 2015 14:39:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Personnages]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Quintus Fabius Pictor · Iconographie numismatique · LesDioscures Quintus Fabius Pictor Historien · Préteur · Flamine Quirinal · Iconographie numismatique · République romaine Nature Personnage historique Dates v. 254 – v. 201 av. J.-C. Fonctions Préteur · Flamen Quirinalis Gens Fabia (patricienne) Monnaie RRC 268/1 · 1039FA Quintus Fabius Pictor (vers 254 – vers 201 av. J.-C.) est l&#8217;un des personnages les plus singuliers de la Rome républicaine : sénateur, officier, préteur, prêtre — et premier historien de Rome. Membre de la puissante gens Fabia, branche patricienne des Fabii Pictores, il tire son cognomen Pictor (le peintre) de son ancêtre Gaius Fabius Pictor qui décora le temple de Salus sur le Quirinal en 304 av. J.-C. — geste fondateur qui valut à cette branche un surnom mêlant gloire artistique et légère connotation dévalorisante dans une famille dont la vocation était avant tout militaire et politique. Fabius combat à Trasimène en 217 av. J.-C. et, après la catastrophe de Cannes (216 av. J.-C.), est envoyé comme ambassadeur consulter l&#8217;oracle d&#8217;Apollon à Delphes — mission diplomatique rare qui témoigne du prestige de son nom. Sa postérité littéraire est considérable : il rédige en grec des Annales qui couvrent l&#8217;histoire de Rome des origines jusqu&#8217;à son époque, inaugurant ainsi une tradition historiographique nationale. Tite-Live le qualifiera de scriptorum antiquissimus — « le plus ancien des historiens ». Dans la numismatique républicaine, Quintus Fabius Pictor n&#8217;apparaît pas comme divinité mais comme personnage historique évoqué sur le revers du denier 1039FA (RRC 268/1), frappé en 126 av. J.-C. par son descendant Numerius Fabius Pictor : une représentation exceptionnelle qui cristallise en un seul type l&#8217;impossible cumul de ses deux charges, militaire et sacerdotale. « Quintus Fabius Pictor, qui alors était préteur, fut envoyé à Delphes pour y consulter l&#8217;oracle. Il arriva au sanctuaire, se couronna de laurier et fit des libations à tous les dieux. » — Tite-Live, Ab Urbe Condita, XXIII, 11 ✦ Représentations remarquables R1 Denier 1039FA — Quintus Fabius Pictor, Flamine-Préteur · British Museum 126 av. J.-C. RRC 268/1b · Numerius Fabius Pictor · 126 av. J.-C. · Argent · British Museum · 3,93 g Le revers de ce denier frappe par son iconographie unique dans toute la numismatique républicaine : on y voit Quintus Fabius Pictor représenté assis à gauche, simultanément casqué et cuirassé (attributs du préteur) et tenant l&#8217;apex de la main droite (insigne du Flamine Quirinal). Sur le bouclier ovale derrière lui, l&#8217;inscription QVIRIN identifie sans ambiguïté le personnage et sa charge sacerdotale. Cette coexistence visuelle des deux fonctions — le soldat et le prêtre — n&#8217;est pas un choix esthétique mais un document historique : elle évoque l&#8217;incident célèbre de 189 av. J.-C. où Quintus Fabius Pictor, nommé préteur pour la Sardaigne, se vit interdire par le Grand Pontife P. Licinius de quitter Rome pour rejoindre sa province, en raison de ses obligations de Flamine Quirinal. Une situation canonique du conflit entre ius militiae et ius sacrum. R2 Denier 1039FA — Variante sans marque de contrôle · British Museum 126 av. J.-C. RRC 268/1a · Variante sans lettre de contrôle · British Museum · 3,83 g · Domaine public La variante RRC 268/1a est dépourvue de lettre de contrôle, contrairement au type principal (268/1b) qui inaugure précisément le premier système de contrôle systématique de la numismatique républicaine — une innovation majeure de Numerius Fabius Pictor documentée par Crawford. Le type iconographique est identique : tête casquée de Roma à l&#8217;avers, Quintus Fabius Pictor flamine-préteur au revers. La comparaison entre les deux variantes illustre la transition entre une frappe pré-systématique et l&#8217;introduction d&#8217;un contrôle rigoureux de la production monétaire — chaque combinaison de lettres identifiant un coin ou une équipe d&#8217;ouvriers de l&#8217;atelier de Rome. ✦ Attributs iconographiques 01 Les emblèmes du Flamine-Préteur Numismatique · Sacerdoce · Magistrature Le type iconographique du denier 1039FA est d&#8217;une richesse symbolique exceptionnelle : en un seul personnage, le graveur condense deux sphères normalement incompatibles — la puissance militaire de la magistrature prétorienne et la sainteté inviolable du sacerdoce flaminien. Chaque attribut renvoie à un conflit institutionnel précis dont la mémoire était encore vive un demi-siècle après les faits. ⛑️ Le casque Attribut du préteur, commandant militaire. Le casque sur la tête du Flamine est iconographiquement paradoxal — les flamines ne pouvaient en principe pas porter les armes. 🏛️ L&#8217;Apex Bonnet conique de cuir blanc surmonté d&#8217;une pointe (apex), coiffe distinctive des flamines. Tenu à la main droite, il identifie Fabius comme Flamen Quirinalis. 🛡️ Le Bouclier QVIRIN Bouclier ovale portant l&#8217;inscription QVIRIN — abréviation de Quirinus, le dieu-héros divinisé dont Fabius était le prêtre attitré. Rarissime dans la numismatique. ⚔️ La Lance Attribut militaire du préteur, tenu à la main gauche. En opposition dialectique avec l&#8217;apex tenu à droite, la lance rappelle la charge prétorienne que Fabius ne put exercer. 🪑 La posture assise Dignité de la posture assise : Quintus Fabius Pictor est représenté en magistrat siégeant — ni en marche guerrière ni en prière — dans un entre-deux qui incarne sa situation insoluble. 🔤 Marques de contrôle Première série républicaine à utiliser un système de lettres combinées (avers + revers) pour contrôler la frappe. Numerius Fabius Pictor est l&#8217;initiateur de cette innovation. ✦ Le denier de Numerius Fabius Pictor ⚡ Un type unique dans toute la numismatique républicaine Le denier RRC 268/1 est remarquable à double titre. D&#8217;abord, il constitue l&#8217;une des très rares représentations d&#8217;un ancêtre nommément identifié au revers d&#8217;une monnaie républicaine — la légende N. FABI PICTOR à l&#8217;avers désigne le monétaire, tandis que le personnage du revers n&#8217;est pas lui mais son ancêtre Quintus. Ensuite, le type iconographique lui-même — le cumul impossible des attributs militaires et sacerdotaux — est sans équivalent dans toute la série républicaine. Crawford (RRC) a estimé l&#8217;émission à environ 75 coins de droit, suggérant une production significative. Ce denier appartient à une série plus large comprenant aussi les deniers de Caius Cassius (RRC 266) et de Titus Quinctius Flamininus (RRC 267), toutes trois frappées vers 126 av. J.-C. à Rome.</p>
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		<title>Bituitos</title>
		<link>https://lesdioscures.com/bituitos/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christopher Mérat]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 13 Apr 2015 13:59:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Personnages]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Bituitos · Iconographie numismatique · LesDioscures Bituitos Roi des Arvernes · IIe siècle av. J.-C. · Iconographie numismatique · République romaine Nature Personnage historique Origine Gauloise · Arvernes Période † ap. 121 av. J.-C. Contexte Guerre romaine · 121 av. J.-C. Monnaies 1 type républicain Bituitos (ou Bituitus) était le roi des Arvernes, puissante tribu gauloise établie dans l&#8217;actuelle Auvergne. Fils de Luern, il hérita d&#8217;un royaume à l&#8217;apogée de sa puissance au milieu du IIe siècle avant J.-C. Son nom celtique, dérivé de bitu, pourrait signifier « monde » — un titre évocateur pour un souverain qui se présentait comme le maître de la Gaule méridionale. En 121 av. J.-C., Bituitos forma une grande coalition avec les Allobroges pour s&#8217;opposer à l&#8217;expansion romaine dans la vallée du Rhône. À la tête d&#8217;une armée estimée par les sources antiques à quelque 200 000 hommes, il affronta les légions des généraux Gnaeus Domitius Ahenobarbus et Quintus Fabius Maximus Allobrogicus lors de la bataille du Confluent, près de la jonction du Rhône et de l&#8217;Isère. Malgré sa supériorité numérique, il fut écrasé. Capturé — peut-être par ruse selon Strabon — il fut exhibé à Rome lors du triomphe de Domitius, puis assigné à résidence à Alba Fucens, où il finit ses jours loin de sa Gaule natale. « Il traversa le Rhône sur un pont de bateaux, avec une armée si nombreuse que les Romains en furent frappés d&#8217;étonnement. » — Florus, Epitoma de Tito Livio, I, 37 ✦ Contexte historique 01 Les Arvernes face à Rome — 125–121 av. J.-C. Gaule méridionale La puissance des Arvernes au IIe siècle s&#8217;étendait bien au-delà du Massif central. Le père de Bituitos, Luern, était célèbre dans toute la Gaule pour ses largesses ostentatoires — il dispersait de l&#8217;or et de l&#8217;argent à la foule depuis son char, selon les témoignages antiques. Cette richesse reposait sur le contrôle des routes commerciales reliant la Méditerranée aux régions de l&#8217;intérieur. Rome, après avoir établi sa domination sur Massalia (Marseille) et ses alliés, intervint dans la région à partir de 125 av. J.-C. Le consul Marcus Fulvius Flaccus attaqua d&#8217;abord les Salyens, puis la pression romaine s&#8217;étendit vers les Allobroges, voisins et alliés des Arvernes. Bituitos, qui avait succédé à Luern, tenta une médiation, puis choisit la voie des armes. La défaite de 121 av. J.-C. ne fut pas seulement celle d&#8217;un roi : elle ouvrit la voie à la création de la Provincia Gallia Transalpina, future Provence romaine, et marqua le début d&#8217;un long processus d&#8217;intégration de la Gaule dans l&#8217;orbite de Rome — processus qui culminerait un siècle plus tard avec les conquêtes de César. ✦ Représentation numismatique ⚡ Unique représentation républicaine de Bituitos RRC 334/1Denier Serratus Bituitos est l&#8217;un des rares souverains gaulois à avoir été représenté sur une monnaie de la République romaine. Sa figure apparaît sur le denier serratus émis par le magistrat monétaire Lucius Pomponius Molo, vers 97 av. J.-C., soit une génération après sa capture. Ce choix iconographique est hautement significatif : commémorer un ennemi vaincu sur le numéraire romain procédait d&#8217;une volonté de glorifier la victoire de Domitius Ahenobarbus et de Fabius Maximus, ancêtres présumés de la gens Pomponia au sein de la mémoire triomphale romaine. Bituitos incarne ici la figure du rex captivus, archétype du barbare soumis qui légitime la domination romaine. 02 Denier Serratus Pomponia · Lucius Pomponius Molo vers 97 av. J.-C. 👑 Portrait de Bituitos — roi arverne capturé RRC 334/1c. 3,90 gr 🏛 Légendes &#38; description Avers BITUITO Buste de Bituitos à droite, en tenue de guerrier gaulois, avec torque au cou — insigne de noblesse et de royauté celtique. Revers L·POMP·MOLO (ou variantes) Guerrier gaulois combattant à cheval, brandissant un carnyx (trompette de guerre). Référence explicite au contexte de la victoire sur les Arvernes. Le bord serratus — dentelé — de cette émission est caractéristique d&#8217;une série de deniers du Ier siècle avant J.-C. destinés à lutter contre les contrefaçons : la tranche dentée était difficile à reproduire et attestait la teneur en argent du flan. Ce procédé technique confère à la monnaie un aspect reconnaissable immédiatement. L&#8217;iconographie du carnyx au revers est particulièrement évocatrice : cet instrument à vent en bronze en forme de tête d&#8217;animal, emblème de la guerre gauloise, fonctionnait comme un trophée symbolique sur le métal romain. Représenter Bituitos à l&#8217;avers et la cavalerie gauloise au revers revenait à raconter, en deux faces, le récit de la conquête et de la soumission. ✦ Attributs iconographiques 03 Les emblèmes de Bituitos dans la numismatique Monnaies · Toreutique · Archéologie La représentation de Bituitos sur le denier Pomponia mobilise plusieurs attributs visuels directement empruntés à l&#8217;univers visuel gaulois, reconnaissables pour le public romain comme des marqueurs de l&#8217;alteritas barbare. 🔱 Torque Collier métallique rigide, insigne de la noblesse et de la royauté celtique. Son port identifie Bituitos comme un roi, non comme un simple guerrier. 🎺 Carnyx Trompette de guerre gauloise en bronze en forme de tête d&#8217;animal. Présent au revers, il évoque à la fois la puissance militaire arverne et sa défaite. 🐎 Cavalerie La cavalerie gauloise, redoutée dans tout le monde méditerranéen, est l&#8217;emblème de la noblesse guerrière arverne représentée au revers du denier. ⚔️ Bouclier oblong Le scutum gaulois, de forme ovale ou hexagonale, marque l&#8217;appartenance ethnique du guerrier et contraste avec l&#8217;armement romain sur les représentations de triomphes. Carnyx de Tintignac · Sanctuaire gaulois de Naves, Corrèze · Ier s. av. J.-C. · Bronze · Claude Valette — Wikimedia Commons, CC-BY-SA 3.0 Ces attributs, portés par un ennemi vaincu et non par un dieu ou un héros romain, constituent une captivatio iconographique : Bituitos est à jamais figé dans le métal comme le trophée vivant de la victoire de Rome sur la Gaule méridionale. ✦ La captivité et le destin du roi 04 De la Gaule à Alba Fucens — un roi en exil 121–? av. J.-C. Après la bataille du Confluent, Bituitos ne fut pas exécuté — sort pourtant commun pour les chefs vaincus dans l&#8217;Antiquité.</p>
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		<title>Philippe V de Macédoine</title>
		<link>https://lesdioscures.com/philippe-v-de-macedoine/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christopher Mérat]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 13 Apr 2015 13:39:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Personnages]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Philippe V de Macédoine · La phalàngue contre les légions · Cynoscéphales · LesDioscures Philippe V de Mac&#233;doine 238&#8211;179 av. J.-C. &#183; Roi de Mac&#233;doine &#183; Cynoscéphales 197 &#183; Le dernier Antigonide face &#224; Rome &#183; Iconographie num&#233;ralement Naissance238 av. J.-C. R&#232;gne221&#8211;179 av. J.-C. D&#233;faite d&#233;cisiveCynoscéphales &#183; 197 av. J.-C. FilsPers&#233;e &#183; vaincu à Pydna (168) Monnaie principaleRRC 293/1 &#183; Denier Marcia Philippe V de Mac&#233;doine (238&#8211;179 av. J.-C.) est l&#8217;une des figures les plus tragiques de l&#8217;hellénisme tardif : un roi ambitieux, stratège de talent, qui crut pouvoir s&#8217;allier à Hannibal contre Rome en 215 av. J.-C. et se retrouva vingt ans plus tard écrasé par les légions de Flamininus à Cynoscéphales, contraint de regarder le consul romain proclamer la liberté des Grecs &#8212; une humiliation sans précédent. Fils de Démétrius II et père de Persée, il régna trente-deux ans sur une Macédoine qui, sous son règne, perdit définitivement le leadership du monde grec au profit de Rome. Son nom survit dans la numismatique républicaine grâce à l&#8217;un des deniers les plus remarquables de toute la collection : le denier Marcia (RRC 293/1) de Lucius Marcius Philippus, frappé vers 112&#8211;113 av. J.-C., qui porte à l&#8217;avers le portrait de Philippe V &#8212; premier et dernier portrait d&#8217;un roi étranger sur une monnaie romaine républicaine. Ce choix iconographique exceptionnel reflète le lien personnel de la gens Marcia avec le roi macédonien : un ancêtre des Marcii avait conclu avec lui un traité d&#8217;hospitalité personnel (paternum hospitium). La Macédoine de Philippe s&#8217;inscrit dans la transition entre l&#8217;héritage d&#8217;Alexandre et la domination romaine. &#171;&#160;Flamininus fit annoncer dans le stade que le Sénat romain et Flamininus, le général en chef des Romains, déclaraient libres, sans garnison, sans tribut, soumis à leurs lois ancestrales, les Corinthiens, les Locriens, les Phocidiens, les Eubéens, les Achéens de Phthiotide, les Magnètes, les Thessaliens et les Pérrèbes.&#160;&#187; &#8212; Plutarque, Vie de Flamininus, X &#8212; la proclamation de la liberté des Grecs aux Jeux isthmiques de 196 av. J.-C., apr&#232;s la d&#233;faite de Philippe V à Cynoscéphales &#x2726; Représentations remarquables R1 Buste hell&#233;nistique, probablement Philippe V de Mac&#233;doine ~200 av. J.-C. &#183; Alliage de cuivre &#183; Collection priv&#233;e Buste hell&#233;nistique, probablement Philippe V &#183; Alliage de cuivre &#183; ~200 av. J.-C. &#183; CC BY-SA Ce buste en alliage de cuivre, daté d&#8217;environ 200 av. J.-C. et attribué à Philippe V de Macédoine, illustre l&#8217;iconographie royale hellénistique à son apogée. Les traits sont ceux d&#8217;un homme d&#8217;âge mûr, marqués par les campagnes militaires : mâchoire volontaire, regard déterminé, coiffure bouclée dans la tradition alexandrine. L&#8217;alliage de cuivre témoigne d&#8217;un contexte de fabrication provinciale &#8212; peut-être macédonien ou grec du Nord &#8212; contemporain du règne. Ce portrait contraste de manière saisissante avec la représentation que le monétaire romain Lucius Marcius Philippus donna du roi sur son denier (RRC 293/1) : là, Philippe V porte le casque royal macédonien orné de cornes de bouc &#8212; attribut distinctif des rois Antigonides, également présent sur les monnaies macédoniennes. Les deux portraits partagent la même ambition : saisir la majesté royale hellénistique dans les conventions iconographiques de leur époque respective. R2 Didrachme de Philippe V &#8212; Tête diadémée / Massue dans couronne de chêne 184&#8211;179 av. J.-C. &#183; Argent &#183; Atelier de Pella &#183; Münchner Stadtmuseum Didrachme de Philippe V &#183; Pella 184&#8211;179 av. J.-C. &#183; Argent &#183; T&#234;te diad&#233;m&#233;e / massue dans couronne de ch&#234;ne &#183; M&#252;nchner Stadtmuseum &#183; CC BY-SA Ce didrachme d&#8217;argent, frappé à Pella entre 184 et 179 av. J.-C. &#8212; donc dans les dernières années du règne de Philippe V, après sa défaite à Cynoscéphales &#8212; montre le portrait diadémé du roi à droite. Le revers porte la massue d&#8217;Héraclès dans une couronne de chêne avec la légende BASILEOS FILIPPOU : la continuité avec l&#8217;iconographie des premiers Antigonides est revendiquée jusqu&#8217;au bout, même sur un roi humilié. Ce didrachme macédonien illustre parfaitement le contexte du denier romain RRC 293/1 : d&#8217;un côté le monnayage d&#8217;un roi défait, préservant dans l&#8217;argent sa majesté formelle malgré la tutelle romaine ; de l&#8217;autre, le denier romain qui célèbre ce même roi comme un titre de gloire familiale, preuve que la romanisation de l&#8217;Orient hellénistique passait aussi par une appropriation de son prestige monarchique. La massue héracléenne macédonienne répond aux cornes de bouc du portrait romain : deux langages iconographiques pour un même souverain. &#x2726; Chronologie &#8212; Philippe V, la Mac&#233;doine et Rome &#x2014; Du sommet de la puissance antigonide au vassal de Rome 221&#8211;179 av. J.-C. 221 av. J.-C. Avènement &#8212; Héritier d&#8217;Antigone Doson Philippe V monte sur le trône de Macédoine à la mort d&#8217;Antigone Doson, son tuteur. Il a 17 ans. Fils de Démétrius II (239&#8211;229 av. J.-C.), il hérite d&#8217;un royaume puissant, d&#8217;une phalange aguerrie et d&#8217;une position hégémonique sur la Grèce. La Ligue de Corinthe lui garantit le titre de stratège autokrator. 215 av. J.-C. Alliance avec Hannibal &#8212; La faute stratégique Après la défaite romaine de Cannes (216), Philippe V conclut un traité d&#8217;alliance avec Hannibal Barca : il attaquera l&#8217;Italie par la mer si Rome est suffisamment affaiblie. C&#8217;est l&#8217;erreur de calcul de sa carrière. Rome, occupée à lutter pour sa survie, prend acte &#8212; et n&#8217;oubliera jamais. La Première guerre macédonienne (214&#8211;205) se conclut au mieux par le statu quo du traité de Phénique (205). 202&#8211;200 av. J.-C. Expansion en Orient &#8212; Le pacte avec Antiochos III Philippe s&#8217;allie avec Antiochos III de Syrie pour partager les possessions lagides en Égypte et en Asie Mineure. Il s&#8217;empare de plusieurs îles de l&#8217;Égée et menace Pergame et Rhodes. Ces deux cités font appel à Rome. Rome, libérée de Carthage par la paix de Zama (202), accepte le prétexte : la Deuxième guerre macédonienne commence en 200 av. J.-C. 197 av. J.-C. Cynoscéphales &#8212; La phalangue brisée Le consul Titus Quinctius Flamininus rencontre Philippe V en Thessalie, dans les collines ondulées de Cynoscéphales (les &#171;&#160;têtes de chien&#160;&#187;). La phalange macédonienne, imbattable en terrain plat, se désorganise sur ce relief accidenté. Les légions romaines plus flexibles enfoncent les</p>
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		<title>Caius Marius</title>
		<link>https://lesdioscures.com/caius-marius/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christopher Mérat]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 13 Apr 2015 12:05:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Personnages]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Caius Marius · Iconographie numismatique · LesDioscures Caius Marius Septuple consul · Sauveur de Rome · Réformateur militaire · Iconographie numismatique · République romaine NaturePersonnage historique GensMaria AttributsCérès · Colon · Aigle légionnaire Période157 – 86 av. J.-C. MonnaiesRRC 326 · 378 Caius Marius — né vers 157 av. J.-C. à Cereatae, près d&#8217;Arpinum — est l&#8217;une des figures les plus puissantes et les plus controversées de la République romaine tardive. Issu d&#8217;une famille plébéienne sans antécédent sénatorial, cet homo novus — « homme nouveau » — s&#8217;élève par le seul mérite de ses armes jusqu&#8217;aux plus hautes fonctions de la cité. Il sera consul à sept reprises, un record absolu dans l&#8217;histoire romaine, et transformera en profondeur l&#8217;armée de Rome en l&#8217;ouvrant aux prolétaires sans propriété. Dans la numismatique républicaine, Marius n&#8217;apparaît pas en tant que portrait de son vivant — la tradition républicaine interdit les effigies de vivants sur les monnaies. C&#8217;est sa gens Maria, à travers les frappes de C. Marius C.f. Capito, qui perpétue son nom sur le métal. Ces deniers serrati frappés en 81 av. J.-C., sous la dictature de Sylla, constituent l&#8217;unique monnayage républicain lié directement à la famille du grand Marius — un témoignage numismatique poignant d&#8217;une lignée vaincue mais jamais oubliée. Portrait dit de Caius Marius · Marbre · Copie augustéenne d&#8217;un original du IIe s. av. J.-C. · Glyptothèque de Munich, inv. 319 · Wikimedia Commons · Domaine public « Il mérita le surnom de troisième fondateur de Rome, après Romulus et Camille. » — Plutarque, Vie de Marius, XXVII — en référence à la victoire sur les Cimbres et les Teutons ✦ Origines et ascension 01 L&#8217;homo novus d&#8217;Arpinum — naissance d&#8217;un destin vers 157 – 107 av. J.-C. Caius Marius naît vers 157 av. J.-C. dans une famille plébéienne de Cereatae, bourgade des monts Herniques proche d&#8217;Arpinum — la même ville natale que Cicéron, avec qui il partage la condition d&#8217;homo novus. Ses parents, selon Plutarque, sont des gens modestes vivant du travail de leurs mains. Aucun ancêtre de la famille Maria n&#8217;a exercé de magistrature sénatoriale, ce qui fait de la montée en puissance de Caius l&#8217;une des ascensions sociales les plus spectaculaires de toute la République. Marius forge sa réputation dans l&#8217;armée. Il s&#8217;illustre dès 133 av. J.-C. au siège de Numance sous les ordres de Scipion Émilien, qui remarque son courage. Élu tribun de la plèbe en 119, il manifeste d&#8217;emblée son indépendance en s&#8217;opposant aux deux consuls en exercice. Il grimpe ensuite les échelons — questure, édilité, préture, gouvernement de l&#8217;Hispania Ulterior — avant de forger son destin en Afrique aux côtés de Quintus Caecilius Metellus dans la guerre contre Jugurtha. C&#8217;est là, après avoir obtenu un congé arraché à son supérieur malgré les résistances, qu&#8217;il se fait élire consul en 107 av. J.-C. — son premier, et le début d&#8217;un règne sans équivalent. ✦ La réforme marianique 02 Révolution dans les légions — l&#8217;armée ouverte aux prolétaires 107 av. J.-C. La transformation la plus durable opérée par Marius est militaire. Face aux difficultés de recrutement pour la guerre de Jugurtha, il prend une décision révolutionnaire : ouvrir l&#8217;enrôlement aux capite censi, les citoyens sans propriété classés au simple titre du nombre de leurs têtes. Cette rupture avec la tradition de l&#8217;armée-milice de citoyens propriétaires transforme durablement Rome. La réforme marianique instaure une armée professionnelle et loyale à son général plutôt qu&#8217;aux institutions : uniformisation de l&#8217;équipement, normalisation de l&#8217;entraînement, adoption du système de cohortes en remplacement des manipules, et surtout création d&#8217;un lien personnel entre le soldat et son chef — qui lui promet terres et butin à l&#8217;issue du service. C&#8217;est ce lien qui rendra possibles les guerres civiles à venir : les légions de Marius, puis celles de Sylla, de Pompée et de César, seront d&#8217;abord loyales à leur général, et ensuite seulement à Rome. L&#8217;aigle d&#8217;argent — aquila — est adopté comme enseigne unique de chaque légion sous Marius, symbole de cohésion et d&#8217;honneur collectif. Sa perte au combat constitue désormais la honte suprême pour toute légion. ✦ Guerres victorieuses 03 Jugurtha, les Cimbres, les Teutons — le sauveur de Rome 107 – 101 av. J.-C. En 105 av. J.-C., sous le commandement de Marius, son lieutenant Sylla supervise la capture de Jugurtha, roi de Numidie livré par son beau-père Bocchus. Le 1er janvier 104, Jugurtha marche chargé de fers devant le char triomphal de Marius avant d&#8217;être étranglé au Tullianum. La guerre de Numidie est close — mais une menace bien plus grave s&#8217;est déjà profilée au nord. Les Cimbres et les Teutons, peuples germaniques en migration massive, ont infligé aux armées romaines une série de défaites catastrophiques, culminant avec le désastre d&#8217;Arausio (Orange) en 105, où deux armées consulaires sont anéanties. La panique s&#8217;empare de Rome, qui réélit Marius consul en son absence — fait exceptionnel. Concentrant ses forces, il bat séparément les Teutons à Aquae Sextiae (Aix-en-Provence, 102 av. J.-C.) et les Cimbres à Vercellae (101 av. J.-C.), conjointement avec le consul Catulus. Rome est sauvée d&#8217;une invasion barbare comparable à celle des Gaulois en 390. Ces victoires valent à Marius le titre populaire de « troisième fondateur de Rome », après Romulus et Camille. Il est alors au sommet de sa gloire, ayant exercé le consulat cinq fois consécutives de 104 à 100 — record absolu dans l&#8217;histoire de la République. ✦ Attributs iconographiques 04 Les emblèmes du monnayage de la gens Maria Monnaies · Deniers serrati · 81 av. J.-C. Le monnayage lié à Marius ne porte pas son portrait — la tradition républicaine interdit les effigies de vivants, et Marius meurt en 86 av. J.-C. sans avoir fait frapper son image. C&#8217;est son fils adoptif, C. Marius C.f. Capito, magistrat monétaire en 81 av. J.-C., qui frappe sous son nom en choisissant des types lourds de sens politique dans le contexte de la dictature syllanienne : 🌾CérèsDéesse de l&#8217;agriculture et de l&#8217;annone — sa présence à l&#8217;avers rappelle l&#8217;importance des distributions frumentaires et les</p>
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		<title>Titus Tatius</title>
		<link>https://lesdioscures.com/titus-tatius/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christopher Mérat]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 09 Apr 2015 12:23:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Personnages]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Titus Tatius · Iconographie numismatique · LesDioscures Titus Tatius Roi des Sabins · Co-roi de Rome · Iconographie numismatique · République romaine Nature Personnage historico-légendaire Origine Sabine · Cures Période VIIIe s. av. J.-C. Fonction Roi des Sabins · Co-rex de Rome Monnaies Série Tituria (RRC 344) Titus Tatius est une figure centrale des récits mythologiques de la fondation de Rome, connu comme le roi des Sabins de la ville de Cures et, selon la légende, co-roi de Rome avec Romulus. Son rôle est particulièrement mis en avant dans l&#8217;épisode de l&#8217;Enlèvement des Sabines, événement clé relaté par des historiens antiques tels que Tite-Live, Denys d&#8217;Halicarnasse et Plutarque. D&#8217;après la légende, peu après la fondation de Rome, Romulus — confronté à une pénurie de femmes pour assurer la pérennité de la cité — organisa une grande fête à laquelle furent conviés les peuples voisins, dont les Sabins. Lors de cet événement, les Romains enlevèrent de force les femmes sabines pour en faire leurs épouses. Furieux de cette trahison, Titus Tatius déclara la guerre à Rome pour venger cet affront. Les Sabines · Jacques-Louis David · 1799 · Huile sur toile · Musée du Louvre, Paris · Domaine public « Les femmes sabines s&#8217;élancèrent entre les combattants, les cheveux épars, les vêtements déchirés, et leurs cris émurent les deux armées. » — Tite-Live, Ab Urbe Condita, I, 13 ✦ Représentations remarquables R1 Hersilia séparant Romulus et Tatius — Guercino 1645 · Louvre, Paris Hersilia séparant Romulus et Tatius · Guercino · 1645 · Huile sur toile · Musée du Louvre, Paris · Domaine public Ce grand tableau baroque représente le moment dramatique où Hersilia, fille de Tatius et épouse de Romulus, s&#8217;interpose entre les deux armées pour arrêter le combat. Vêtue de rouge vif, elle écarte les bras pour séparer son père et son mari, tandis que d&#8217;autres femmes sabines font de même en arrière-plan. Conservé au Louvre depuis la Révolution, ce chef-d&#8217;œuvre du Guercino illustre parfaitement le rôle central de Tatius dans la légende fondatrice : c&#8217;est lui, le roi sabin au premier plan gauche, que sa propre fille supplie de déposer les armes. La composition dramatique, typique du baroque italien, exalte la réconciliation comme acte supérieur à la victoire militaire. R2 Les Sabines — Jacques-Louis David 1799 · Louvre, Paris Les Sabines · Jacques-Louis David · 1799 · Huile sur toile · Musée du Louvre, Paris · Domaine public Peint par Jacques-Louis David en 1799, ce tableau monumental (3,85 × 5,22 m) représente l&#8217;intervention des femmes sabines pour arrêter la bataille entre Romains et Sabins. Au centre, Hersilia s&#8217;élance entre son père Tatius — identifiable à gauche avec son casque et son bouclier — et son époux Romulus, à droite en armure dorée. Comparé au Guercino (R1), David adopte un style néoclassique radicalement différent : figures idéalisées aux corps héroïques, lumière froide et précise, composition symétrique et théâtrale. Là où le baroque de Guercino joue sur le mouvement et l&#8217;émotion brute, David construit une scène politique et morale, plaidoyer pour la réconciliation inspiré de sa propre expérience post-révolutionnaire. Les deux œuvres forment ainsi un diptyque iconographique exceptionnel autour du même épisode. ✦ Attributs iconographiques 01 Les emblèmes de Titus Tatius Monnaies · Sculptures · Gravures Sur les monnaies républicaines, Titus Tatius est représenté de manière conventionnelle mais reconnaissable grâce à plusieurs attributs constants qui permettent son identification immédiate. 🧔 Barbe et tête nue Tête nue et barbue, signe de maturité et d&#8217;autorité royale dans l&#8217;iconographie sabine. TA Monogramme TA Le monogramme TA (Tatius) sous le menton identifie formellement le personnage sur les deniers Tituria. ⚔️ Armure de chef Cuirasse et casque attestent de son statut de roi guerrier, vainqueur de l&#8217;assaut sur le Capitole. 🏛️ Profil droit La tête tournée vers la droite, à l&#8217;instar des portraits royaux et impériaux, confère à Tatius une dignité souveraine. 🌿 Légende SABIN La légende SABIN ou SABINVS accompagne l&#8217;effigie sur certains types, rappelant son origine et sa nation. Ces attributs sont systématisés sur la série Tituria (RRC 344) frappée par L. Titurius Sabinus vers 89 av. J.-C., où Tatius sert de référence dynastique pour affirmer l&#8217;ascendance sabine de la gens Tituria. ✦ Représentations numismatiques ⚡ Seule série républicaine représentant Titus Tatius La série Tituria (RRC 344), frappée vers 89 av. J.-C. par le monétaire L. Titurius Sabinus, constitue l&#8217;unique ensemble numismatique républicain consacré à Titus Tatius. En choisissant de représenter le roi sabin à l&#8217;avers, le monétaire revendique une origine légendaire directe depuis les compagnons de Tatius — une stratégie de légitimation politique sans équivalent dans la numismatique de la République. Cette série comprend plusieurs types (deniers, quinar, semis, triens, quadrans) qui font alterner le portrait de Tatius avec des scènes de l&#8217;Enlèvement des Sabines au revers, formant un programme iconographique cohérent et narratif. 02 Denier Tituria · L. Titurius Sabinus · RRC 344/1 89 av. J.-C. 🏛 Portrait royal · Tête nue et barbue à droite Denier Tituria · RRC 344/1 🏛 Légendes &#38; description Avers SABIN · (TA) Tête nue et barbue de Tatius à droite ; monogramme TA (Tatius) sous le menton. La légende SABIN (Sabinus) identifie explicitement le personnage comme roi des Sabins. Revers L. TITVRI Deux soldats romains courant, enlevant chacun une Sabine dans leurs bras. Scène de l&#8217;Enlèvement des Sabines, événement fondateur reliant Tatius à la genèse de Rome. Ce denier constitue la pièce maîtresse de la série Tituria. En associant au même coin le portrait de Tatius et l&#8217;épisode de l&#8217;enlèvement, L. Titurius Sabinus condense l&#8217;ensemble du récit fondateur : la violence initiale, puis la réconciliation et la co-régence qui en découlent. La pièce fonctionne ainsi comme un véritable argumentaire généalogique frappé en argent. Le cognomen Sabinus du monétaire n&#8217;est pas anodin : il signale explicitement son appartenance à une famille d&#8217;ascendance sabine, dont la gens Tituria se réclamait peut-être directement de Tatius lui-même. Frapper cette monnaie revenait à inscrire dans le métal une déclaration d&#8217;identité et d&#8217;honneur ancestral. ✦ Mythe, guerre et co-régence 04 L&#8217;Enlèvement des Sabines et la guerre contre Rome VIIIe</p>
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		<title>Paul Émile</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Christopher Mérat]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 09 Apr 2015 08:24:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Personnages]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Paul Emile &#8211; Cannes et Pydna &#8211; Gens Aemilia &#8211; LesDioscures Paul Emile Lucius Aemilius Paulus &#xb7; Gens Aemilia &#xb7; Cannes 216 av. J.-C. &#xb7; Pydna 168 av. J.-C. &#xb7; Iconographie numismatique FamilleGens Aemilia &#xb7; patricienne Paul Emile le pere&#x2020; 2 aout 216 av. J.-C. &#xb7; Cannes Paul Emile MacedonienPydna &#xb7; 168 av. J.-C. &#xb7; TER La monnaieRRC 415/1 &#xb7; Lepidus Paullus &#xb7; 62 av. J.-C. ReversPerse et ses fils enchaines Le nom Paul Emile recouvre deux figures de la gens Aemilia, l&#8217;une des familles patriciennes les plus illustres de Rome, liees par le sang et separees par cinquante ans d&#8217;histoire : le pere, Lucius Aemilius Paulus, consul tombe glorieusement a la bataille de Cannes le 2 aout 216 av. J.-C., et le fils, Lucius Aemilius Paullus Macedonicus, vainqueur de Persee de Macedoine a Pydna en 168 av. J.-C. &#x2014; le triomphe qui effaca l&#8217;humiliation de Cannes et porta la gens Aemilia au sommet de sa gloire. Ces deux hommes sont reunis sur le denier RRC 415/1, frappe en 62 av. J.-C. par leur descendant, le monetaire Lucius Aemilius Lepidus Paullus. Au revers, Paul Emile le Macedonien se tient devant un trophee, pendant que Persee et ses deux fils lui font face, enchaines. La legende TER (tertio) rappelle le troisieme triomphe de l&#8217;ancetre &#x2014; le triomphe sur la Macedoine qui dura trois jours et deverse dans le tresor romain un butin sans precedent. C&#8217;est la numismatique comme memoire familiale : graver l&#8217;histoire dans l&#8217;argent pour que les ancetres continuent de parler. &#xab; Paul Emile, blesse, refusa le cheval qu&#8217;on lui offrait pour fuir. Il combattit jusqu&#8217;a epuisement, seul contre un flot d&#8217;ennemis, et mourut les armes a la main. &#xbb; &#x2014; D&#8217;apres Tite-Live, Histoire romaine, XXII, 49 &#x2014; sur la mort de Lucius Aemilius Paulus a Cannes, 2 aout 216 av. J.-C. &#x2726; Representations remarquables R1 La mort de Paulus Aemilius a Cannes &#xb7; John Trumbull, 1773 John Trumbull &#xb7; 1773 &#xb7; Huile sur toile &#xb7; Yale University Art Gallery (1832.100) La mort de Paulus Aemilius a Cannes &#xb7; John Trumbull &#xb7; 1773 &#xb7; Yale University Art Gallery &#xb7; Domaine public Peinte en 1773 par John Trumbull &#x2014; futur peintre de la Revolution americaine, alors age de 17 ans &#x2014; cette huile sur toile represente le moment precis ou Paul Emile le pere, blesse, refuse le cheval qu&#8217;un tribun militaire lui offre pour fuir. La scene, tiree de Tite-Live, en fait le symbole ultime du sacrifice republicain romain : le general qui prefere mourir avec ses soldats plutot que de survivre dans la honte. L&#8217;oeuvre inscrit la scene dans la lumiere chaude et sanglante de l&#8217;apres-midi du 2 aout &#x2014; la lumiere de la defaite. Au fond, la bataille est deja perdue : on apercoit les formations romaines disloquees, encerclees par le double enveloppement d&#8217;Hannibal. Paul Emile, debout au centre, incarne la seule chose que Cannes n&#8217;a pas detruite : l&#8217;honos romain. R2 Le triomphe d&#8217;Aemilius Paulus apres Pydna &#xb7; Rijksmuseum Amsterdam XVIIe s. &#xb7; Huile sur toile &#xb7; Rijksmuseum Amsterdam (SK-A-3974) Le triomphe d&#8217;Aemilius Paulus apres Pydna &#xb7; XVIIe s. &#xb7; Rijksmuseum Amsterdam (SK-A-3974) &#xb7; Domaine public Le triomphe de Paul Emile le Macedonien apres Pydna fut l&#8217;un des plus fastueux de l&#8217;histoire romaine. Selon Plutarque, il dura trois jours complets : le premier, on defila les statues, les tableaux et les oeuvres d&#8217;art capturees ; le deuxieme, les armures et les armes macedoniennes ; le troisieme, les richesses en or et en argent. Paul Emile lui-meme fermait le cortege sur son char, suivi du roi vaincu Persee de Macedoine et de ses deux fils enchaines &#x2014; la scene exacte representee au revers du denier RRC 415/1. Ce tableau restitue la magnificence de ce cortege triomphal : la foule de Rome massee le long de la Via Sacra, les prisonniers macedoniens charges de chaines, le butin gigantesque des tresors royaux. L&#8217;image du triomphe romain &#x2014; cette institution qui transformait la violence de la guerre en spectacle politique sacre &#x2014; n&#8217;a pas de manifestation plus eloquente que ce defile de trois jours. &#x2726; Paul Emile le pere &#xb7; Lucius Aemilius Paulus &#xb7; Cannes I Lucius Aemilius Paulus &#x2014; Le consul de Cannes &#x7e;270&#x2013;216 av. J.-C. &#x7e;270 av. J.-C.NaissanceNe dans la gens Aemilia, famille patricienne d&#8217;une anciennete et d&#8217;un prestige considerables, l&#8217;une des plus vieilles familles de Rome, ayant deja fourni plusieurs consuls depuis les debuts de la Republique. 219 av. J.-C.Premier consulat &#x2014; Campagne d&#8217;IllyrieElu consul pour la premiere fois, il mene une campagne victorieuse en Illyrie contre les pirates de la reine Teuta, consolidant la presence romaine en mer Adriatique. Reputation de commandant experimente et prudent. 218&#x2013;217 av. J.-C.Contexte : Hannibal envahit l&#8217;ItalieHannibal Barca franchit les Alpes a l&#8217;automne 218 avec ses elephants de guerre. Il ecrase les Romains a la Trebie (218) et au lac Trasimene (217). Le Senat nomme Fabius Maximus dictateur avec une strategie d&#8217;evitement. Mais la pression populaire pour une bataille decisive est immense. 216 av. J.-C. (printemps)Deuxieme consulat &#x2014; Co-commandement avec VarroLucius Aemilius Paulus est elu consul avec Caius Terentius Varro. L&#8217;opposition entre les deux hommes est celebre : Paulus preconise la prudence, Varro veut l&#8217;affrontement immediat. Les deux consuls alternaient le commandement journellement &#x2014; un systeme dangereux face a Hannibal. 2 aout 216 av. J.-C.Cannes &#x2014; La plus grande defaite de RomeA Cannes (Pouilles), sous le commandement de Varro ce jour-la, l&#8217;armee romaine d&#8217;environ 80&#xa0;000 hommes attaque les 50&#xa0;000 d&#8217;Hannibal. Le double enveloppement carthaginois est un chef-d&#8217;oeuvre tactique : les ailes de cavalerie encerclent progressivement les legions compactees jusqu&#8217;a ce qu&#8217;elles ne puissent plus manier leurs armes. Entre 50&#xa0;000 et 70&#xa0;000 soldats romains perissent en quelques heures &#x2014; dont Lucius Aemilius Paulus lui-meme. Paulus refuse de fuir. Blesse et epuise, il refuse le cheval qu&#8217;un tribun lui offre et meurt les armes a la main. &#x2726; Paul Emile le Macedonien &#xb7; Lucius Aemilius Paullus Macedonicus &#xb7; Pydna II Lucius Aemilius Paullus Macedonicus &#x2014; Le vengeur de Cannes &#x7e;229&#x2013;160 av. J.-C. &#x7e;229 av. J.-C.Naissance &#x2014; Fils du consul de CannesFils de Lucius Aemilius</p>
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		<title>Ancus Marcius</title>
		<link>https://lesdioscures.com/ancus-marcius/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christopher Mérat]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 09 Apr 2015 07:30:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Personnages]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>[TITRE] · Iconographie numismatique · LesDioscures Ancus Marcius 4e roi de Rome · 642–617 av. J.-C. · Iconographie numismatique républicaine Nature Roi légendaire de Rome Règne 642–617 av. J.-C. Attributs Lituus · Diadème Monnaies RRC 425/1 · 1 type recensé Période frappe 56 av. J.-C. Ancus Marcius, quatrième roi légendaire de Rome (règne traditionnel : 642–617 av. J.-C.), occupe une place unique dans la tradition romaine. Il incarne un pont entre la piété religieuse de son grand-père Numa Pompilius et l&#8217;ambition militaire de son prédécesseur Tullus Hostilius. Fils de Numa Marcius, un proche de Numa Pompilius, il hérita d&#8217;une réputation de droiture et de modération. Ses exploits sont rapportés par Tite-Live et Denys d&#8217;Halicarnasse, qui en font un modèle d&#8217;équilibre entre guerre et paix, force et piété — même si, comme pour les autres rois de Rome, les récits mêlent histoire et mythologie. Ancus Marcius · Gravure par Guillaume Rouillé (1518?–1589) · Wikimedia Commons « Ancus Marcius réunit en lui les vertus de Numa et la vaillance de Romulus. » — Tite-Live, Ab Urbe Condita, I, 32 ✦ Conquêtes &#38; Expansion 01 Campagnes militaires &#38; fondation d&#8217;Ostie 642–617 av. J.-C. Marcius mena plusieurs campagnes militaires contre les tribus latines et sabines voisines qui menaçaient la stabilité de Rome. Il adopta une approche stratégique : avant de déclarer la guerre, il respectait les rituels religieux, notamment l&#8217;envoi des fetiales — prêtres chargés de négocier ou de déclarer officiellement les hostilités. Ces victoires permirent d&#8217;agrandir le territoire romain. L&#8217;une de ses réalisations majeures fut la conquête de la côte tyrrhénienne, où il fonda Ostie, à l&#8217;embouchure du Tibre. Ce port devint crucial pour le commerce et la défense maritime de Rome, renforçant son influence économique. Il déplaça également les populations vaincues vers Rome, notamment sur la colline de l&#8217;Aventin, intégrant ces nouveaux citoyens tout en consolidant la démographie de la ville. ⚔️ Campagnes latines Victoires sur les tribus latines et sabines, extension du territoire romain vers la côte tyrrhénienne. ⚓ Fondation d&#8217;Ostie Premier port de Rome à l&#8217;embouchure du Tibre — clé du commerce maritime et de la défense côtière. 🏛️ Fetiales Prêtres chargés de ritualiser les déclarations de guerre — Ancus respectait scrupuleusement ces formes religieuses avant toute hostilité. 🏙️ Aventin Peuplement de la colline de l&#8217;Aventin par les populations vaincues déplacées à Rome — politique d&#8217;assimilation démographique. ✦ Infrastructures &#38; Legs civique 02 Pons Sublicius · Prison Mamertine · Janicule Urbanisation de Rome Ancus Marcius est célèbre pour ses contributions à l&#8217;urbanisation de Rome. Il fit construire le Pons Sublicius, un pont en bois sur le Tibre, qui facilita les échanges commerciaux et militaires entre les deux rives. Ce pont, maintenu selon des rituels religieux stricts, symbolisait le mélange de pragmatisme et de spiritualité de son règne. Il est également crédité de la construction de la prison Mamertine (Carcer Tullianum), un cachot destiné aux prisonniers de haut rang — comme les chefs ennemis. Cet édifice reflétait une volonté d&#8217;établir un système de justice, même rudimentaire. En outre, il fortifia le Janicule, colline stratégique à l&#8217;ouest du Tibre, pour protéger Rome des invasions. ⚡ Le Pons Sublicius Premier pont de Rome sur le Tibre, le Pons Sublicius était entièrement construit en bois sans clou ni métal — tradition religieuse qui le rendait facilement démontable pour protéger Rome en cas d&#8217;invasion. Sa maintenance était confiée aux Pontifices (dont le titre vient de pons — pont — et facere — construire). ✦ Héritage religieux 03 Piété, codification des rites et figure semi-légendaire Tradition et mythe Fidèle à l&#8217;héritage de Numa, Marcius mit un point d&#8217;honneur à respecter et codifier les pratiques religieuses. Il renforça le rôle des fetiales et veilla à ce que les déclarations de guerre et les traités soient sanctifiés par des rituels, donnant une légitimité divine aux actions de Rome. Il aurait également restauré les institutions religieuses établies par son grand-père. Comme pour les autres rois de Rome, les récits sur Ancus Marcius mêlent histoire et mythologie. Certains historiens modernes suggèrent que des détails, comme la fondation d&#8217;Ostie, pourraient être anachroniques, car les preuves archéologiques d&#8217;une ville portuaire aussi précoce sont minces. Marcius mourut après environ 25 ans de règne, laissant le trône à Lucius Tarquinius Priscus. ✦ Représentation numismatique 🏛️ Denier Marcia — propagande familiale de L. Marcius Philippus RRC 425/1British Museum · 3,93 g Le denier frappé en 56 av. J.-C. par le consul Lucius Marcius Philippus est un acte de propagande familiale typique de la République tardive. L&#8217;avers porte le portrait d&#8217;Ancus Marcius, ancêtre mythique de la gens Marcia. Le revers célèbre l&#8217;Aqua Marcia, l&#8217;aqueduc construit par Quintus Marcius Rex en 144 av. J.-C. — le plus pur et le plus long des grands aqueducs romains. Ce Lucius Marcius Philippus est aussi le beau-père d&#8217;Auguste : il avait épousé Atia Balba Caesonia, nièce de Jules César et mère du futur emperor Octave. 04 Denier Marcia · Lucius Marcius Philippus 56 av. J.-C. · Rome 👑 Ancus Marcius diadémé · Statue équestre sur l&#8217;Aqua Marcia British Museum · 3,93 g ↗ Fiche 🏛 Légendes &#38; description Avers ANCVS Tête diadémée du roi Ancus Marcius à droite ; derrière la tête, un lituus (bâton augural recourbé), insigne du pouvoir religieux. Revers PHILIPPVS · AQVA(MARC) Statue équestre posée à droite sur un aqueduc à cinq arches (Aqua Marcia) ; sous les pattes du cheval, une fleur — l&#8217;arum Martialis, allusion phonétique au nom de Mars selon Babelon. La gens Marcia prétendait descendre directement d&#8217;Ancus Marcius. En choisissant ce portrait à l&#8217;avers et l&#8217;aqueduc au revers, Lucius Marcius Philippus affirmait deux choses : la noblesse ancestrale de sa famille et ses mérites civiques à travers l&#8217;œuvre hydraulique de Quintus Marcius Rex. La fleur sous le cheval est une allusion phonétique savante : l&#8217;arum Martialis dont les parfums séduisirent Junon et la rendirent mère de Mars. Références : Crawford RRC 425/1 · Babelon Marcia 28 · Sydenham 919 &#160;·&#160; ↗ Fiche LesDioscures &#160;·&#160; ↗ CRRO &#160;·&#160; ↗ British Museum ✦ Fiche numismatique liée RRC 425/1 Denier Marcia · Lucius Marcius Philippus</p>
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		<title>Numa Pompilius</title>
		<link>https://lesdioscures.com/numa-pompilius/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christopher Mérat]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 08 Apr 2015 12:21:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Personnages]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Numa Pompilius · Iconographie numismatique · LesDioscures Numa Pompilius Deuxième roi de Rome · Législateur &#38; réformateur religieux · VIIIe s. av. J.-C. Nature Personnage semi-légendaire Origine Sabine · Cures Règne 715 – 673 av. J.-C. Attributs Lituus · Laurier · Égérie Sources Tite-Live · Plutarque Numa Pompilius est une figure semi-légendaire de l&#8217;histoire romaine, dont l&#8217;existence réelle est difficile à confirmer en raison du manque de sources archéologiques ou écrites fiables pour cette période archaïque de Rome. Les récits sur Numa proviennent principalement d&#8217;historiens romains postérieurs — Tite-Live et Plutarque — qui écrivaient des siècles plus tard, mêlant faits historiques et mythologie pour glorifier les origines de la Ville Éternelle. Numa serait né à Cures, une ville sabine, et aurait été choisi comme roi après la mort ou l&#8217;apothéose de Romulus, le fondateur de Rome. Son élection reflétait un désir d&#8217;équilibre entre Romains et Sabins. Contrairement à Romulus, associé à la guerre et à la fondation militaire, Numa est présenté comme un roi pacifique, législateur et réformateur spirituel — l&#8217;archétype du roi-philosophe dans la tradition romaine. Numa Pompilius · Portrait imaginaire · Gravure ancienne · Domaine public « Numa ferma les portes du temple de Janus, et durant tout son règne il n&#8217;y eut ni guerre ni sédition. » — Tite-Live, Ab Urbe Condita, I, 19 ✦ Représentations remarquables R1 Numa et la nymphe Égérie — Peinture de Jean-Baptiste Wicar XVIIIe – XIXe siècle La tradition iconographique la plus fréquente représente Numa en compagnie de la nymphe Égérie, divinité des sources et des eaux vives, qui lui transmettait ses enseignements divins dans un bois sacré des environs de Rome. Cette scène symbolise la médiation entre le monde des hommes et celui des dieux — fondement de l&#8217;autorité religieuse de Numa. Dans ces représentations, Numa est généralement figuré en rex vénérable, revêtu d&#8217;attributs sacerdotaux, incliné vers la nymphe dans une attitude de réceptivité spirituelle. L&#8217;iconographie insiste sur la légitimité divine de ses réformes : ce n&#8217;est pas un roi qui impose ses lois, mais un sage qui les reçoit des dieux. R2 Denier républicain à l&#8217;effigie de Numa — Gens Pompeia Vers 97 av. J.-C. Sur le plan numismatique, Numa Pompilius est évoqué notamment par les magistrats de la gens Pompeia, qui revendiquaient une ascendance avec le roi légendaire. Le denier frappé par Cn. Pompeius Strabo vers 97 av. J.-C. illustre cette pratique de légitimation généalogique caractéristique de la République romaine tardive. À l&#8217;avers figure une tête laurée présentée comme l&#8217;effigie du roi-législateur, tandis que le revers illustre des scènes liées à ses réformes religieuses ou à sa fondation des institutions romaines. Cette utilisation de l&#8217;image de Numa sur les monnaies révèle combien son souvenir restait politiquement actif plusieurs siècles après son règne supposé. ✦ Attributs iconographiques 01 Les emblèmes de Numa Pompilius Numismatique · Sculpture · Littérature antique Les attributs associés à Numa dans l&#8217;iconographie antique et moderne reflètent son double rôle de roi pacifique et de grand prêtre. Ils se distinguent nettement des symboles guerriers d&#8217;un Romulus ou d&#8217;un Mars, insistant plutôt sur la piété, la sagesse et la médiation divine. 🌿 Couronne de laurier Emblème de la royauté sacrée et de la paix, associé à Apollon et aux vainqueurs apaisés. 🔱 Lituus Bâton augural courbé, insigne des augures que Numa aurait institués pour interpréter la volonté divine. 🌊 Source d&#8217;Égérie La nymphe des eaux vives, conseillère divine de Numa, symbolisée par une source dans les bois sacrés. 🏛️ Temple de Janus fermé Les portes du temple de Janus, fermées pendant tout son règne, symbole d&#8217;une paix universelle exceptionnelle. 🔥 Feu sacré de Vesta Le feu perpétuel entretenu par les Vestales, dont l&#8217;institution est attribuée à Numa ou du moins organisée par lui. 📅 Calendrier réformé L&#8217;ajout des mois de janvier et février, structurant le temps civil et religieux de Rome pour les siècles à venir. Ces attributs traversent toute la tradition iconographique liée à Numa, des monnaies républicaines aux illustrations des éditions humanistes de Plutarque à la Renaissance. Ils traduisent l&#8217;image d&#8217;un roi dont le pouvoir repose non sur les armes, mais sur la piété et le droit sacré. ✦ Réformes attribuées à Numa ⚡ Le fondateur des institutions religieuses romaines Numa Pompilius est traditionnellement crédité de la création du Pontifex Maximus, du calendrier à douze mois, des collèges sacerdotaux (Fétiaux, Saliens, Vestales) et de la distinction entre dies fasti et dies nefasti. Son règne représente, dans la tradition romaine, la transition d&#8217;une communauté guerrière vers une société structurée par les lois et les rites. Même si les historiens modernes reconnaissent le caractère largement mythologique de ces récits, ils soulignent leur rôle fondateur dans la construction de l&#8217;identité religieuse et civique romaine. 02 Réformes religieuses — Collèges sacerdotaux &#38; cultes 715 – 673 av. J.-C. (tradition) 🏛 Fondation des institutions sacrées de Rome Numa est crédité de la création du poste de Pontifex Maximus, grand prêtre chargé de superviser les rites religieux et d&#8217;interpréter les volontés divines. Ce rôle devint central dans la politique romaine des siècles suivants, jusqu&#8217;à être repris par les empereurs eux-mêmes. Il aurait également fondé plusieurs collèges sacerdotaux essentiels : les Fétiaux, responsables des relations internationales et des déclarations de guerre selon des rituels sacrés ; les Saliens, prêtres de Mars effectuant des danses rituelles armées ; et les Vestales, vierges consacrées au maintien du feu sacré de la déesse Vesta. 🏛 Institutions fondées par Numa Pontificat Pontifex Maximus Grand prêtre superviseur des rites — rôle repris ultérieurement par les empereurs romains. Collèges Fétiaux · Saliens · Vestales Trois collèges sacerdotaux structurant les relations diplomatiques, le culte martial et le feu sacré. Cultes Janus · Jupiter · Vesta Formalisation ou introduction du culte de divinités majeures de Rome. Sa relation avec la nymphe Égérie — qui lui transmettait des savoirs divins dans un bois sacré — place Numa dans une tradition de dirigeants inspirés par les dieux, comparable à Moïse recevant les tables de la Loi. Cette connexion divine servait à légitimer ses réformes et à ancrer la religion dans la vie</p>
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		<title>Vercingétorix</title>
		<link>https://lesdioscures.com/vercingetorix/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christopher Mérat]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 08 Apr 2015 11:11:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Personnages]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Vercingétorix · Iconographie numismatique · LesDioscures Vercingétorix Chef des Arvernes · Résistant gaulois · Iconographie numismatique · République romaine Nature Chef de guerre gaulois Tribu Arvernes · Gaule centrale Dates vers 82 – 46 av. J.-C. Fait majeur Siège d&#8217;Alésia · 52 av. J.-C. Monnaies Statère gaulois · Denier Hostilia Vercingétorix (vers 82–46 av. J.-C.) était un chef gaulois de la tribu des Arvernes qui mena une révolte majeure contre les forces romaines lors des guerres des Gaules de Jules César (58–50 av. J.-C.). Son nom, signifiant « grand roi guerrier » ou « roi des super-guerriers » en gaulois, reflète son rôle de leader unificateur. Né dans l&#8217;actuelle Auvergne, il était le fils de Celtillus, un chef arverne exécuté pour avoir cherché à dominer la Gaule entière. En 52 av. J.-C., Vercingétorix parvint à unir les tribus gauloises, souvent divisées, pour résister à la conquête romaine. Expulsé de Gergovie par son oncle et d&#8217;autres nobles réticents à défier Rome, il rallia les classes populaires, s&#8217;empara de la ville et fut proclamé roi. Il imposa une discipline stricte, utilisa des otages pour garantir la loyauté, et forgea des alliances avec des tribus comme les Carnutes et les Bituriges. Ses tactiques incluaient la guérilla, la politique de la terre brûlée — détruire les ressources pour priver les Romains — et le repli dans des oppida fortifiés. Statère d&#8217;or de -52 · Trésor de Pionsat, Puy-de-Dôme · Au nom de Vercingétorix · Musée d&#8217;Archéologie Nationale · Domaine public Vercingétorix remporta une victoire notable à la bataille de Gergovie, repoussant les légions de César et gagnant le soutien décisif des Éduens. Cependant, sa décision d&#8217;attaquer l&#8217;armée romaine en retraite près de Dijon aboutit à une défaite de sa cavalerie, le forçant à se replier sur Alésia. Lors du siège (septembre 52 av. J.-C.), malgré les efforts d&#8217;une coalition gauloise estimée à 100 000 hommes par César (chiffre probablement exagéré), Vercingétorix ne put briser l&#8217;encerclement. Affamés et épuisés, ses hommes furent vaincus. En octobre 52 av. J.-C., Vercingétorix se rendit à César dans un geste souvent décrit comme théâtral : selon Plutarque et Dion Cassius, il déposa ses armes aux pieds du général, bien que César lui-même, dans ses Commentarii de Bello Gallico, reste vague sur les détails. Il fut emmené à Rome, emprisonné au Tullianum pendant six ans, puis exécuté lors du triomphe de César en 46 av. J.-C. — probablement par strangulation, selon la coutume romaine. « Il déposa ses armes, il s&#8217;assit aux pieds de César — et attendit le jugement de Rome. » — Plutarque, Vie de César, XXVII · et Dion Cassius, Histoire Romaine, XL, 41 ✦ Représentations remarquables R1 Statère d&#8217;or au nom de Vercingétorix · Trésor de Pionsat 52 av. J.-C. Statère d&#8217;or au nom de Vercingétorix · 52 av. J.-C. · Trésor de Pionsat, Puy-de-Dôme · Musée d&#8217;Archéologie Nationale, Saint-Germain-en-Laye · Domaine public Ce statère d&#8217;or, issu du trésor de Pionsat (Puy-de-Dôme), est l&#8217;une des pièces les plus emblématiques de la monnayage gaulois tardif. Frappé en 52 av. J.-C. — l&#8217;année même de la révolte — il porte le nom de Vercingétorix en légende gauloise, ce qui en fait un document numismatique exceptionnel pour l&#8217;histoire de la Gaule. La figure représentée à l&#8217;avers est probablement le dieu Apollon, dont l&#8217;iconographie était couramment adaptée par les monnayeurs gaulois depuis les modèles macédoniens de Philippe II. La tête aux cheveux stylisés, rendus en lignes ondulées et perlées caractéristiques de l&#8217;art celtique, témoigne d&#8217;une réinterprétation radicale de l&#8217;influence grecque dans une esthétique résolument indigène. R2 Denier Hostilia · Lucius Hostilius Saserna · RRC 448/2a 48 av. J.-C. Denier Hostilia · Lucius Hostilius Saserna · RRC 448/2a · Argent · Rome, 48 av. J.-C. Ce denier de la gens Hostilia, frappé par le triumvir monétaire Lucius Hostilius Saserna vers 48 av. J.-C., est l&#8217;une des rares monnaies républicaines romaines à représenter un Gaulois à l&#8217;avers. La tête barbue, aux cheveux longs, avec un torque ou un casque stylisé, est interprétée par de nombreux numismates comme une référence directe aux peuples vaincus lors des guerres des Gaules. Frappé seulement quatre ans après la capitulation d&#8217;Alésia, ce denier s&#8217;inscrit pleinement dans la propagande triomphaliste de César. Le choix de représenter un Gaulois — potentiellement une allusion à Vercingétorix lui-même, alors prisonnier au Tullianum — visait à rappeler la gloire du vainqueur des Gaules à Rome, alors en pleine guerre civile contre Pompée. ✦ Attributs iconographiques 01 Les emblèmes du chef arverne sur les monnaies Monnaies gauloises · Deniers républicains L&#8217;iconographie de Vercingétorix et des Gaulois sur les monnaies antiques se déploie selon des codes visuels précis, aussi bien dans le monnayage gaulois indigène que dans les productions romaines commémorant la conquête. 🌀 Chevelure stylisée Cheveux ondulés ou perlés, hérités des modèles grecs mais réinterprétés dans un style celtique très expressif. 📿 Torque Collier rigide en métal précieux, insigne de rang et de pouvoir chez les aristocrates gaulois ; parfois visible sur les deniers romains. ⚔️ Carnyx Trompette de guerre gauloise à tête d&#8217;animal, symbole de résistance militaire, représentée au revers de certains deniers de la période. 🪙 Légende en gaulois Sur les statères au nom de Vercingétorix, la légende est gravée en caractères latins mais transcrit un nom gaulois — fait exceptionnel. 🌕 Tête d&#8217;Apollon / solaire Issu des modèles macédoniens, le type apollinien est réinterprété par les Gaulois selon une esthétique abstraite et symbolique. 🐗 Sanglier au revers Animal totem fréquent dans le monnayage arverne et gaulois, symbole de vaillance guerrière et de puissance tribale. Dans la numismatique romaine républicaine, les représentations gauloises apparaissent surtout après 58 av. J.-C., dans le sillage des Commentarii de César. Elles servent un discours de glorification de la conquête, où le Gaulois figuré — barbu, chevelure libre — incarne l&#8217;ennemi vaincu, magnifié pour mieux exalter le triomphateur. ✦ Représentation numismatique principale ⚡ Une présence exceptionnelle dans la numismatique républicaine Le denier Hostilia (RRC 448/2a) constitue l&#8217;une des rares monnaies romaines républicaines à figurer un portrait gaulois identifiable. Frappé en 48 av. J.-C. — soit</p>
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